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Ibrahim Ferrer, était appelé le septuagénaire au regard pailleté, prince du boléro le plus langoureusement glamour, et aux magistrales improvisations
vocales. Il avait savouré son nouveau statut de star sans perdre de son humilité, il avait sorti "Buenos Hermanos", son deuxième album au charme décisif.
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Ibrahim Ferrer Planas est un chanteur cubain, né le 20 février 1927 à San Luis, près de Santiago de Cuba, et décédé le 6 août 2005 (le 2 août il donnait encore
un concert au festival Jazz in Marciac), à l'hôpital CIMEQ de La Havane.
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Biographie
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Il a des racines chinoises et africaines de par ses grands-parents.
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En 1940, âgé de 13 ans, il cofonde avec son cousin, le groupe « Los Jóvenes del Son ». Puis il fera partie de Maravilla Beltrán, Conjunto Sorpresa et Chepin
Chovén Orchestra (avec qui il chante le célèbre « El platanal de Bartolo »). À partir de 1953, il collaborera avec Pacho Alonso à la Havane.
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En 1958, il collabore avec Benny Moré.
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En 1996, il enregistre A Toda Cuba Le Gusta avec les Afro Cuban All Stars, album nominé aux Grammy.
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En 1997, il enregistre 12 des 14 titres du célèbre CD Buena Vista Social Club, dont le très célèbre boléro « Dos gardenias »
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En 1998, il enregistre pour le label EGREM, Tierra Caliente: Ibrahim Ferrer con Los Bocucos, avec Roberto Correra, fusion de son cubain et de jazz big
band.
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En 1999, Ry Cooder lui fait enregistrer son premier disque solo Buena Vista Social Club presents: Ibrahim Ferrer sur lequel on retrouve le célèbre "Silencio"
enregistré lors des sessions de 1997 en duo avec Omara Portuondo.
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En 2003, il sort un deuxième album, Buenos Hermanos, Meilleur album de musique tropicale traditionnelle aux Latin Grammy Awards.
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En 2005, il fait une dernière tournée festivale européenne qui l'emmène notamment à Jazz in Marciac et au Festival des Vieilles Charrues. Il s'éteint quatre
jours après, le 6 août 2005, à l'hôpital CIMEQ de La Havane.
Il avait gardé sur lui
le bâton d’ébène sculpté qui lui appartenait. et lui avait dédié un autel avec dentelles et statuettes en bois, comme c’est la coutume chez les adeptes de la santeria, ce mixage d’animisme
africain et de religion catholique.
Le doux Ibrahim Ferrer qui avait longtemps accompagné des stars de la musique cubaine comme Chepin, Pacho Alonso et Beny Moré ne s’est jamais senti l’âme d’un
leader.
" Je n’aime ni donner des ordres ni gronder les gens ou les critiquer, je déteste dire non à ceux que j’aime ", se justifiait-t-il. Pourtant, il avait
enregistrer un premier album sous son nom (qui va des boléros des années 40 aux trémolos kitsch des sixties ) grâce à Nick Gold, Juan de Marcos Gonzales et Ry Cooder.
En écoute le disque " Buena Vista Social Club presents Ibrahim Ferrer "
Ibrahim Ferrer en concert à Groningue (Pays-Bas), le 20 octobre 2004
La musique, une destinée…
Son premier son, Ibrahim Ferrer le pousse un jour de février 1927 à San Luis, près de Santiago, dans l’Oriente. Sitôt les premières bouffées d’air inspirées, Euterpe, muse de la musique, lui
insuffle la passion des croches et autres petites rondes. L’histoire veut que sa mère ait ressenti ses premières contractions alors qu’elle dansait dans un de ces "social club" de
Santiago.
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Mais livré à lui-même dès l’âge de 12 ans après la mort de celle-ci, trois ans après celle de son père, Ibrahim est contraint à multiplier les
petits boulots. Il se confiait au Monde en 2003 : "[Mon père] ne s’est pas du tout occupé de moi, puis est mort juste avant mes 9 ans. Ma mère est morte trois ans plus tard. Quand elle est
partie, j’ai dû commencer une nouvelle vie. Je me suis mis à faire des petits boulots et à chanter pour vivre." Il est tour à tour, maçon, vendeur de journaux, peintre en bâtiment, menuisier,
docker, cireur de chaussures et même scaphandrier dans le port de La Havane. C’est à ce prix que le jeune Ibrahim peut assouvir sa passion.
Il fait ses gammes en montant son premier groupe ‘Los Jovenes del Son’, avec lequel il écume tous les bals de son quartier. Mais c’est au début des années 50, à Santiago, qu’Ibrahim débute
véritablement sa carrière. Il intègre le groupe Pacho Alonso. Puis, deux ans plus tard, rejoint en tant que soliste l'orchestre de Chepin-Choven, le plus prestigieux de Santiago à l’époque.
Toutes les nuits, Ibrahim chante de cabaret en cabaret. A l’aube, sans même dormir, il s’en va travailler.
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1958. Ibrahim prend sa valise et son talent. Cap sur La Havane. Il fait de courtes apparitions dans le légendaire big band de Beny Moré, le plus grand chanteur cubain du 20ème siècle
; pose sa voix feutrée de-ci de-là, au gré des participations dans diverses formations. Mais cette Havane pré-révolutionnaire accorde davantage ses faveurs à des "distractions" plus lucratives.
Prostitution, casinos et combats de boxe font alors la réputation de la capitale. Ibrahim n’a pas l’âme d’un leader. "Je n’aime ni donner des ordres ni gronder les gens ou les critiquer, je déteste
dire non à ceux que j’aime". Il renoue vite avec son rythme de vie passée : les tempos infernaux du travail le jour, et ceux plus langoureux de la musique la nuit.
Mais dans les grondements de la révolution, alors que les "Yankee no, Cuba si !" font vibrer les rues de La Havane, Ibrahim, devenu musicien professionnel, entame ce qui sera sa plus
longue collaboration musicale au sein de la formation ‘Los Boucos’ (formée par son ancien patron Pacho Alonso). 34 ans !
Dors en paix Ibrahim !
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Début des années 90, usé par cette précarité, lassé de vivoter chichement, le crooner de Cuba se retire. Ry Cooder le tirera de l’oubli avec le succès qu’on
connaît. L’aventure ‘Buena Vista Social Club’, renforcée par la sortie de trois albums, lui apporteront une reconnaissance amplement méritée, unanime et mondiale. Et en dépit d’une renommée
encore toute relative sur sa terre natale, celui que l’on surnomme le Nat King Cole cubain a su émerveiller les plus grandes salles du monde au rythme de la guaracha, du ‘son’ montuno et du boléro,
laissant traîner pour longtemps encore sa voix de velours.
Y buen viaje !
Parole de Ay, Candela lyrics
Paroles Ibrahím Ferrer Ay, Candela
Ay candela, candela, candela me quemo así.
Ay candela, candela, candela me quemo aé.
Puso un baile un jutía, para una gran diversión.
De timbalero un ratón, que alegraba el
campo un día.
Un gato también venía, elegante y placentero,
Buenas noches, compañero
siempre dijo así el timbal
Para alguien aqui poder tocar,
para descansar un poco.
Salió el ratón medio loco
también voy a descansar.
Y el gato en su buen bailar, bailaba un
danzón liviano.
El ratón se subió al guano, y dice
bien placentero:
Y ahora si quieren bailar, búsquense otro timbalero!
Ay candela, candela, candela me quemo aé.
Oye Faustino Orama¹ y sus compañeros,
necesito que me apaguen el fuego.
Margarita llama pronto a los bomberos para
que vengan a apagar el fuego.
Oye, si estás perdida llama a los siete ceros,
y así vendrán mas pronto los bomberos.
Ay candela, candela, candela me quemo aé.
mama Aaaay!