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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 02:30

Fichier:Männlichen.jpg
Panorama depuis le Männlichen : Eiger, Mönch et Jungfrau (de gauche à droite)

 

 

L’Eiger est un sommet individualisé des Alpes situé entièrement en Suisse dans le massif des Alpes bernoises. Son nom, attesté en 1252, ne signifie pas l'« ogre » contrairement aux idées reçues mais plus probablement « le grand épieu ». La confusion est due à la face nord qui a tué plusieurs personnes . Cette dernière, la plus grande face des Alpes avec 1 600 m de hauteur , presque totalement verticale ou déversante, fut considérée comme un des trois derniers grands problèmes des Alpes, avec les faces Nord du Cervin et des Grandes Jorasses.


Le versant Nord  

La face nord (en réalité plutôt nord-ouest) est réputée pour sa difficulté. Le dénivelé est d'environ 1 650 mètres.

La première tentative sérieuse a été entreprise le 17 juillet 1934 par trois alpinistes originaires de Saxe, Willy Beck, Kurt et Georg Löwinger, qui ont atteint le 19 juillet l'altitude de 2 900 mètres. Ils ont dû interrompre leur tentative à la suite d'une chute de Willy Beck.

Les deux alpinistes de Munich Karl Mehringer et Max Sedlmayr ont commencé leur tentative le 21 août 1935 et sont morts cinq jours plus tard dans une tempête de neige. Le point auquel ils ont été aperçus pour la dernière fois depuis la vallée au moyen de jumelles fut par la suite nommé le « bivouac de la mort ».


La face Nord rappelle également le souvenir tragique de la mort de Toni Kurz, Andreas Hinterstoisser, Edi Rainer et Willy Angerer en 1936. Après que Hinterstoisser a réussi à vaincre un passage très difficile (la traversée Hinterstoisser), les quatre ont retiré la corde, ce qui leur a coupé ensuite toute possibilité de retraite. Lorsqu'ils ont dû rebrousser chemin à la suite d'une blessure consécutive à une chute de pierres, ils ont entamé une descente mortelle : Toni Kurz est mort le dernier à trois mètres au-dessus des sauveteurs, un nœud étant coincé dans le mousqueton. Ses dernières paroles ont été : « Ich kann nicht mehr » (« Je ne peux plus »).


La première ascension a été réalisée du 21 juillet au 24 juillet 1938 par une cordée austro-allemande avec Heinrich Harrer, Anderl Heckmair, Fritz Kasparek et Ludwig Vörg. En fait deux cordées se sont retrouvées pendant l'ascension (les Autrichiens Kasparek et Harrer d'une part, les Allemands Heckmair et Vörg d'autre part). Cette réunion n'avait aucun caractère politique (les quatre s'étaient rejoints, satisfaits d'avoir survécu à une avalanche dans l'Araignée), mais le régime national socialiste y vit alors un symbole de l'Anschluss, qui venait d'avoir lieu le 13 mars 1938, et cette première fut exploitée par la propagande nazie.

La première hivernale a été réalisée en 1961 par Toni Hiebeler, Walter Almberger, Anderl Mannhard et Toni Kinshofer. L'hiver suivant une cordée italienne, menée par le tyrolien Armando Aste réussit également l'ascension.

La première ascension en solitaire a été réalisée par le Suisse Michel Darbellay en 1963.

La directissime de l'Eiger a été réussie en mars 1966 par deux équipes, au départ distinctes, qui ont ensuite uni leurs efforts pour réussir cette directissime appelée voie John Harlin. Une équipe anglo-américaine composée de John Harlin, Dougal Haston et Layton Kor et une équipe allemande avec Jorg Lehne, Gunther Strobel, Robert Votteler, Sigi Hupfauer, Karl Kolikow et Rolf Rozenzopf. L'Américain John Harlin trouva la mort à la suite d'une rupture de corde dans l'assaut final[2].

En 1968, Reinhold Messner a réussi la première ascension du pilier nord.

En 1974, Peter Habeler et Reinhold Messner ont réussi l'ascension la plus rapide (10 heures). Ce record pour une cordée tient toujours.

En 1978, Tsunéo Hasegawa et Ivano Ghirardini, réussissent successivement la première et la deuxième hivernales en solitaire de la face Nord, à un jour d'intervalle. Ceci dans le cadre des premières trilogies hivernales solitaires des trois grandes faces nord des Alpes (Cervin, Grandes Jorasses, Eiger)

Des ascensions en solitaire encore plus rapides (moins de cinq heures) ont suivi : en 1983 Thomas Bubendorfer et aussi Reinhard Patscheider. Le record a été battu en 2003 par le tyrolien du sud Christoph Hainz (4½ heures). En 2007, Ueli Steck, alpiniste suisse allemand de renom, a une fois de plus haussé le niveau et réalisé l'ascension en 3 h 54 minutes. En février 2008, le même Ueli Steck prouve une fois de plus qu'il est un des plus grands alpinistes de tous les temps en pulvérisant son propre record de 67 min pour le ramener 2 h 47 minutes. Afin de battre son propre record, Ueli Steck aura perdu 5 kg en 12 mois et allégé son sac de 3 kg prouvant à quel point quelques kilos peuvent être importants à ce niveau.

La face nord est marquée de plusieurs catastrophes : celle de 1936 mais aussi celle de Claudio Corti (seul survivant d'une cordée comprenant Stefano Longhi, Günther Nothdurft et Franz Mayer en 1957). Une cordée de quatre alpinistes de République démocratique allemande (en 1967) a connu également une issue tragique.

 


Lire la source

 

Les voies de la face nord!

 

Face nord de l'Eiger  

  • première : 21 juillet 1938 au 24 juillet 1938 par Anderl Heckmair, Ludwig Vörg, Heinrich Harrer et Fritz Kasparek.
  • première hivernale : 1961 par Toni Hiebeler, Walter Almberger, Anderl Mannhard et Toni Kinshofer. Seconde hivernale en 1962 par une cordée italienne menée Armando Aste
  • première solitaire : 1963 par le Suisse Michel Darbellay
  • directissime (Voie Harlin) : mars 1996 par John Harlin qui y trouva la mort), Dougal Haston et Layton Kor
  • record de vitesse en cordée : 1974, Peter Habeler et Reinhold Messner en 10 heures
  • première hivernale solitaire  : 1978, Tsuneo Hasegawa suivi le lendemain par Ivano Ghirardini
  • record de vitesse en solitaire : 1983 par Thomas Bubendorfer en 5h - 2003 par le tyrolien du sud Christoph Hainz en 4½ heures - En 2007, le suisse Ueli Steck, en 3 h 54, puis en 2 h 47 en février 2008

Les voies 

de 1932 à1969: 1= Voie Lauper
2= Voie Heckmair
3= Directissime Harlin
4= Pilier nord voie polonaise
5= Pilier nord voie Messner
6= Directissime japonaise

de 1970 à 1988
7= direct du pilier ouest
8= Voie tchèque
9= voie tchèque II
10= Les Portes du Chaos
11= Westgrat (direkt, 30.07.1980), 12= Nordverschneidung
13= voie Knez
14= Voie Ochsner-Brunner
15= Directissime idéale
16= Spit verdonesque édenté
17= Directissime Piola-Ghilini
18= Hiebeler-Gedächtnisweg
19= Voie Slovène
20= Eigersanction
21= Gelber Engel
22= Löcherspiel



de 1991 à 2007:

23= Métanoïa
24= Le Chant du Cygne
25= Yeti
26=Symphonie de liberté
27= La vida es silbar
28= Deep Blue Sea
29= The Young Spider
30= Griff ins Licht
31= Directissime russe
32= Magic Mushroom
33=Paciencia

 

 

 

http://www.mountainfilm.com/2003/download/fotos/Eiger-Nordwand%2001.jpg

 

Le film sur la tentative des alpinistes Toni Kurz, Andreas Hinterstoisser, Edi Rainer et Willy Angerer en 1936



Pendant l'été 1936, deux militaires bavarois se lancent à l'assaut de la face Nord("Nordwand " de l'Eiger, réputée l'une des plus inaccessibles du massif des Alpes bernoises. Une équipe autrichienne, constituée de membres du parti nazi allemand, les talonne afin d'être la première au sommet, jusque-là inviolé. L'évènement est couvert par les journalistes, mais les conditions météorologiques vont se dégrader. Le péril grandit, la montagne réclame ses corps...

 

 


 

Aufstieg Nordostgrat (A) am 10.9.1921 durch Yuko Maki, Fritz Amatter, Samuel Brawand, Fritz Steuri

Lauperroute (B) am 20.8.1932 durch Hans Lauper, Alfred Zürcher, Joseph Knubel, Alexander Graven

Nordwand Normalroute (C) am 21-24.7.1938 durch Fritz Kasparek, Heinrich Harrer, Andreas Heckmair, Ludwig Vörg

Nordwand Normalroute im Winter am 6.-12.3.1961 durch Toni Kinshofer, Toni Hiebeler, Anderl Mannhardt, Walter Almberger

Nordwand Normalroute im Alleingang am 2.-3.8.1963 durch Michel Darbellay

Nordwand im Abstieg am 27.-31.12.1963 durch Paul Etter, Ueli Gantenbein, Sepp Henkel

John Harlin-Nordwandroute (D) am 23.2.-25.3.1966 durch Dougal Haston, Siegfried Hupfauer, Jörg Lehne, Günther Strobel, Roland Votteler

Sommerdiretissima (E) am 15.7.-15.8.1969 Durch Michiko Imai, Takio Kato, Yasuo Kato, Saturo Neghisi, Susumo Kubo, Hirofumi Amano

Winterdiretissima am 20.-25.1.1970 durch Peter Jungen, Hans Müller, Otto von Allmen, Max Dörfliger, Hans Peter Trachsela20.-

 

Suivez le guide!

 



 

 

LIENS

 

 

 

EIGERWAND

BOITE À SOUVENIRS

 


Voir ici l'article sur le film!

 

 

 

 

 

 

http://www.bergnews.com/service/Eiger-Nordwand/13-eiger-kasparek-eisfeld.jpg

Die Wand - Meisterprüfung der Bergsteigergilde

Die Geschichte der Eiger-Nordwand

Von Uli Auffermann

Voir ici in Deutch!

 

 

 

 

Jacques Perrin

Le Blog de Jacques perrin

"Il n'y a pas d'autobiographie : la vie ne s'écrit pas. Elle se vit. Ecrire la vie, c'est la revivre autrement, selon d'autres perspectives. Destins croisés. Rencontres. Instantanés. Territoires du goût. Archipels à explorer."

Retour à l'Eiger !

 

 

Drame dans la face Nord de l'Eiger - Vidéo -

Lire la source ici


  Dans les années 1930, la conquête de l’Eiger était considérée comme le « dernier grand problème des Alpes ».
   Neuf alpinistes, dont l’Allemand Toni Kurz et trois de ses collègues, trouvèrent la mort dans les tentatives qui précédèrent la première ascension de la paroi nord, réalisée il y a septante ans. Le film « Nordwand », qui retrace ce drame, va sortir en octobre. Regard dans les coulisses.

   Au cours de l’été 1936, les Allemands Toni Kurz et Andi Hinterstoisser, deux chasseurs alpins, se rendent à Grindelwald pour vaincre la paroi nord de l’Eiger. Durant l’ascension, ils rencontrent les Autrichiens Willy Angerer et Edi Rainer. Alors que les deux cordées progressent sans encombre, un drame se prépare. Willy Angerer est blessé au front par une pierre qui tombe, puis un changement de temps oblige les quatre alpinistes à rebrousser chemin.

 

  Seul Toni Kurz survit aux avalanches qui déferlent. A moitié gelé, il passe encore une nuit dans la paroi. Le lendemain, alors que l’équipe de secours, en action depuis plusieurs heures, n’a plus que 5 mètres à gravir pour le rejoindre, un noeud qui se coince dans son mousqueton lui est fatal. « Je n’en peux plus », dit-il avant d’expirer.

  Son décès est un des événements les plus dramatiques de l’alpinisme. Hormis les moments vécus par les sauveteurs auprès de lui, les circonstances de cette tragédie sont demeurées obscures et ont donné lieu à plusieurs interprétations.

 

   Une première qui date de septante ans Après la première ascension de l’Eiger, il y a cent cinquante ans (voir Les Alpes, 7/2008), il fallut attendre les années 1930 pour voir les alpinistes – notamment allemands, autrichiens et italiens – convoiter la paroi nord. Trois grimpeurs allemands ouvrirent les feux en 1934, mais durent abandonner leur tentative à 2900 mètres d’altitude. Dans les quatreans qui suivirent, neuf personnes y trouvèrent la mort. En 1936, le canton de Berne en interdit même brièvement l’accès. La cordée austro-allemande composée d’Anderl
   Heckmair, Ludwig Vörg, Heinrich Harrer et Fritz Kasparek fut la première à vaincre cet à-pic de 1800 mètres de haut. Son succès fut utilisé à des fins de propagande par le régime nazi.(Source : Rainer Rettner, Eiger – Triumphe und Tragödien 1932–1938, Editions AS) sur eux. 
   Un film a été réalisé à ce sujet et sortira en octobre1. Intitulé Nordwand (Paroi nord) et mis en scène par l’Allemand Philipp Stölzl, il s’agit d’une coproduction germano-austro-suisse. L’oeuvre, qui a coûté 7,5 millions d’euros, a été tournée au cours de ces deux dernières années, principalement sur le « site d’origine ».

 

 


 

CRITIQUES DE LIVRES

http://www.masse-fr.com/critiques


EIGERWAND/COMBATS POUR L'EIGER, par Toni Hiebeler
LA FACE NORD DE L'EIGER, par Heinrich Harrer

 






 

 

 

Allez visiter le site "mesimages" pour voir de magnifiques photos !

c'est ici: http://www.mesimages.ch/...

 

http://www.mesimages.ch/images/jungfrau-region/14-IMG_3918.JPG

"Une vue de la paroi nord de l'Eiger culminant à 3'970m .... Cette image est l'une des 3 qui composent le panorama présenté en bas de page. Une paroi rocheuse fascinante inspirant le respect et la crainte aux alpinistes ...". Extrait


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