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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 00:30





Fichier:Galigaï 1617.jpgBourreau tranchant la tête d'une condamnée
 (Exécution de Léonora Galigaï , 1617)





Un bourreau est une personne chargée d'exécuter les décisions de justice, quand elles consistent en des peines corporelles, et notamment la peine de mort.
Wikipedia




Dans la rubrique "métiers disparus", il y en a ceux que l'on regrette, et d'autres non.

Parmis ceux qui ont disparus et qu'on peut regretter, il y a les cochers de villes, ça pourrait revigorer l'élevage des chevaux de trait ou de selle et diminuer la polution de l'air des villes.
Et il y a ceux que l'on ne regrette pas, mais alors pas du tout, c'est celui de bourreau, sauf à avoir des idées de droite extrême. Tant que l'on ne se trouve pas à la place du condamné on peut très bien être pour la peine de mort, sauf que parfois c'est un innocent qui est devant le bourreau, et là on pense, mais trop tard, qu'il eut été plus futé de s'abstenir de voter pour le rétablissement d'une peine qui remonte au moyen âge.

Et des pays qui vivent encore au moyen âge, lorsque l'on parle de la peine de mort, il y en a légion, et non des moindres.

L'histoire est pleine d'erreurs judiciaires... aussi faut-il être prudent, il vaut mieux avoir le bourreau comme client, plutôt que d'être le sien. Là ça ne pardonne pas!

Perdre la tête sur un coup de folie peut très bien arriver à n'importe qui, et le bourreau se faira un plaisir de vous remettre les idées en place en vous la faisant perdre pour de bon cette fois là!

CEWCALO


Historique

En France du Moyen Âge à l'Ancien Régime, chaque province, voire chaque ville, possédait son bourreau. Ainsi, les modes d'exécution et les techniques utilisées différaient d'une région à l'autre.

Les conditions de vie des « exécuteurs des hautes œuvres » (comme ils étaient parfois nommés) n'étaient guère enviables. À la fois craint et méprisé, le bourreau était souvent contraint de résider en dehors des villes, vivant en paria et exerçant fréquemment des métiers en rapport avec les cadavres et la mort (équarrisseur, croque-mort, fossoyeur, etc.). Toutefois, ils jouissaient des revenus de certaines taxes -ainsi du droit de havage et de la possibilité de revendre tout ou partie des corps des suppliciés (plus ou moins légalement) à des médecins, alchimistes et autres sorcières.

Face à cet ostracisme forcé, de véritables dynasties de bourreaux purent ainsi voir le jour (comme les Sanson, les Férey, les Deibler, les Rogis, les Pierrepoint, les Reichhart, etc.).

Cependant, dans certains pays, comme au Royaume-Uni ou au Canada, on désignait parfois le bourreau parmi les membres d'une paroisse, même si cela n'était pas son métier d'origine. Dans certaines villes anglaises, au Moyen Âge, la charge d'exécuteur revenait même spécifiquement aux jeunes mariés.








 



Question:

savez vous quelle formation fallait-il faire pour être bourreau en france et qu'est-il advenu du dernier bourreau apres l'abolition de la peine de mort ? Par ailleurs était-ce un emploi à temps partiel ou complet?
Merci beaucoup pour toutes vos reponses


Réponse du service Guichet du Savoir


Vous pouvez consulter en préambule les deux réponses que nous avons déjà faites sur l'histoire des bourreaux :



* Bourreaux et révolution française
* Bibliographie sur l'histoire des bourreaux



Vous y lirez, entre autres, qu'il n'existait pas de "formation" de bourreaux sous l'Ancien Régime, ceux-ci étaient "formés" par leurs pères, eux-mêmes fils de bourreaux... C'est ainsi que l'on a pu voir se développer des lignées entières de bourreaux dont la plus célèbre est celle des Sanson, aux XVIIème et XVIIIème siècles, ce qui n'allait pas sans poser de réels problèmes de compétences ainsi que le relate le Professeur Jean Bastier dans "Histoire des bourreaux et des exécutions" :

Il s'agit pour Charles [le premier bourreau de la lignée Sanson, père de Charles II] d'exécuter une jeune noble du doux nom d'Angélique (!) à laquelle on reproche d'avoir fait tuer son mari. Pour elle et du fait de son rang, ce sera la décapitation, "trancher la tête d'un noble, explique Jean Bastier, se fait avec une épée, un glaive ou encore une hache qui sont armes de guerre." Pris de pitié pour la jeune veuve, Charles, le père, âgé alors de 64 ans renonce à l'exécution et demande à son fils de le suppléer. Très jeune (celui-ci n'a que 18 ans) et inexpérimenté, Charles II doit s'y reprendre à trois fois pour trancher le cou de la belle infortunée... provoquant un scandale.

Après la période de l'Antiquité (qui fait dire à l'auteur que le bourreau est certainement le plus vieux métier du monde), arrive le Moyen-Age et ses bourreaux spécialisés. "Une profusion de bourreaux exerce à ce moment là, note l'universitaire, car il y a une multitude de sièges de justice (on parle alors de justice seigneuriale). Tout un folklore prend son essor. Le bourreau fait peur, il habite la maison du pilori. Il ne faut pas le toucher, il est maudit. En même temps, l'idée qu'il touche la mort lui confère un pouvoir de guérir. En fait, nombre de bourreaux sont familiers de la souffrance, font commerce de remèdes contre la douleur, fournissent des drogues aux personnes soumises à la torture pour leur éviter d'avouer, se font rebouteux, chirurgiens, louent des échoppes dans la maison du pilori, vendent des billets pour le spectacle des exécutions." Bon an mal an, les bourreaux s'assurent ainsi un revenu confortable. Ils finissent par percevoir des droits fixes sur les denrées, des droits sur les dépouilles des condamnés qu'ils revendent ensuite. Leur traitement atteint quelque 16.000 livres au XVIIe, auxquels s'ajoutent le remboursement des fournitures...

Jusqu'en 1789, de multiples moyens sont mis à disposition des bourreaux : la potence, le bûcher, la roue, l'écartèlement, la décapitation étant exclusivement réservée au nobles. C'est alors que le docteur Guillotin invente la guillotine. En 1791, le Code pénal précise que "tout condamné à mort aura la tête tranchée".
(pour plus de détails voir le dossier en ligne sur l'abolition de la peine de mort sur le site de la Documentation Française
).
Jacques Delarue, dans son ouvrage :  Le métier de bourreau : du Moyen âge à aujourd'hui retrace l'histoire de ce métier. Le dernier chapitre est consacré à l'époque contemporaine, là non plus, pas de formation, même pas d'existence légale :

Le statut de bourreau

Nul ne peut dire qui est le bourreau, il n'a aucun statut légal, pas de véritable existence officielle. Nul texte ne définit sa fonction ; personne, depuis 1790, n'a cherché à fixer dans un texte légal ou administratif ce qu'il devait être, ni pourquoi il devait être. Le premier texte de l'Assemblée Nationale, qui choisit la décapitation comme mode d'exécution, la loi du 6 octobre 1791, ne dit pas qui l'appliquera. La loi du 13 juin 1793, établissant un exécuteur dans chaque département, et prescrivant l'établissement d'un tableau des exécuteurs, est tout aussi muette sur la façon de les choisir. Tous les décrets qui ont fixé leur nombre et leurs salaires sont semblables. On constate l'existence du bourreau et on lui alloue des gages, sans plus. Encore, autrefois, estait-ce par une loi ou par un décret signé par l'Empereur en 1811, par le roi et son Garde des sceaux en 1832, par l'Empereur et son Garde des sceaux en 1849 et en 1850, par le Ministre de la justice du gouvernement provisoire en 1870. Ce n'est même plus le cas.
Alors que les fonctions les plus banales, les plus quotidiennes, ont été définies par des textes précis et souvent surabondants, que le statut et le recrutement du moindre agent municipal, du fonctionnaire le plus subalterne, le plus humble, font l'objet de décrets, de lois et de réglements d'administration aussi nombreux que touffus, aucun texte n'a jamais tenté de préciser qui serait chargé de cette fonction suprêmement importante, capitale : donner la mort au nom de la société. On délègue ce pouvoir exorbitant, monstrueux à un homme raccolé à la sauvette dans des conditions indéfinissables, selon des critères inconnus. Et cela dure depuis des siècles. (...)
C'est que personne n'a jamais souhaité légiférer sur ce genre de sujet, c'est que tout le monde sent bien, au fond, tout de que cela a d'ignoble.

La formation et le recrutement du bourreau

Les bourreaux étaient choisis par les fonctionnaires du Ministère de la Justice, la choix ne posant pas de problème particulier, le recrutement se fait par cooptation. C'est très souvent l'aide choisi par l'exécuteur en chef qui prend la place de ce dernier, à défaut le plus ancien ou celui qui lui est apparenté. L'avant dernier bourreau du XXème siècle, et le plus important avec 51 exécutions en tant qu'exécuteur en chef et 362 en tant qu'aide, est André Obrecht, apparenté à d'anciens bourreaux. Il prend ses fonctions en 1951 et les quitte en 1976 à l'âge de 77 ans. Son successeur est Marcel Chevalier.

L'exécuteur en chef et ses adjoints ne sont pas fonctionnaires. Comment pourraient-ils l'être ? Ils ne peuvent en rien correspondre aux définitions de la fonction publique en particulier pour tout ce qui touche au recrutement. Selon quels critères les recruterait-on ? Quels diplômes devraient-ils posséder ? Quel genre d'examen leur ferait-on passer ? On n'ose penser aux épreuves qu'ils devraient subir et aux examinateurs qui devraient les juger. Il n'est donc pas possible de mettre ces postes au concours.

C'est le Directeur des affaires criminelles et des grâces qui signe les arrêtés de nomination ou de fin de fonction.
Jacques Delarue précise par ailleurs que, même si les nominations se font par cooptation, les candidatures ne manquent pas auprès du Ministère de la justice.
Le salaire de Marcel Chevalier était en 1979 de 40833 francs annuels, soit l'équivalent de celui d'un ouvrier d'administration ou d'un employé de bureau. Compte tenu de la rareté des exécutions (de 1964 à 1979, on a exécuté 13 personnes, aucune exécution n'a eu lieu lors des années 1978 et 1979 ; les deux dernières exécutions en France avant l'abolition de la peine de mort, le 18 septembre 1981, ont eu lieu en 1977), l'exécuteur conserve son métier. Marcel Chevalier était monteur copiste dans une imprimerie industrielle de la banlieue sud de Paris.

Le dernier bourreau

Et le bourreau, qu'est-il devenu dans tout cela ? N'étant pas fonctionnaire, il a été très simplement mis fin à ses fonctions. Rompant avec une tradition plusieurs fois séculaire, on a décidé de ne pas lui verser le "secours annuel payable trimestriellement" lui tenant lieu de retraite. Pour la première fois, en une matière où tout reposait sur les traditions, celle-ci n'a pas été respectée. On lui a simplement versé une indemnité forfaitaire, modeste, fixée arbitrairement, pour solde de tout compte.









* Bourreaux et révolution française

La période de la Terreur dura de septembre 1793 à juillet 1794 ; environ 50 guillotines furent installées en France, fonctionnant parfois jusqu’à 6 heures par jour à Paris pendant les mois de juin et juillet 1794. On estime à plus de 19 000, le nombre de guillotinés à Paris pendant cette période.

Le bourreau qui exécuta Louis XVI s’appelait Charles-Henri Sanson dit le Grand (1739-1806). Il faisait partie d’une dynastie de bourreaux qui officia de 1688 à 1847. C’est lui, qui le premier, actionna le couperet de la guillotine. Il inaugura la machine en décapitant Nicolas Pelletier en 1792. Agé de 53 ans il exerçait le métier de bourreaux depuis 34 ans, ayant servi d’aide à son père et prédécesseur, dès l’âge de 19 ans. Il était le quatrième du nom exerçant l’office de bourreau à Paris, la dynastie des Sanson ayant finalement occupé ce poste pendant 159 ans, sans interruption et ayant fourni 18 bourreaux pendant le même temps à différentes villes de France.

 




* Bibliographie sur l'histoire des bourreaux

Voici les ouvrages disponibles à la BmL sur l'histoire des bourreaux. A signaler plus particulièrement, ces documents : Le métier de bourreau du Moyen Age à aujourd'hui, Jacques Delarue, 1989 ; Bourreaux de père en fils : les Sanson : 1688-1847 de Bernard Lecherbonnier et Les Sanson, bourreaux de père en fils pendant deux siècles de Robert Christophe.

Sur le web

* Cet article de synthèse sur le site de l'Université de Toulouse : Une histoire de bourreaux.
* Il existe un cd-rom : Les Bourreaux et leur parentèle : Le "Dictionnaire historique et anecdotique des bourreaux", de Michel Demorest, monumental ouvrage de référence, a été entièrement remanié. Il comprend une partie historique de 800 pages avec un index de 6 000 entrées, des liens hypertextes, etc., et une partie généalogique présentant plus de 10 000 personnages, tous liés entre eux. La navigation et l'impression des lignages, parentés et autres fiches biographiques se font grâce à l'utilisation d'un outil de navigation dérivé de Parentèle.


Fichier:Hinrichtung Ludwig des XVI.png

L'Exécution de Louis XVI, d'après une gravure allemande.






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Les Sanson, bourreaux de père en fils




La famille Sanson est une célèbre famille de bourreaux normands qui a exercée à Paris de 1688 à 1847.




L’origine de la lignée, Charles-Louis Sanson

Sous le règne de Louis XIV, Charles Sanson ancien officier près de Rouen, devient aide du bourreau Pierre Jouenne à la suite de son mariage avec sa fille Marguerite Jouenne vers 1675. Le procès-verbal d’une exécution à Rouen, en 1675 mentionne que, ayant à « rompre » un condamné, « l’exécuteur des hautes œuvres ayant forcé son gendre, nouvellement marié, à porter un coup de barre au patient, ledit gendre tomba en pâmoison et fut couvert de huées par la foule. »

Marguerite accouche d’un fils, Charles, vers 1681, et, fin 1685, devenu veuf, Charles quitte Rouen. Il se retrouve avec le même emploi d’aide-bourreau à Paris vers 1687, puis monte en grade une année plus tard, suite à la destitution pour cause de proxénétisme de Nicolas Levasseur. Le 24 septembre 1688, Charles Sanson prend la succession de son beau-père et devient le premier représentant de la dynastie des bourreaux Sanson.

Vers 1696, son fils Charles Sanson II l’assiste déjà comme aide-bourreau. En 1699, il démissionne et épouse, à Paris, Jeanne Renée Dubut, la sœur du bourreau de Melun. Le couple se retire en 1703 dans l’Aisne, à Condé-en-Brie, où Charles décède en 1707. [...]



pour lire la suite cliquez sur le titre en orange













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Les Bourreaux et leur parentèle

 

 


L'histoire complète des familles de bourreaux


Du bourreau qui a exécuté Ravaillac jusqu'au dernier exécuteur du XXe siècle, ce CD-Rom retrace l'histoire complète des familles de bourreaux.

La charge de bourreau se transmettait de père en fils. Les jeunes filles étaient, elles-mêmes, mariées dans d'autres familles héritières de la même charge. C'est donc une immense saga généalogique de 11 000 personnages sur cinq siècles que ce titre nous fait découvrir, en France et dans les pays limitrophes.


Histoire de France avec une grande Hache, Les Bourreaux et leur Parentèle reprend sous forme de livre électronique, entièrement remanié, le monumental ouvrage de référence, aujourd'hui épuisé, de Michel Démorest, Le Dictionnaire historique et anecdotique des Bourreaux. Il y ajoute toute la souplesse d'un logiciel de généalogie.

Il se compose de 2 parties :

  • une partie historique de 800 pages avec un index de 6 000 entrées, des liens hypertextes…
  • une partie généalogique présentant plus de 11 000 personnages, tous liés entre eux.

La navigation et l'impression des lignages, parentés et autres fiches biographiques se fait d'une manière très conviviale avec Parentèle Reader. Vous découvrirez ainsi en avant-première cette nouvelle fonctionnalité de la version 3.1 de Parentèle à paraître.





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http://media.genealogie.com/images/genealogie/metiers-autrefois/famille-metiers-4.jpg

http://www.genealogie.com/v2/genealogie-en-ligne/ancien-metier.asp?id_metier=11

BOURREAU : Bourreau... Si le métier a toujours compté peu de membres, il occupe dans la littérature comme dans l’imaginaire collectif une place considérable : pilori, décapitation, pendaison... marquent ainsi nos grands romans d’aventures. Quant au bourreau, il vit le plus souvent comme un paria.
"Le vilain est pendu, le noble décapité"
La peine de mort, abolie en France en 1981, s’inflige sous l’Ancien Régime par pendaison ou, s’il s’agit de nobles, par décapitation. Mais le bourreau doit aussi parfois réaliser des exécutions dites "cruelles" en cas de crime "énorme" : peine d’être tiré à quatre chevaux pour les coupables de lèse-majesté ; peine du feu vif contre les coupables de sacrilège, parricide, crime contre nature, empoisonneurs et incendiaires ; peine de la roue (à partir de 1534) pour les voleurs de grand chemin et les assassins... Le plus souvent, la décision de justice demande au bourreau d’étrangler en secret le condamné sur l’échafaud de sorte que la "mort cruelle" ne frappe qu’un cadavre tout en conservant ses vertus d’intimidation.
C’est aussi au bourreau que revient l’accomplissement des peines corporelles : le fouet avec la marque ou la flétrissure du fer chaud ; le fouet "sous la custode" infligé sans publicité au mineur délinquant ; le poing coupé en cas de sacrilège ou faux ; la langue percée ou coupée appliquée au blasphémateur récidiviste ; la peine d’être traîné sur la claie pour le corps des suicidés ; la pendaison sous les aisselles pour les mineurs auteurs de crimes graves mais que leur âge soustrait à la mort ; la peine d’être promenées par les rues sur un âne pour les femmes proxénètes ; enfin le carcan et le pilori où sont exposés les condamnés.


Bourreau : un métier qui a mille ans
La profession de bourreau apparaît entre le Xème et le XIIIème siècle, selon les villes, au fur et à mesure que celles-ci ressentent le besoin d’engager un homme à plein-temps pour exécuter les sentences.
Mais, si la foule réclame la mort des coupables, celui qui la donne est traité en paria. Le bourreau doit porter sur ses vêtements des marques bien visibles indiquant son métier, parfois même un costume spécial ; on lui interdit d’habiter dans la ville sauf la maison du pilori, souvent construite sur la place centrale. Sa femme et ses enfants sont également exclus des écoles et chassés des boutiques. L’Église seule les traite comme les autres : on les baptise, les marie et les inhume avec la bénédiction du prêtre.


L’apparition de la guillotine
C’est Louis XVI qui autorise l’utilisation de la guillotine, comme moyen plus sûr et plus humain de donner la mort. Elle va fonctionner jusqu’à la fin du XXème siècle, la peine de mort étant abolie en 1981. Marcel Chevalier sera le dernier exécuteur français, entré en fonction en 1976 selon une tradition six ou sept fois séculaire, dans le respect de règles familiales ancestrales.

Extrait du chapitre concerné, dans l’ouvrage Les métiers d’autrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture.






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Liens

Portraits du bourreau par Emmanuel Taïeb







Le bourreau : qui était-il ? qui est-il ?










Le métier de bourreau

Extrait du livre « Le métier de bourreau » de Jacques DELARUE
Editions Fayard



« Les voilà, les voilà! « Répété cent fois, ce cri fouette la foule que l’attente commençait à engourdir. La place entière parut osciller. Des remous creusèrent la masse compacte des têtes qui, comme des bouchons que le flot port, refluèrent vers le centre, autour du carré vide où se dressait l’étrange machine. Un rang de gendarmes maintenait les curieux à distance. Un grand silence se fit quand la charrette apparut au coin de la rue Le Pelletier et déboucha sur la place. Les hommes de la garde nationale envoyés par Mr de La FAYETTE, qui entouraient la voiture, eurent quelque peine à lui frayer un chemin jusqu’au centre. Derrière elle, la masse se refermait tout de suite, et ses milliers d’yeux, attirés invinciblement, étaient tous fixés sur le même point.


Extrait du livre « Le métier de bourreau » de Jacques DELARUE Editions Fayard








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Un lecteur me demande :
"En complément à cet article je vous signale le site "Histoires de bourreaux" :
http://histoiresdebourreaux.blogspot.com/"

Et bien c'est fait, c'est ici!



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commentaires

Timeas 09/04/2010 23:32


En complément à cet article je vous signale le site "Histoires de bourreaux" :
http://histoiresdebourreaux.blogspot.com/


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