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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 02:30

 

 

 

Nous avons débuté la biographie des poètes français avec Villon, voici un quasi contemporain de ce maraud de François en la personne de...

 


Clément Marot

 

http://appleminis.files.wordpress.com/2009/12/clement-marot1.jpg





 

Clément Marot, né à Cahors pendant l’hiver 1496-1497 et mort en 1544 à Turin est un poète français.

Il fut un des premiers grands poètes classiques français et le protégé de Marguerite de Navarre, sœur du roi de France François Ier.


Enfance et formation 

Comme l’écrit Frank Lestringant, « Il faut prendre garde à ne pas prendre pour argent comptant toutes les données biographiques présentes dans l’œuvre. Il peut s’agir d’une fiction narrative montée de toutes pièces ».

Clément Marot est né à Cahors, d’une mère gasconne et d’un père originaire de Caen, Jean des Marets dit Marot. Ce Jean des Marets était marchand, mais, à la fin de l’année 1505 il fut révoqué par sa corporation. Il quitta alors la région du Quercy et se mit à écrire des vers. Comme ces vers plurent à Michelle de Saubonne, femme du seigneur de Soubise, il fut présenté à la reine Anne de Bretagne. Il fut bien reçu et devint un des poètes favoris de Louis XII, qu’il accompagna en Italie.

Il plaça son fils Clément, qui avait été écolier à Paris, comme page chez Nicolas de Neufville, seigneur de Villeroy, dans la maison duquel le jeune homme demeura peu. Très vite le jeune Clément Marot composa lui aussi des vers.


Marguerite de Navarre 

Dès 1513, il passa en qualité d' homme de chambre au service de Marguerite de Navarre, duchesse d’Alençon, sœur de François Ier. Ce monarque, sachant combien elle aimait la poésie, lui fit présenter Marot par le seigneur de Pothon. S’il faut en croire le dernier éditeur de ses œuvres, Nicolas Lenglet-Dufresnoy, le poète osa aspirer aux faveurs de Diane de Poitiers et même de Marguerite de Valois, liaison que plusieurs écrivains, entre autres Laharpe, ne mettent pas en doute. Mais rien n’est moins prouvé ; et l’abbé Claude-Pierre Goujet assure que ces amours sont de pure invention. Marot, en effet, eut les plus grandes difficultés à se faire inscrire sur l’état de la maison de la princesse, au point qu’il s’en plaint dans sa huitième ballade.


François Ier 

Quoi qu’il en soit de cette liaison, le poète suivit François Ier à Reims et à Ardres en 1520, et le duc d'Alençon au camp d’Attigny, où ce prince, en 1521, était à la tête de l’armée française.

Il traduit Virgile et Lucien. Dès 1515, il offre au nouveau roi, François Ier, un recueil intitulé, Le Temple de Cupido, fait par Maistre Clément Marot, facteur de la Royne. En 1517 ou 1518, il adresse au Roi une Petite Epistre.

En 1521, il se trouva à l’armée du Hainaut que François Ier commandait en personne ; et on le voit en 1525 à la bataille de Pavie, où il fut blessé au bras et fait prisonnier.

La prison 

De plus grandes infortunes l’attendaient en France ; il y était revenu, comptant peut-être un peu trop sur la protection de la cour, où son talent, la politesse de ses manières et l’enjouement de sa conversation l’avaient mis en crédit. Marot, libertinChâtelet où il fut enfermé en 1525. Il proteste, dans son Épître à l’inquisiteur Bouchard, qu’il n’était ni luthérien, ni zuinglien, ni anabaptiste. d’esprit et de cœur, peu réservé dans ses propos et frondant ouvertement les observances ecclésiastiques, donnait prise à ses ennemis. On l’accusa d’être imbu des nouvelles opinions ; il a des sympathies marquées pour la Réforme et pour Luther. Il est arrêté, accusé d’hérésie et conduit dans les prisons du

Après la mort du duc d’Alençon en 1525, on a rapporté qu’il se serait vengé d’une femme aimée, une certaine Isabeau, en publiant Élégie Iere à une Dame. Celle-ci, piquée de l’indiscrétion de son amant ou de ses satires, se serait vengée à son tour et dénoncé pour avoir mangé du lard pendant le Carême. Mais la délation mise au compte d’une femme, Luna ou Ysabeau, relève de la satire misogyne la plus traditionnelle et rappelle une nouvelle fois Villon (F. Lestringant). Un pareil conte semble peu croyable. Il paraît pourtant que ce fut une dame qui le dénonça, si l’on en juge par ces vers, où il raconta lui-même son aventure.  Vainement protesta-t-il de la pureté de sa foi, et réclama-t-il l’intérêt de ses maîtres et de ses protecteurs. La seule grâce qu’il obtint fut d’être transféré en 1526 des prisons du Châtelet dans celles de Chartres, moins obscures et plus saines que celles de Paris ; les visites des personnes les plus considérables de la ville adoucirent un peu les ennuis de sa captivité. Ce fut là qu’il composa son poème, l’Enfer, description satirique du Châtelet, et invective contre les abus des gens de justice. 

Il y retoucha aussi le Roman de la Rose, en substituant des phrases connues à celles qui avaient vieilli. Il peut sortir de prison[6], grâce à son ami Lyon Jamet, et à l’évêque de Chartres, Louis Guillard. Pour remercier son ami, il écrit Epistre à son amy Lion.


  Cliqez ici pour lire la source

 

  • Clément MAROT   (1497-1544)

 

 

  Cliqez ici pour lire la source

 

 

 

 

  La mise en vers des psaumes

 

 


Marot entreprend la mise en vers (ou paraphrase) des psaumes, sans doute vers 1531, dans le but de remplacer « les chansons mondaines et sales » par le chant des psaumes. Il est sans doute influencé par Marguerite de Navarre et par ses affinités avec l'humanisme et la Réforme. Il met les psaumes en vers et en rimes pour qu'ils soient mémorisés facilement. Il les organise en strophes pour qu'ils puissent être chantés.

En 1539, il offre au roi François Ier le manuscrit des trente premiers psaumes. Des musiciens les mettent en musique sur des mélodies connues et des airs profanes. Le succès est considérable à la cour et dans toute la France.

En 1542, réfugié à Genève auprès de Calvin et encouragé par lui, Marot reprend la traduction des psaumes. À sa mort en 1544, il aura versifié 49 psaumes. Calvin charge Théodore de Bèze de poursuivre l'œuvre de Marot et de terminer la paraphrase des 150 psaumes de la Bible.

Calvin fait composer ou adapter par les chantres successifs de Genève des mélodies qui conviennent pour le chant des psaumes en Église. En 1562 paraît à Genève le recueil officiel des 150 psaumes sous le titre Les pseaumes de David. Ce psautier connaît une impressionnante diffusion. Il contribue à façonner l'identité réformée. Ce sera un signe de ralliement et même un chant de guerre dans les tribulations du peuple protestant français.

 

Le poète

 

L'œuvre de Marot est entièrement en vers. Il s'agit surtout de poésies profanes, notamment les Opuscules (comprenant le poème L'Enfer), les Élégies, les Épîtres (au roi, et à des grands personnages), les Épigrammes, les Complaintes de l'adolescence.

Ses œuvres religieuses ne se limitent pas aux psaumes : Marot a notamment mis en vers le Cantique de Moïse, Le Cantique de Siméon et des Oraisons parmi lesquelles figurent les Commandements de Dieu (les dix commandements) et l'Oraison de Notre Seigneur Jésus Christ (Notre Père).

Clément Marot, par l'étendue de son inspiration, par sa veine poétique et raffinée et son style clair et pittoresque est aussi un précurseur de la Pléiade, le grand mouvement littéraire de la Renaissance française.

Clément Marot, début du psaume IX :
« De tout mon cœur t'exalteray
Seigneur, et si raconteray
Toutes tes œuvres nompareilles,
Qui sont dignes de grans merveilles. »

 

Voir ici

 

 

 

 


 

 

La diversité de son talent:

Poète savant, sans prétendre à l'érudition, comme les poètes de la Pléiade, Marot connaît bien l'antiquité latine. Son Enfer est un catalogue mythologique plein de réminiscences virgiliennes. Mais il n'oublie ni le Roman de la Rose qu'il adapte dans son Temple de Cupido ni Villon, qu'il édite en 1533.
Poète
de l'amour, comme tous ceux de son siècle, homme du monde à l'exquise courtoisie qui exprime avec l'emphase nécessaire la beauté de la grande amie, de la belle dame, et la ferveur d'un sentiment presque toujours idéal et platonique, il chante ainsi le Partement d'Anne.

Mais il fut aussi un écrivain religieux très sincère qui renonça à la carrière confortable et brillante de poète de cour, de flatteur aimable et choyé du roi, pour rejoindre les indisciplines et les réformés en un exil volontaire et définitif. C'est avec une parfaite humilité qu'il s'est consacre à la traduction des Psaumes, composant ainsi des chants populaires que les protestants adoptèrent dans leurs églises dès 1542.

En fait, Marot est avant tout un poète de circonstance: c'est là sa véritable originalité, et l'explication de la variété de sujets et de tons dans sa poésie.

Il n'a jamais été si personnel, si original, si indépendant, que dans les innombrables poèmes écrits sous la pression des événements, dans une intention bien définie: être délivré de prison, obtenir une faveur, de l'argent, un cheval... Il a créé et porté à sa perfection le genre de l'épître familière, comme Ronsard a illustré l'ode, du Bellay le sonnet et, au siècle suivant, La Fontaine la fable. Chaque épître à son unité propre, sa composition, ses images, son style.

Cette Épître au Roi pour Marot malade à Paris fut écrite lorsque Marot, en avril 1531, était atteint de la peste. Son valet de chambre venait de lui voler l'argent donné par le roi. Jamais il ne s'est montré conteur plus vif, inattendu, plaisant, que dans le récit de ses mésaventures. Jamais personne n'a si bien su voiler, sous le rire et la fantaisie, une mélancolie profonde. Jamais aussi on n'a mêlé à l'expression d'une telle mélancolie le badinage subtil qui amène adroitement une prosaïque demande d'argent.

 

Suivez le guide!









Biographie de Clément Marot

Précurseur de la Pléiade, Clément Marot est le poète officiel de la cour de François 1er. Formé par son père qui fut l'un des auteurs favoris de Louis XII, le jeune homme est d'abord placé comme page chez Nicolas de Neufville où il commence à écrire ses premiers vers. En 1513, il devient homme de chambre pour Marguerite de Navarre, soeur de François 1er, alors duchesse d'Alençon. Traducteur de Virgile et Lucien, le poète offre un recueil intitulé 'Le Temple de Cupido' au tout nouveau roi. Avec un deuxième ouvrage dédicacé à François 1er en 1517, le poète devient l'un des protégés de la cour. Pourtant, dans la France de l'Inquisition, l'esprit libertin de Marot ne tarde pas à être réprimandé. Ses sympathies pour Luther et la Réforme lui valent plusieurs années de cachot à la prison du Chatelêt à partir de 1525. C'est dans l'insalubrité de sa geôle parisienne qu'il rédige 'L' Enfer', description satirique du Chatelêt et pamphlet contre les abus des gens de justice. De 1526 à 1532, le poète écrit plusieurs épîtres en hommage à la famille royale. En récompense, l'auteur obtient la liberté et une dotation de cent écus d'or. A la suite des affrontements entre catholiques et protestants et à la réprobation de François 1er, Marot s'exile en Italie, à FerrareVenise. L'auteur de la versification des psaumes retrouve la France et son statut de poète officiel de la cour en 1537. Mais une nouvelle accusation d'hérésie suite à la réédition de 'L' Enfer' le pousse à s'exiler de nouveau, d'abord à Genève, puis à Turin où le poète décède en 1544. Auteur d'une oeuvre essentiellement profane, Clément Marot a écrit de nombreux ouvrages parmi lesquels on peut citer : 'Opuscules', 'Elégies', 'Epîtres', Epigrammes' et 'Complaintes de l'adolescence'.

 

Cliquez ici pour lire la source

 

 

 

 

 

 

 

voir sur Evene.fr

© crédits photographiques RMN

 

 

 

 

 

Biography

Marot was born at Cahors, the capital of the province of Quercy, some time during the winter of 1496-1497. His father, Jean Marot (c. 1463-1523), whose more correct name appears to have been des Mares, Marais or Marets, was a Norman from the Caen region and was also a poet. Jean held the post of escripvain (a cross between poet laureateAnne of Brittany, Queen of France. Clément was the child of his second wife. The boy was "brought into France" — it is his own expression, and is not unnoteworthy as showing the strict sense in which that term was still used at the beginning of the 16th century — in 1506. He appears to have been educated at the University of Paris, and to have then begun studying law. Jean Marot instructed his son in the fashionable forms of verse-making, which called for some formal training. and historiographer) to

It was the time of the rhétoriqueurs, poets who combined stilted language with a fondness for the allegorical manner of the 15th century and the most complicated and artificial forms of the ballade and the rondeau. Clément began as a "rhétoriqueur," though he later helped overthrow this style. He wrote panegyrics to Guillaume Cretin and translated Virgil's first eclogue in 1512. He soon gave up the study of law and became page to Nicolas de Neuville, seigneur de Villeroy, which led to his introduction into court life. The house of Valois, which would hold the throne of France for the greater part of a century, was devoted to literature.

As early as 1514, before the accession of King Francis I, Clément presented to him his Judgment of Minos, and shortly afterward he was either styled or styled himself facteur (poet) de la reine to Queen Claude. In 1519 he was attached to the suite of Marguerite d'Alençon, the king's sister, (later to become Marguerite de Navarre), a great patron of the arts. He was also a great favourite of Francis himself, attended the Field of the Cloth of Gold in 1520, and duly celebrated it in verse. In the next year he was at the camp in Flanders, and wrote of the horrors of war.

Marot, like most of Marguerite's literary court, was attracted by her grace, her kindness, and her intellectual accomplishments, but there is no grounds for thinking that they had a romantic relationship. During this time his poetic style began to change, becoming much less artificial. Some of his poems praise a lady named "Diane", whom some have identified with Diane de Poitiers, but there is little support for this theory, because 16th-century poets always referred to real women under pseudonyms.

In 1524, Marot accompanied King Francis on his disastrous Italian campaign. The king was taken prisoner at the Battle of Pavia, but there are no grounds for supposing that Marot was wounded or shared the king's fate, and he was back in Paris again by the beginning of 1525. However, Marguerite for intellectual reasons, and her brother for political, had until then favoured the double movement of "Aufklärung", partly humanist, partly reforming, which distinguished the beginning of the century. Formidable opposition to both forms of innovation now began to appear, and Marot, never particularly prudent, was arrested on a charge of heresy and lodged in the Grand Châtelet in February 1526. This was only a foretaste of his coming trouble, and a friendly prelate, acting for Marguerite, arranged his release before Easter. The imprisonment caused him to write a vigorous poem entitled Enfer (hell), later imitated by his friend Etienne Dolet. His father died about this time, and Marot seems to have been appointed in Jean's place as valet de chambre to the king. He was certainly a member of the royal household in 1528 with a stipend of 250 livres. In 1530, probably, he married. The following year he was once again in trouble, this time for attempting to rescue a prisoner, and was again released, this time after Marot wrote the king one of his most famous poems, appealing for his release.

In 1532 he published (it had perhaps appeared three years earlier), under the title of Adolescence Clémentine, the first printed collection of his works, which was very popular and was frequently reprinted with additions. Unfortunately, the poet's enemies ensured that Marot was implicated in the 1534 Affair of the Placards, and this time he fled. He passed through Nérac, the court of Navarre, and made his way to Renée, duchess of Ferrara, a supporter of the Protestant Reformation in France--as steadfast as her sister-in-law Marguerite, and even more efficacious, because her dominions were outside France. At Ferrara his work there included the celebrated Blasons (a descriptive poem, improved upon medieval models), which set all the verse-writers of France imitating them. The blason was defined by Thomas Sibilet as a perpetual praise or continuous vituperation of its subject. The blasons of Marot's followers were printed in 1543 with the title of Blasons anatomiques du corps féminin.

Duchess Renée was not able to persuade her husband, Ercole d'Este, to share her views, and Marot had to leave Ferrara. He went to Venice, but before very long Pope Paul III remonstrated with Francis I on the severity with which the Protestants were treated, and they were allowed to return to Paris on condition of recanting their errors. Marot returned with the rest, and abjured his heresy at Lyon. In 1539 Francis gave him a house and grounds in the suburbs.

It was at this time that his famous and influential translations of the Psalms appeared. Each courtier identified his or her favorite psalms, and the poems were sung in the court and in the city. It is said, probably with exaggeration, that these translations did more than anything else to advance the cause of the Protestant Reformation in France. Marot's translations of the Psalms continued to be sung for centuries by Protestant congregations.

At the same time Marot engaged in a literary quarrel with a lesser poet named Sagon, who represented the reactionary Sorbonne. Half the verse-writers of France aligned themselves as Marotiques or Sagontiques, and a great deal of versified abuse was exchanged. Victory, as far as wit was concerned, remained with Marot, but his biographers suggest that a certain amount of ill-will was created against him by the squabble, and that, as in Dolet's case, his subsequent misfortunes were partly the result of his own rashness.

He edited the works of his fellow poet François Villon.

The publication of the Psalms gave the Sorbonne the opportunity to condemn Marot. In 1543 it was evident that he could not rely on the protection of Francis. Marot accordingly fled to Geneva; but the stars were now decidedly against him. He had, like most of his friends, been at least as much of a freethinker as a Protestant, and this was fatal to his reputation in the austere city of Calvin. He again had to flee, and made his way into Piedmont, and he died at Turin in the autumn of 1544.

 

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LIENS

 

 

 

 

marot.jpg (26535 octets) Outre le sonnet, qu'il a contribué à imposer, Clément Marot est l'inventeur d'un jeu littéraire : le blason. Blasonner, initialement, consiste à détailler et expliquer les armoiries d'un écu. Ici, les poètes rivalisent en chantant à leur tour telle ou telle partie du corps féminin...

 

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 texte à écouter ici!
De soy-même

Plus ne suis ce que j'ai été
Et plus ne saurai jamais l'être
Mon beau printemps et mon été
Ont fait le saut par la fenêtre
Amour tu as été mon maître
Je t'ai servi sur tous les dieux
Ah si je pouvais deux fois naître
Comme je te servirais mieux

 

 

 

 

 

 






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