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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 02:36



Brassens Georges,

I grew with Georges Brassens, it is to say if I am not very young any more!
J'ai grandi avec Georges Brassens, c'est dire si je ne suis plus très jeune!


C'est le seul pour qui j'ai versé une larme lors de sa disparition, c'est dire!

http://www.image.exionnaire.com/images/159.jpg



Georges Charles Brassens, né à Sète, Hérault, le 22 octobre 1921, mort à Saint-Gély-du-Fesc, Hérault, le 29 octobre 1981, est un poète auteur-compositeur-interprète français.




Biographie 

Georges Brassens est né dans un quartier populaire du port méditerranéen de Cette — le nom de la ville ne sera orthographié Sète qu’en 1928. Dans la maison familiale il est entouré de sa mère Elvira, de son père Jean-Louis, de sa demi-sœur Simone (née en 1912, du premier mariage de sa mère) et de ses grands-parents paternels, Jules et Marguerite. Sa mère, Elvira Dagrosa, dont les parents étaient originaires de Marsico Nuovo dans la région de Basilicate en Italie du sud, est une catholique d'une grande dévotion.

Son père, entrepreneur de maçonnerie, est un homme paisible, généreux, libre-penseur, anticlérical et doté d'une grande indépendance d'esprit. Deux caractères très différents, qu'une chose réunit : le goût de la chanson. D’ailleurs, tout le monde chante à la maison. Sur le phonographe : les disques de Mireille, Jean Nohain, Tino Rossi ou Ray Ventura et ses Collégiens.

Les années trente : Sète

Pour satisfaire le souhait de sa mère, Georges débute sa scolarité à quatre ans, dans l’institution catholique des sœurs de Saint-Vincent. Il en sort deux ans après pour entrer à l’école communale, selon le désir de son père. À 12 ans, il entre en sixième au collège. Georges est loin d’être un élève studieux. Il préfère les jeux, les bagarres, les bains de mer et les vacances. Afin que son carnet de notes soit de meilleure qualité, sa mère lui refuse les cours de musique. Il ignorera donc tout du solfège mais cela ne l’empêche pas d’écrire déjà des chansonnettes.

Alphonse Bonnafé

En 1936, il s'ouvre à la poésie grâce à son professeur de français, Alphonse Bonnafé, alias « le boxeur ». L’adolescent s’enhardit pour lui soumettre quelques-uns de ses bouts rimés. Loin de le décourager, l'enseignant lui conseille plus de rigueur et l'intéresse à la technique de versification et à l'approche de la rime. À la poésie et à la chanson populaire s’ajoute sa passion pour les rythmes nouveaux venus d’Amérique qu’il écoute à la TSF : le jazz. En France, Charles Trenet conjugue tout ce qu'il aime. Il sera un modèle.

« On était des brutes, on s'est mis à aimer [les] poètes. […] Et puis, grâce à ce prof, je me suis ouvert à quelque chose de grand. Alors, j’ai voulu devenir poète… »

Mauvaise réputation

Son intérêt croissant pour la poésie ne lui ôte pas le goût de faire les « 400 coups ». À maintenant 17 ans il s’implique, au printemps 1938, dans une fâcheuse aventure. Dans le but de se faire de l'argent de poche, la bande de copains dont il fait partie commet quelques larcins. Par facilité, les proches en sont les principales victimes. Jo, de son côté, subtilise bague et bracelet de sa sœur. Ces cambriolages répétés mettent la ville en émoi. Lorsque la police arrête enfin les coupables, l’affaire fait scandale. Indulgent, Louis Brassens ne lui adresse aucun reproche quand il va le chercher au poste de police. Pour saluer l’attitude de son père, il en fera une chanson : Les Quatre bacheliers « Mais je sais qu'un enfant perdu […] a de la chance quand il a, sans vergogne, un père de ce tonneau-là ». Par égard, il ne la chantera qu’après sa mort.

« Je crois qu'il m'a donné là une leçon qui m'a aidé à me concevoir moi-même : j'ai alors essayé de conquérir ma propre estime. […] J'ai tenté, avec mes petits moyens, d'égaler mon père. Je dis bien tenté… »

Pour sa part, cette mésaventure se solde, en 1939, par une condamnation d'emprisonnement avec sursis. Il ne retournera pas au collège. Il passe l’été en reclus dans la maison (il se laisse pousser la moustache). Le 3 septembre, la guerre contre l'Allemagne est déclarée. Il pourrait devenir maçon auprès de son père mais, peine perdue, il ne se satisfait pas de cette perspective. Il persuade ses parents de le laisser tenter sa chance à Paris et fuir ainsi l’opprobre qui lui colle à la peau.



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http://www.espritsnomades.com/sitechansons/brassens/brassens6.jpg






Une chanson c'est une petite fête de notes et de mots.

(Brassens)


Comme un cachalot remontant du fond des filets des mots, Tonton Georges venait reprendre souffle parmi nous entre deux chansons. Arc-bouté sur l'ancre solide de marine de la contrebasse de Pierre Nicolas, tenant sa guitare comme une bouée, il transpirait autant qu'il chantait.
Son beau sourire de gosse malicieux qui venait de faire une blague, quand les trous de mémoire faisaient des ronds sur ses chansons, sa main tendue vers le verre d'eau comme un explorateur du désert des consciences, il se dandinait ours mal assuré, toujours étonné que l'on écoute "ses vers de mirliton" et toujours prêt à remettre ses chansons au fond de sa guitare.
Ce n'était pas les larmes des anges qui soupirent mais la signature au front d'un modeste artisan, qui sur l'établi du papier aura raboté mille fois un mot jusqu'à ce qu'il sonne évident et juste. Et puis les larmes de Georges il fallait être de sa tribu de copains pour les entrevoir, et encore.
Les chats qu'il aimait tant plissent leurs yeux pour le voir réapparaître avec sa main bourrue et tendre sur leur dos. Sa pipe ne fait plus de signaux de fumée pour les Indiens survivants que nous sommes. Tout est calme au cimetière marin. Brassens est encore une fois angoissé à guetter derrière le rideau de la vie son entrée en scène, il a peur du bruit du monde encore moins libre qu'à son époque.
Et cette chaise où il posait son pied, parfois tremblant de trac, elle cherche un rempailleur au ciel.




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“C’est vrai qu’ils sont plaisants tous ces petits villages
Tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités
Avec leurs châteaux forts, leurs églises et leurs plages
Ils n’ont qu’un seul point faible et c’est d’être habités
Et c’est être habités par des gens qui regardent
Le reste avec mépris du haut de leurs remparts
La race des chauvins, des porteurs de cocardes
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part


Maudits soient ces enfants de leur mère patrie
Empalés une fois pour toutes sur leur clocher
Qui vous montrent leurs tours, leurs musées, leur mairie
Vous font voir du pays natal jusqu’à loucher
Qu’ils sortent de Paris ou de Rome ou de Sète
Ou du diable vauvert ou bien de Zanzibar
Ou même de Montcuq ils s’en flattent mazette
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part


Le sable dans lequel douillettes leurs autruches
Enfouissent la tête on ne trouve pas plus fin
Quant à l’air qu’ils emploient pour gonfler leurs baudruches
Leurs bulles de savon c’est du souffle divin
Et petit à petit les voilà qui se montent
Le cou jusqu’à penser que le crottin fait par
Leurs chevaux même en bois rend jaloux tout le monde
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part


C’est pas un lieu commun celui de leur naissance
Ils plaignent de tout cœur les pauvres malchanceux
Les petits maladroits qui n’eurent pas la présence
La présence d’esprit de voir le jour chez eux
Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire
Contre les étrangers tous plus ou moins barbares
Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part


Mon Dieu qu’il ferait bon sur la terre des hommes
Si l’on n’y rencontrait cette race incongrue
Cette race importune et qui partout foisonne
La race des gens du terroir, des gens du cru
Que la vie serait belle en toutes circonstances
Si vous n’aviez tiré du néant ces jobards
Preuve peut-être bien de votre inexistence
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part”


(Georges Brassens, Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part)

 

 

 


 

 



http://i127.photobucket.com/albums/p154/Az_1_Promo/GeorgesBrassens.jpg













Les passantes




Supplique pour être enterré...




Il N'y a Pas D'Amour Heureux




auprés de mon arbre




Le vieux Léon




Au bois de mon coeur




Cupidon s'en fout (live)











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commentaires

mba dissertation 16/12/2009 12:24


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