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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 00:00

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/52/Odo_of_France.PNG

 

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Eudes est un prénom masculin d’origine germanique (Od- : richesse), en vogue surtout au Moyen Âge, c'est la forme au cas sujet d'Odon (cas régime). Il a été porté entre autres par :

  • Eudes de France, roi de France de 888 à 898
  • Eudes d'Aquitaine, prince d'Aquitaine, vainqueur des Musulmans à la bataille de Toulouse en 721
  • Eudes IV de Bourgogne (v. 1295-3 avril 1350), duc de Bourgogne
  • Eudes Ier de Blois (v. 950-12 mars 996), comte de Blois, de Chartres, de Châteaudun, de Provins, d'Omois
  • Eudes II de Blois († 15 novembre 1037), comte de Blois
  • Eudes de Montreuil, architecte du XIIIe siècle
  • Eudes d’Orléans, « duc d'Angoulême » (né en 1968), cinquième enfant d'Henri d'Orléans (1933), « comte de Paris » et prétendant orléaniste au trône de France sous le nom d'« Henri VII », et de sa première épouse la princesse Marie-Thérèse de Wurtemberg, « duchesse de Montpensier ».

C'est aussi le nom de famille de :

  • saint Jean Eudes, fondateur de la Congrégation des eudistes
  • Émile Eudes, révolutionnaire français du XIXe siècle, membre de la Commune de Paris (1871)
  • Raymond Eudes (1912-1980), ancien député et sénateur fédéral du Québec

Personnage de fiction :

  • Eudes, personnage de la série Le Petit Nicolas, littérature de jeunesse.

 

 

 

 

 

 




 

 

HISTORIQUE

 

 

 

Eudes  , né après 852 et mort le 3 janvier 898 à La Fère (Aisne), comte de Paris et marquis de Neustrie (886-888), est un roi des Francs (888-898), premier roi de la dynastie des Robertiens.

 

Marquis de Neustrie 

Fils aîné de Robert le Fort, duc des Francs et marquis de Neustrie, il appartient à la branche des Robertiens. Il hérite à la mort de son père en 866 du titre de marquis de Neustrie, mais le roi Charles le Chauve le démet en 868 de cette fonction qu'il donne à Hugues l’Abbé . Dès lors, Eudes ne dispose plus que d'un petit patrimoine personnel en Neustrie, territoire qui constitue le coeur de son pouvoir.


En 882/883, il est fait comte de Paris sans doute avec l'accord d'Hugues l'Abbé et le soutien de l'évêqueGozlin, ce qui « rééquilibre ainsi vers le nord, vers la France mineure, l'assise des Robertiens ». Paris, « capitale de la Francie [et] clé des royaumes de Neustrie et de Bourgogne  » si l'on en croit Foulques de Reims, devient un élément essentiel du dispositif robertien. C'est à ce titre qu'Eudes soutient, avec l'aide de l'évêque Gozlin, le siège de Paris par les Vikings au cours de l'hiver 885/886. Au cours de ce siège, la mort du comte Henri lui permet, en septembre 886, d'être investi marquis de Neustrie . Il obtient en outre de Charles III le Gros, empereur d'Occident et roi de Francie occidentale depuis juin 885 suite à la mort de Carloman en décembre 884, un certain nombre de comtés (Tours, Blois, Angers notamment) qui élargissent encore son assise territoriale importante en Neustrie, d'autant qu'il récupère par ailleurs, après la mort d'Hugues l'Abbé en 886, la fonction d'abbé laïc de Saint-Martin de Tours dont avait disposé son père  .

 

Roi de Francie occidentale 

L'étape suivante est pour Eudes la royauté elle-même. En effet, Charles III le Gros est déchu par les grands du royaume peu avant sa mort en 888. On lui reproche notamment d'avoir trop tardé à envoyer des troupes afin de lutter contre les Normands, et de s'être contenté en octobre 886, malgré la résistance acharnée de la ville, de leur proposer de les payer pour qu'ils cessent leurs agissements, sans succès d'ailleurs (ils partirent piller la Bourgogne). Cette incapacité à rétablir l'ordre dans le royaume déconsidère Charles III et amène une partie des grands, au sein desquels les Robertiens tiennent une place éminente, à choisir Eudes, lequel avait soutenu le siège de Paris par les Vikings au cours de l'hiver 885/886, pour le remplacer . Le 29 février 888, tandis que l'héritier légitime du trône, le futur Charles III le Simple, est écarté en raison de sa jeunesse, Eudes est élu roi des Francs et sacré en l'abbaye Saint-Corneille de Compiègne, par son parent l'archevêque de Sens Gautier.


Le fait que Eudes, comme Boson élu à la tête du royaume de Bourgogne en 879, ne soit pas un descendant de Charlemagne montre à quel point la position de la haute aristocratie s'est affermie vis-à-vis de l'Etat carolingien. Sans contester une certaine légitimité royale aux membres de la famille carolingienne, les grands ne souhaitent pas rester prisonnier de celle-ci pour choisir l'homme qui, au sein du royaume, dispose des qualités les plus évidentes pour assumer la fonction royale : « l'élection et l'acclamation par les grands sont devenus les éléments constitutifs de l'accession au trône, tandis que le sacre perd encore de son efficacité comme fondement du pouvoir royal ».

 

Fichier:EudesParis.jpg

Eudes au siège de Paris

 

 


Un monarque contesté  

Cependant, Eudes reste contesté, notamment du fait de l'opposition de l'archevêque de Reims, Foulques, et de celle du comte de Poitiers, tuteur du jeune Charles le Simple. Il lui faut l'appui d'Arnulf de Carinthie, roi de Francie orientale, pour obtenir le soutien de l'ensemble des grands du royaume, officialisé par un second couronnement à Reims le 13 novembre 888 , à l'aide du matériel (manteau, couronne, sceptre) envoyé par Arnulf sans doute d'Aix-la Chapelle .


Eudes, en tant que roi, remporte sur les Vikings une première victoire le 24 juin 888, dans la forêt de Montfaucon d'Argonne, une seconde en 892, près de Montpensier en Limagne. Les Normands mettent néanmoins à sac les villes de Meaux, Troyes, Toul, Verdun, Évreux et Saint-Lô. Malgré tout, sa volonté de lutter contre les invasions normandes demeure intermittente, dans la mesure où, il se contente souvent de leur verser tribut (Danegeld) pour détourner leur violence.


Eudes ne parvient pas en fait à rétablir l'autorité du pouvoir royal au niveau de ce quelle était à l'époque de Charles II le Chauve:

« il ne contrôle réellement que les régions situées entre Loire et Seine » .

Cela s'explique en partie par le fait que, pendant tout son règne, Charles va chercher à récupérer le trône de son père, en s'appuyant sur la persistance d'un légitimisme carolingien, notamment entre Seine et Meuse. Il dispose dans cette lutte d'alliés parmi les grands comtes, princes féodaux, notamment Baudouin II de Flandre. Ces derniers sont en effet inquiets de la volonté d'Eudes de réaffirmer la capacité royale à disposer à son gré d'honores que leurs titulaires considèrent s'être appropriés définitivement


. Plus largement, les grands sohaitent contenir l'extension de la puissance robertienne et au contraire maintenir et développer l'étendue de leurs réseaux et de leurs possessions, éventuellement au détriment du fisc royal. Il s'agit avant tout de bien faire comprendre à la puissance royale, quelle qu'elle soit, que désormais les princes du royaume disposent seuls la puissance d'action : le roi doit se contenter d'une allégeance formelle, sans prétendre intervenir directement dans chacun des regna qui composent l'ensemble franc

.

Le couronnement à Reims, le 28 janvier 893, de Charles le Simple fournit l'occasion aux princes de soutenir plus ou moins ouvertement un roi « alternatif » dont l'existence met à mal la légitimité -et donc la puissance- du Robertien. De ce point de vue, le fait que matériellement Eudes domine Charles, en le contraigant à la défensive et en prenant Reims, ne change rien au fait qu'idéologiquement, sa position n'est pas assurée. Les grands aristocrates du royaume le savent et s'en servent, jouant ainsi successivement un roi contre l'autre pour augmenter leur assise au sein du royaume, y compris en terme territorial.

Finalement, Eudes reconnaît, juste avant sa mort, Charles III le Simple comme son successeur

, en échange d'un nouveau prélèvement de terres appartenant au fisc royal au bénéfice de son frère Robert. 

 Il meurt en 898 à La Fère, et est inhumé à Saint-Denis 

.

Il épouse Théodérade, petite-fille d'Aleran, comte de Troyes, dont il a :

  • Raoul, roi Aquitaine (vers 882 - après 898)
  • Arnoul (885 - après 898)
  • Guy (Gui) (888+.....)

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Eudes_de_France

  In english:

http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_French_monarchs

 



 

 

AUTRE SOURCE:

http://www.france-pittoresque.com/rois-france/eudes.htm

 

 

EUDES
(né vers 860, mort le 3 janvier 898)

Roi de France (Francie occidentale) : règne 888-898

Comte de Paris, fils aîné de Robert le Fort, duc de France, il n'est point qualifié par ses contemporains du titre du duc, dont cependant il hérita après la mort de son père. Robert le Fort avait été un membre important de l'aristocratie franque, et était issu de la famille des Robertiens, qui donnera plus tard naissance à la dynastie capétienne. En 852, Charles le Chauve l'avait fait abbé laïque de Marmoutier, puis missi dominici des régions de Tours et d'Angers. Lorsque le souverain avait installé son fils Louis II le Bègue à la tête du comté du Mans, Robert s'était révolté et avait rejoint Louis le Germanique, frére de Charles le Chauve, avant d'accepter de se soumettre en 861, en échange du marquisat de Neustrie. Il eut dè lors en charge la lutte contre Bretons et Normands, et c'est au demeurant en combattant ces derniers à la bataille de Brissarthe (prés d'Angers) en 866, qu'il trouva la mort.


Eudes défendit vaillamment Paris durant le siège qu'il eut à soutenir contre les Normands en 885. Il l'abandonna un moment pour aller solliciter des secours auprès de l'empereur Charles le Gros, laissant en son absence le commandement de la place à Ebles, abbé de St-Germain-des-Prés. A son retour il traversa victorieusement les lignes ennemies ;

Roi Eudes
Eudes (888-898)

mais le duc de Saxe qu'il avait devancé, et qui commandait le renfort obtenu, ayant été moins heureux, laissa, par sa défaite et sa mort, les Parisiens tristement déçus dans leur attente.


Quelque temps après, l'empereur n'arriva lui-même que pour traiter avec les Normands, à de honteuses conditions. En 888, les Français, les Neustriens et les Bourguignons, dans une assemblée générale des grands du royaume, qui suivit la mort de Charles le Gros, payèrent par le trône les services d'Eudes. Les Normands reparurent ; le nouveau roi répondit à la confiance de la nation, en gagnant sur ces barbares la bataille de Montfaucon.

 

A la guerre succéda la révolte : Eudes eut à combattre quelques seigneurs qui méconnaissaient son autorité ; il les vainquit, fit trancher la tête à leur chef, le comte Valtguire, et poursuivit les restes de leur parti jusqu'en Aquitaine. Son éloignement éveilla l'audace des amis du jeune Charles III, dit le Simple. Foulques, archevêque de Reims, et Hébert, conte de Vermandois, lui avaient mis une couronne sur la tête ; il fallut la défendre, et ils le firent par la fuite.


Eudes, après avoir forcé son faible compétiteur à se retirer en Bourgogne, consentit à composer avec lui. Le royaume fut partagé : la partie située entre le Rhin et la Seine cédée à Charles, et le reste conservé par Eudes, qui en jouit paisiblement jusqu'à sa mort, arrivée le 3 janvier 898 à La Fère (Aisne) ; son corps fut porté à Saint-Denis dans la sépulture des rois.

 

 



 

 

SUR HERODOTE.NET

http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=8880229

 

 

Le 29 février 888, Eudes, comte de Paris, est élu roi par ses pairs, les Grands de Francie occidentale. Le même jour, il est sacré à Compiègne par l'archevêque de Sens, Gautier.

 

Cette élection doit beaucoup à l'incapacité des rois carolingiens à faire face aux attaques normandes. Elle porte un coup sévère à l'empire fondé par Charlemagne de part et d'autre du Rhin et prépare l'avènement d'une dynastie proprement «française».

L'autorité du nouveau souverain s'étend sur les territoires occupés par les Francs et situés à l'Ouest de la Meuse, soit à peu près le nord de l'actuelle France. Notons toutefois qu'elle reste purement nominale...

André Larané.

 

 





 

http://francehistoire.free.fr/moyen/vikings/eudes.jpg

 

 

 

 



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