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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 02:30


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Téhéran (en persan : تهران, TehrānPrononciation du titre dans sa version originale), prononcé tʰehˈɾɒn (API), est la capitale de l'Iran. Située au nord du pays, au pied des monts Alborz, la ville donne son nom à la province dont elle est également la capitale. Téhéran a vu sa population multipliée par quarante depuis qu'elle est devenue la capitale suite au changement de dynastie de 1786, soit 7 705 036 habitants en 2006, tandis que l'agglomération regroupe 13 500 000 habitants en 2008. La ville possède un métro (4 lignes en 2008) et un dense réseau autoroutier.

Cette croissance très importante de Téhéran est principalement due à l'amélioration des conditions de vie ainsi qu'à l'attraction exercée sur les habitants des provinces. Elle a connu une forte accélération à partir de 1974, suite à la forte hausse du prix du pétrole lors du premier choc pétrolier. Les banlieues de la ville ont alors cru très rapidement ; finalement la pression immobilière a eu raison de la politique de développement urbain fixée en 1969.

Téhéran accueille près de la moitié de l'activité industrielle du pays : industrie automobile, équipements électriques et électroniques, armement, textiles, sucre, ciment et produits chimiques. La ville et son bazar sont le pôle de commercialisation des tapis et meubles produits dans l'ensemble du pays.


Fichier:Panorama 1.jpgPanorama de la ville


Étymologie du nom de la ville  

L'origine du nom de Téhéran est encore discutée, et plusieurs interprétations sont disponibles. Une des étymologies populaires est que le nom de la ville viendrait de Tah + rān, qui signifie « celui qui chasse ou qui pousse (les gens) » ou « qui creuse » . Pour le Général Albert Houtum-Schindler, il s'agit d'une dérivation du terme Tir-ān, basé sur l'élément Tir. Cet élément a le sens de « plaine, plain désertique », qui est rapproché de Shemrān par Schindler  . L'historien et linguiste Ahmad Kasravi a la même idée et oppose Tahrān, « endroit chaud » à Shemrān, « endroit froid » . L'orientaliste Vladimir Minorsky propose de son côté une autre explication en se fondant sur la signification de tah qui signifie « fond, profondeur » dans des dialectes iraniens, qui serait associé au nom de la ville de Ray, ce qui voudrait dire que Téhéran signifie « qui est derrière Ray » . Xavier de Planhol, professeur émérite de géographie, souligne dans l'Encyclopædia Iranica que ces propositions semblent conjecturelles et qu'il est vain de chercher l'origine du nom de la ville. Même l'orthographe de son nom a changé, puisque avant le XXe siècle, Téhéran s'écrivait avec un alors qu'elle s'écrit maintenant avec , qui est censé mieux représenter la prononciation de ses habitants.

Carte de Téhéran en 1996.

Situation et site



Téhéran est située dans une plaine qui descend en pente vers le Sud au pied des monts Alborz. La ville a une altitude de 1 100 m au Sud et 1 200 m au centre à 1 700 au Nord. La ville et ses banlieues couvrent une superficie de 86 500 ha.

La fondation de la ville s'est initialement circonscrite à la limite de deux zones qui ont les caractéristiques des plaines : la zone haute est composée de graviers grossiers et perméables, et la zone basse est composée de dépôts alluviaux plus fins et plus imperméables. La zone où est construite Téhéran fait la transition entre le désert stérile (kavir) et la chaine montagneuse de l'Alborz.

La ville ne dispose pas de très importantes ressources en eau. Elle est située à égale distance de deux importants bassins hydrographiques qui collectent les eaux qui viennent des montagnes situées en amont. Ces deux bassins sont celui de Karaj à l'ouest et celui du Jājerud, à une trentaine de kilomètres à l'est, qui alimente Varamin et les villages environnants. Entre les zones urbaines de Karaj et Varamin, il n'y avait dans le passé qu'une seule ville importante, Ray, qui se trouvait à la jonction des routes entre les deux bassins.

Les quartiers Nord de la ville, situés en hauteur sur les contreforts de l'Elbourz, sont moins pollués et un peu plus frais en été. Ce sont les quartiers résidentiels de la population aisée de la capitale. La majorité des ambassades étrangères s'y trouvent ainsi que le palais et le parc de l'ex-Chah. Vers le Sud, en contrebas, et vers le désert, sont les quartiers plus populaires et industriels. C'est à l'extrême Sud de l'actuelle agglomération que se trouve le site de Ray (Rhagès). Ray a longtemps été la capitale régionale et est le lieu de naissance du calife abbasside Hârûn ar-Rachîd en 766.

La ville étant au pied des montagnes, une télécabine relie la sortie Nord de l'agglomération au mont Tochal à 3 966 m. Plus à l'Est et à 50 km du centre de Téhéran se trouve le mont Damâvand dont le cône garde quelques traces de neige jusqu'en juillet et culmine à 5 671 m.

 

Origines

Téhéran était jadis un village situé à sept ou huit kilomètres de la grande ville historique de Ray. C’était l'un des premiers villages du Nord de cette ville dont les habitants se réfugiaient à Shemiran, Qasran et dans les piémonts de l’Elbourz afin de fuir la chaleur du Sud désertique. Des traces de peuplement datant du néolithique et même de périodes antérieures ont été découvertes sur le site de Téhéran et à Ray (comme le site de Cheshm-e Ali, situé dans le centre de Ray).

L'histoire de Téhéran est mieux connue à partir du moment où son nom est mentionné des écrits historiques, comme ceux de Yāqut, qui mentionne la ville en 1220 . Les écrits de Zakariyā Mohammad Qazvini, datant de 1275, permettent de mieux connaître la ville à cette époque. Tous deux la décrivent comme étant une « ville commerciale » (qurā) voire une « ville commerciale importante » (qariyaton kabiraton), divisée en douze quartiers (mahaleh). Qazvini ajoute que chaque quartier est dirigé par un ancien . Selon lui, les anciens se faisaient la guerre et les habitants hésitaient à aller dans un autre quartier que le leur . À cette époque, la ville possède une physionomie particulière qui frappe ces deux auteurs. En effet, l'habitat troglodyte ou semi-troglodyte est courant dans Téhéran, offrant ainsi aux habitants un refuge contre l'insécurité régnant dans la ville. Ce type d'habitat se retrouve aussi dans le Nord de l'Iran afin de combattre les rigueurs de l'hiver .

L'économie de la ville à cette époque est basée sur le commerce de fruits et légumes qui poussent dans les jardins de la ville, alimentés par les cours d'eau en provenance de l'Alborz et des systèmes d'irrigation traditionnels (comme le qanat et le kariz).



Émergence des fonctions urbaines

Téhéran commence à prendre plus d'importance après la destruction de Rhagès (Ray) par les Mongols en 1228. Téhéran souffre aussi de l'invasion mongole, mais le déclin de Ray pousse ses habitants à venir s'installer à Téhéran qui offrait plus de commodités avec ses jardins et ses canaux d'irrigation. En 1340, Hamd-Allah Mostawfi décrit

Téhéran comme une « petite ville importante », mais pas aussi peuplée qu'auparavant . Au XIVe siècle, c'est Varamin qui est la ville la plus importante de la province mongole, composée de quatre départements, dont celui de Téhéran. Ray faisant à cette époque partie du district de Téhéran, et la prééminence de Téhéran sur Ray semble dater de cette époque.

Don Ruy Gonzáles de Clavijo, un ambassadeur castillan, est probablement le premier Européen à visiter Téhéran, s'y arrêtant en juillet 1404, lors d'un voyage vers Samarcande (aujourd'hui en Ouzbékistan et qui était alors la capitale mongole). Il décrit Téhéran comme une grande ville (gran ciudad), équipée d'une résidence royale (posada). Ray est décrite comme une ville abandonnée (agora deshabitada). La résidence royale est une résidence Timouride, et il apparaît que le palais a été construit au Nord de Téhéran . Le site exact de la ville Timouride peut être reconstitué d'après l'emplacement de certains Imamzadehs : la limite Sud de la ville était à cette époque à l'Imamzadeh Sayyed Esma'il (construit avant 1481 et actuellement le plus vieux monument de la ville, situé dans le quartier de Chaleh Meydān), et la limite Nord-Ouest était le palais Timouride, situé à l'emplacement actuel du Palais du Golestan.

À partir de la période Timouride, la ville de Téhéran se développe vers le Nord, à la recherche d'air et d'eau plus purs. Ce mouvement profond est depuis cette époque une constante du développement historique de Téhéran, tendance qui a façonné la géographie sociale de la ville. C'est également à partir de cette époque que Téhéran acquiert toutes les principales fonctions urbaines.



Pour en savoir plus!...





LIENS







http://en.tehran.ir/Portals/25/Skins/MT-en/MT-en-Header-87SP.jpg
http://en.tehran.ir/Portals/25/Skins/MT-en/MT-en-HeaderName-SacredDefenceWeek.jpg

site officiel de la ville de TEHRAN




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Le Musée national d'Iran




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Voir la bande annonce

Synopsis : Ibrahim a quitté sa province et sa famille pour tenter sa chance à Téhéran. Mais dans cette jungle urbaine où tout se vend, tout s'achète, le rêve peut rapidement virer au cauchemar. Mêlé à un trafic de nouveaux-nés, Ibrahim plonge dans les bas-fonds de la ville, là où cohabitent prostituées, mendiants et mafieux en tout genre.




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La Revue de Téhéran

Mensuel iranien consacré à la culture et aux traditions iraniennes en langue française

Créé en octobre 2005, la Revue de Téhéran est à l’heure actuelle le seul magazine iranien en langue française. Il connaît aujourd’hui une large diffusion au sein de l’Iran et compte également de nombreux abonnés en France et dans plusieurs pays francophones. Sa direction est placée sous l’égide de la Fondation Ettelaat, qui, depuis sa création en 1934, n’a cessé d’éditer, outre son quotidien du même nom, de nombreuses publications scientifiques, culturelles, ou consacrées aux sciences humaines. Il s’adresse à la fois à un public français et iranien francophone, et vise à faire connaître et à approfondir certains aspects historiques, philosophiques, ou sociaux de la culture iranienne. Il traite également de la littérature et aborde certains grands débats sociopolitiques iraniens et français actuels. Le but de cette Revue est non seulement de faire connaître davantage les multiples richesses de l’Iran et de participer ainsi, même modestement, au “dialogue des civilisations”, mais également de contribuer à la promotion de la langue française en Iran et dans tous les pays distribuant notre magazine. Elle vise de plus à favoriser la recherche comparée sur des thèmes communs à ces deux cultures, et à ouvrir de nouveaux domaines d’études et de coopération entre l’Iran et la France. Nous opérons également une sélection attentive de nos contributeurs, universitaires spécialisés dans un domaine de recherche particulier et ayant en commun une parfaite maîtrise de la langue française.


La Revue de Téhéran, c'est ici

http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L151xH448/601-3-1137c.jpgLoi de Hammurabi,
Découverte à Suse, Iran


Dans un prochain article nous parlerons de l'histoire de Mésopotamie et du reste...





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