Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 02:30

en cours de rédac

  • Dagobert
  • Pépin le Bref
  • Charles II le Chauve
  • Eudes
  • Louis III
  • Carloman
  • Hugues Capet
  • Robert II
  • Henri I
  • Louis VI le Gros
  • Louis VII le Jeune
  • Philippe Auguste
  • Louis VIII le Lion
  • Saint Louis
  • Philippe III le Hardi
  • Philippe IV le Bel
  • Louis X le Hutin
  • Jean I le Posthume
  • Philippe V le Long
  • Charles IV le Bel
  • Philippe VI de Valois
  • Jean II le Bon
  • Charles V le Sage
  • Charles VI le Fou
  • Charles VII le Bien Servi
  • Charles VIII
  • Louis XII
  • François I
  • Henri II
  • François II
  • Charles IX
  • Henri III
  • Henri IV
  • Louis XIII
  • Louis XIV
  • Louis XV
  • Louis XVI
  • Louis XVII
  • Louis XVIII



DAGOBERT Ier
(né vers 602, mort le 19 janvier 639)
Roi d'Austrasie (du vivant de Clotaire II) : règne 623-629.
Roi des Francs  : règne 629-639 (sans l'Aquitaine jusqu'en 632)



Dagobert Ier « Jour brillant » ou encore « Bonheur du jour », obert ou oberth (bonheur) et dag (jour), en vieux francique (né vers 602/605 – mort le 19 janvier 638 ou 639) était un roi des Francs de la dynastie mérovingienne, fils de Clotaire II, roi des Francs, et de Bertrude. Il régna sur l'Austrasie de 623 à 632, et comme roi des Francs de 629 à 639.





http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/63/Portrait_Roi_de_france_Dagobert_Ier.jpg


Grégoire de Tours


 Notice sur la Vie de Dagobert Ier

PERSONNE ne conteste que l’auteur de cette vie de Dagobert Ier ne soit un moine de Saint-Denis ; mais on ignore son nom et on ne s’accorde point sur le temps où il a écrit. Duchesne, qui l’a publié le premier d’après un manuscrit de Pétau, et Pierre de Marca le font contemporain des rois dont il raconte l’histoire ; dom Ruinart, quoique le plaçant un peu plus tard, ne s’éloigne guères de cette opinion ; mais elle est repoussée par le texte même de l’écrivain, car en parlant d’une charte de saint Ouen, contemporain de Dagobert, il dit expressément qu’elle était ancienne, et son récit indique plus d’une fois que les événements qu’il rapporte se sont déjà passés depuis quelque temps. Aussi Adrien Valois et le père Lecointe ont-ils supposé qu’il vivait dans le cours du neuvième siècle. Mais Mabillon et Félibien l’ont placé à la fin du huitième, et, quoique leur conjecture ne se fonde pas sur des preuves directes, c’est, à mon avis, la plus probable. S’il est impossible de méconnaître que l’écrivain parle de temps antérieurs au sien, son ton, les détails où il entre, le genre des traditions qu’il recueille, l’intérêt assez vif qu’il semble y porter, laissent pourtant entrevoir des souvenirs encore prochains et vivants. Il serait étrange que deux siècles se fussent écoulés après la mort de Dagobert sans qu’aucun moine de Saint-Denis s’empressât de célébrer la mémoire du bienfaiteur de cette Église. Le petit ouvrage que nous publions ici n’a point d’autre dessein ; ce n’est point un historien qui retrace des faits déjà loin de lui ; c’est un panégyriste intéressé qui étale avec complaisance les mérites récents d’un patron magnifique. Il n’a pas vu les heureux jours qu’il décrit, il n’est pas de ceux qui ont reçu en personne les pieuses largesses du Roi ; mais il en parait si touché, il en connaît si bien toutes les circonstances qu’on est porté à croire qu’il les a souvent entendu vanter, sinon par les contemporains eux-mêmes, du moins par leurs successeurs immédiats.

La partie vraiment historique de son récit est presque toujours textuellement empruntée à Frédégaire. On ne s’étonnera donc point de rencontrer ici, et sans aucune altération, de longs passages du chroniqueur bourguignon. Dans ces temps d’ignorance et de sécheresse d’esprit, où les ouvrages étaient rares et les manuscrits peu nombreux, les écrivains ne se faisaient aucun scrupule de se copier sans en rien dire. Ce qui avait été une fois écrit devenait une sorte de propriété commune dont chacun s’emparait pour la reproduire, en y ajoutant ce qu’il savait de plus. Sauf les détails relatifs à son monastère, le biographe de Dagobert n’a guères ajouté, au récit de ses prédécesseurs, que des fables pieuses ou des anecdotes peu authentiques ; et la plupart des historiens modernes, érudits ou philosophes, en ont conclu qu’il était peu digne d’attention. Nous sommes fort loin de partager leur dédain. L’histoire de la Grèce et de Rome n’est aussi  et pendant plus d’un siècle, qu’un recueil de fables, de légendes, d’anecdotes incohérentes et converties, par les narrateurs, en aventures merveilleuses. Ces croyances du berceau des peuples, ces monuments de leur vive et naïve crédulité, sont-ils moins curieux à étudier que les événements clairs et certains de leur carrière politique ? comprendrions-nous même les temps historiques de l’antiquité si les temps mythologiques nous étaient inconnus ? et par quelle absurde bizarrerie traiterions-nous la mythologie des peuples modernes avec une indifférence ou un mépris que ne nous inspire point celle des Anciens ? Ce sont des fables sans doute que la chasse de Dagobert, jeune encore, aux environs de Saint-Denis, et l’asile que trouve un cerf dans la chapelle du saint, et le miracle qui, plus tard, y défend le prince lui-même du courroux de son père, et la vision de l’ermite Jean qui, après la mort de Dagobert, voit les saints et les démons se disputer son âme. Mais, indépendamment de leur mérite poétique, ces fables nous instruisent de l’état des esprits et des mœurs bien mieux que ces chroniques sans miracles, où rien ne se trouve si ce n’est quelques dates et quelques noms.

Il ne faut point ajouter foi aux innombrables donations dont le biographe fait honneur â la munificence de Dagobert. Non contents des plus abondantes libéralités, les moines fabriquaient souvent, pour légitimer leurs usurpations, des chartes qu’ils attribuaient à des rois déjà célèbres par leur mérite en ce genre, et il est reconnu que plusieurs de celles dont parle ici l’écrivain sont dépourvues de toute authenticité.

François Guizot





http://fr.wikipedia.org/wiki/Dagobert_Ier
http://pagesperso-orange.fr/jean-francois.mangin/merovingiens/mer_6.htm
http://www.histoire-en-ligne.com/spip.php?article162
http://www.france-pittoresque.com/rois-france/dagobert-Ier.htm










http://www.france-pittoresque.com/rois-france/img/dagobert-Ier.gif












Le bon roi Dagobert
Avait sa culotte à l'envers
Le grand saint Eloi lui dit
O mon roi, votre majesté
Est mal culottée
C'est vrai lui dit le roi
je vais la remettre à l'endroit
Le boi roi Dagobert
Chassait dans la plaine d'Anvers
Le grand saint Eloi lui dit
O mon roi, votre majesté
Est bien essouflée
C'est vrai lui dit le roi
Un lapin courait après moi
Le bon roi Dagobert
Voulait s'embarquer sur la mer
Le grand saint Eloi lui dit
O mon roi Votre majesté
Se fera noyer
C'est vrai, lui dit le roi
On pourra crier : le roi boit !
Le bon roi Dagobert
Mangeait en glouton
du dessert Le grand saint Eloi lui dit
O mon roi vous êtes gourmand
Ne mangez pas tant
C'est vrai lui dit le roi
Je ne le suis pas tant que toi

Le bon roi Dagobert
Avait un grand sabre de fer
Le grand saint Eloi lui dit
O mon roi, votre majesté
Pourrait se blesser
C'est vrai lui dit le roi
Qu'on me donne un sabre de bois
Le bon roi Dagobert
Faisait des vers tout de travers
Le grand saint Eloi lui dit
O mon roi, laissez aux oisons
Faire des chansons
C'est vrai lui dit le roi
C'est toi qui les feras pour moi
Le bon roi Dagobert
Craignait fort d'aller en enfer
Le bon saint Eloi lui dit
O mon roi, je crois bien, ma foi
Qu' vous irez tout droit
C'est vrai lui dit le roi
Ne peux-tu pas prier pour moi ?
Quand Dagobert mourut
Le diable aussitôt accourut
Le grand saint Eloi lui dit
O mon roi, satan va passer
Faut vous confesser
Hélas, lui dit le roi
Ne pourrais-tu pas mourir pour moi ?

autre version:

1- Le bon roi Dagobert
Avait sa culotte à l'envers.
Le grand saint Eloi
Lui dit "O mon roi
Votre Majesté
Est mal culottée"
"C'est vrai lui dit le roi,
Je vais la remettre à l'endroit".
2- Le bon roi Dagobert
Fut mettre son bel habit vert.
Le grand saint Eloi
Lui dit "O mon roi
Votre habit paré
Au coude est percé"
"C'est vrai lui dit le roi,
Le tien est bon, prête-le moi".
3- Le bon roi Dagobert
Avait des bas rongés de vers
Le grand saint Eloi
Lui dit "O mon roi
Vos deux bas cadets
Font voir vos mollets"
"C'est vrai lui dit le roi,
Les tiens sont neufs, donne-les moi".
4- Le bon roi Dagobert
Faisait peu sa barbe en hiver.
Le grand saint Eloi
Lui dit "O mon roi
Il faut du savon
Pour votre menton"
"C'est vrai lui dit le roi,
As-tu deux sous ? Prête-les moi".
5- Le bon roi Dagobert
Avait sa perruqu' de travers.
Le grand saint Eloi
Lui dit "O mon roi
Que le perruquier
Vous a mal coiffé"
"C'est vrai lui dit le roi,
Je prends ta tignasse pour moi".
6- Le bon roi Dagobert
Portait manteau court en hiver.
Le grand saint Eloi
Lui dit "O mon roi
Votre Majesté
Est bien écourtée"
"C'est vrai lui dit le roi,
Fais-le rallonger de deux doigts".

7- Le bon roi faisait des vers
Mais il les faisaient de travers.
Le grand saint Eloi
Lui dit "O mon roi
Laissez aux oisons
Faire des chansons"
"Eh bien ! lui dit le roi,
C'est toi qui les feras pour moi".
8- Le bon roi Dagobert
Chassait dans la plaine d'Anvers.
Le grand saint Eloi
Lui dit "O mon roi
Votre Majesté
Est bien essoufflée"
"C'est vrai lui dit le roi,
Un lapin courait après moi".
9- Le bon roi Dagobert
Allait à la chasse au pivert.
Le grand saint Eloi
Lui dit "O mon roi
La chasse aux coucous
Vaudrait mieux pour vous !"
"Eh bien ! lui dit le roi,
Je vais tirer; prends garde à toi !".
10- Le bon roi Dagobert
Se battait à tort, à travers.
Le grand saint Eloi
Lui dit "O mon roi
Votre Majesté
Se fera tuer
"C'est vrai lui dit le roi,
Mets-toi bien vite devant moi".
11- Le bon roi Dagobert
Voulait conquérir l'univers.
Le grand saint Eloi
Lui dit "O mon roi
Voyager si loin
Donne du tintouin"
"C'est vrai lui dit le roi,
Il vaudrait mieux rester chez soi".
12- Le bon roi Dagobert
Voulait s'embarquer sur la mer..
Le grand saint Eloi
Lui dit "O mon roi
Votre Majesté
Se fera noyer !"
"C'est vrai lui dit le roi,
On pourra crier le roi boit !".
13- Quand Dagobert mourut
Le Diable aussitôt accourut.
Le grand saint Eloi
Lui dit "O mon roi
Satan va passer,
Faut vous confesser"
"Hélas ! lui dit le roi,
Ne pourrais-tu mourir pour moi ?!".




- Cette chanson, qui date de 1750, évoque le roi des francs Dagobert 1er (602-638) et son ministre Eloi- La musique serait celle d'un ancien air de chasse nommé "Fanfare du grand cerf". (Merci à Pierre Heno)

http://www.momes.net/comptines/personnages/le-bon-roi-dagobert.html




Fichier:Clotaire II Dagobert Ier et saint Arnoul.jpg
Clotaire II, Dagobert Ier et saint Arnoul.
Grandes chroniques de France.
 Paris, XIVe ou XVe siècle.






Biographie

À l'âge de neuf ans, il est atteint d'une entérite colique. Bertrude l'envoie, avec son demi-frère Caribert, dans la villa royale de Reuilly, à l'est de Paris. Il est instruit par des clercs qui lui enseignent le latin et l'histoire. À dix ans, il apprend à monter à cheval, pratique du sport et le maniement des armes[3]. Il pratique également comme passe-temps certaines activités manuelles comme l'ébénisterie et la menuiserie. En 615, il rejoint la cour du roi son père, avec qui il entretient des relations dictées par la raison d'État[4], pour y suivre l'instruction de l'École du palais où il enrichit ses connaissances politiques et administratives.

À la mort de Bertrude, en 618, Clotaire se remarie quelques mois après le décès de son épouse avec Sichilde, alors gouvernante de Caribert. Dagobert la voit comme une intrigante cherchant à favoriser Caribert tout en la soupçonnant d'avoir été la maîtresse de son père. Avec son frère Brodulf (ou Brunulf), elle tente de faire obtenir un héritage égal entre les deux fils de Clotaire, alors que Caribert est mis à l'écart de la succession royale pour cause d'incapacité à régner. En 621, aux quinze ans de Caribert, Sichilde obtient de Clotaire un don de petits domaines disparates et éloignés les uns des autres, formant des comtés gérés par des intendants royaux, à chacun de ses deux fils. L'âge de la majorité est donnée aux deux princes, supprimant leur gouvernance. En guise de remplacement, un maire du palais est désigné pour chacun d'eux, bien que ne régnant sur aucun royaume. Harmaire échoit à Caribert, quant à Dagobert, il lui est permis de choisir : il propose le duc Ega, qui, en plus d'avoir bonne réputation, participe à sa formation à l'école du palais, ce dernier accepte et la proposition est approuvée par le roi. Brodulf et Sichilde font en sorte d'éloigner le plus possible Dagobert de la cour, afin que le roi porte plus d'attention à Caribert, en incitant Clotaire à envoyer Dagobert un peu partout à travers la Gaule : en Austrasie, Burgondie et Neustrie. Ceci permet à Dagobert de connaître les régions du royaume avec leurs particularités, de rencontrer des gens de toutes conditions et de visiter toutes sortes de lieux, de lier des relations et d'être perçu comme délégué de la couronne.

En 622, il siège au conseil du royaume, où il participe aux décisions gouvernementales en étant consulté par son père et ses ministres. Il recommande la prolifération des immunistes, octroyant un diplôme royal d'immunité aux propriétaires de domaine, refusant l'accès au domaine à toute personne extérieure autre que le roi afin de limiter le pouvoir des Grands du royaume qui usurpent le pouvoir du roi pour exercer une juridiction à ses dépens et accaparer des pouvoirs judiciaires ainsi que des biens, taxes, capitations, récoltes... Il promeut également des recommandations pour assurer une meilleure hiérarchisation seigneuriale : un seigneur reçoit l'hommage d'un guerrier ou d'un chef qui prête serment de fidélité et offre ses services en échange d'avantages et de la protection du seigneur. Une protection spéciale et des devoirs particuliers sont attribués à ceux qui se recommandent au roi. Les leudes sont des recommandés qui placent leurs terres sous la protection du roi et en échange de quoi, le roi leur en offre d'autres.

Dans le but d'augmenter la production agricole des paysans libres, le concept d'origine romaine des précaires est répandu : un propriétaire terrien accorde l'exploitation d'un terrain à un paysan libre pour un certain nombre d'années qui peut faire ce que bon lui semble de la récolte, en échange le paysan doit aménager et entretenir la terre. À l'expiration du délai d'exploitation, le propriétaire bénéficie des aménagements et constructions réalisées.









Partager cet article

Repost 0

commentaires

Archives