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Comme les blocs erratiques poussés par les glaciers, ce blog se laisse porter par le courant de la vie: en abordant l'actualité, l'humour, le cinéma, la BD, la photo, la littérature, la musique,...etc...sans ce prendre le choux.

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Víctor Jara...disparu dans la tourmente!




Yo no canto por cantar
ni por tener buena voz
pero porque mi guitara
tienne sentido y amor...


 ( Je ne chante pas pour chanter
ni parceque j'ai une belle voix
mais parceque ma guitare
 a du sentiment et de l'amour...)






Fichier:VICTOR JARA76.jpg
   J'ai connu Victor Jara par l'intermédiaire de réfugiés politiques chiliens lorsque j'habitais à Lyon  , en 1979.
A cette époque, ils sont rentrés dans la famille par mariage et en sont ressorti tout aussi vite.
J'ai une très grande estime pour eux, qui ont pris des risques que l'on soupsonne même pas.

   L'un était condamné à mort par la junte militaire dans son pays. Il a refait toutes ses études de véto en france et a ouvert un cabinet du côté de Montélimar.

   Un autre est devenu un poète célèbre, et a ouvert une librairie à Santiago du Chili sous le nom de "Apostrophe", nom de la célèbre émition de Bouvard.


 Il s'appelle
Luis Arias Manzo dit Lucho ( à l'époque ) et tiens la librairie Française:

Apostrophes : Merced 324, Santiago - une cyber librairie tenue par un libraire francophone -



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Víctor Jara



Víctor Lidio Jara Martínez (San Ignacio, région du Biobío, 28 septembre 1932 - Santiago, 16 septembre 1973) était un chanteur, auteur et compositeur populaire chilien.

Membre du Parti communiste chilien, il fut l'un des principaux soutiens de l'Unité Populaire et du président Salvador Allende. Ses chansons critiquent la bourgeoisie chilienne (Las Casitas del Barrio Alto, Ni Chicha Ni Limona), contestent la guerre du Viêt Nam (El Derecho de Vivir en Paz), rendent hommage aux grandes figures révolutionnaires latino-américaines (Corrido De Pancho Villa, Camilo Torres, Zamba del Che), mais aussi au peuple et à l'amour (Vientos del pueblo, Te recuerdo Amanda).

Arrêté par les militaires lors du coup d'Etat du 11 septembre 1973, il est emprisonné et torturé à l'Estadio Chile (qui se nomme aujourd'hui Estadio Víctor Jara) puis à l'Estadio Nacional avec de nombreuses autres victimes de la répression qui s'abat alors sur Santiago. Il y écrit le poème Estadio de Chile qui dénonce le fascisme et la dictature. Ce poème est resté inachevé car Víctor Jara est rapidement mis à l'écart des autres prisonniers. Il est assassiné le 15 septembre après avoir eu les mains brisées à coup de botte et de crosse de fusil.





La chanson comme un choix politique

En 1970, il renonce à prendre la direction de l'Ituch. Ce choix est fondateur d'un nouvel engagement politique, car il s'engage dans la campagne électorale du parti "Unidad Popular" de Salvador Allende. Victor Jara estime à l'époque qu'il peut être plus utile par la chanson, ce qui lui donne l'opportunité de s'adresser au pays entier. Cette nouvelle option, qui lui fait délaisser le théâtre, est confirmée par la parution chez "Emi-Odeón" de l'album "Canto libre" en 1970.

De fait, il se met vite au service du gouvernement "Unidad Popular". En 1971, il rejoint le ballet national, puis le département des technologies de la communication de l'université technique de l'Etat. Devenu l'ambassadeur culturel du gouvernement Allende, il organise des tours de chant dans toute l'Amérique latine et participe à plusieurs émissions de la télévision nationale chilienne, pour laquelle il composera entre 1972 et 1973. A la sortie de son opus "El derecho de vivir en paz" (Dicap, 1971), il est sacré meilleur compositeur de l'année.

Comme le précedent opus, la sortie de "La población" (Dicap, 1972) témoigne de la ferveur communiste et nationaliste de l'artiste. Il réalise en 1972 une tournée en URSS et à Cuba, où il est invité pour le Congrès de la musique latinoaméricaine de La Havane. Présent sur tous les fronts, Victor Jara dirige également l'hommage au poète Pablo Neruda (qui vient de reçevoir le Prix Nobel) dans la Stade National de Santiago, et n'hésite pas à s'enrôler parmi les travailleurs volontaires lors des grandes grèves de 1972.

Soutenant toujours activement la campagne législative "Unidad Popular" en 1973, il chante lors de programmes dédiés à la lutte contre le fascisme et contre la guerre civile à la télévision nationale. Il réalise par ailleurs un tour de chant au Pérou à l'invitation de la Maison nationale de la Culture de Lima. L'année 1973 est également l'occasion de travailler sur ses derniers enregistrements, qui mettent à l'honneur le patrimoine culturel et musical chilien. Il en résulte un album, "Canto por traversura", qui sera plus tard interdit à la vente.



Le martyre et le mythe

Aux élections législatives de mars 1973, Allende perd le contrôle du parlement, bien qu'il reste chef de l'Etat. Il décide de légiférer par décrets afin de passer outre l'assemblée, et recherche un massif soutien populaire. Le Chili est au bord de la guerre civile. En août 1973, Allende nomme Augusto Pinochet à la tête de l'armée. Avec le soutien des Etats-Unis et des grands propriétaires chiliens, Pinochet renverse le gouvernement Allende le 11 septembre 1973. Une répression féroce s'abat sur les milieux pro-Allende et pro-communistes.

Le jour du coup d'Etat de Pinochet, Victo Jara est en route vers l'université technique de l'Etat où il officie depuis 1971, pour l'inauguration chantée d'une exposition avant de rejoindre Allende au palais présidentiel. Chantre du régime renversé, il est enlevé par les militaires et transféré au Stade National en compagnie d'autres militants pro-Allende. On le tortura en lui coupant les doigts et la langue, ceci symboliquement pour qu'il ne puisse plus chanter ou propager des idées allant en l'encontre de la dictature de Pinochet ; il meurt ensuite criblé de balles le 16 septembre 1973, quelques jours avant son 41ème anniversaire. Son corps rejoindra celui de tous les anonymes massacrés durant la répression. Cet épisode sera ensuite chanté par Julos Beaucarne dans son texte Lettre à Kissinger.

Son martyre correspond aussi à la naissance d'un mythe. Ses derniers instants sont devenus célèbres dans le Chili post-Pinochet grâce au témoignage de l'écrivain Miguel Cabezas. Après l'avoir passé à tabac, les militaires lui auraient tranché plusieurs doigts avant de lui intimer l'ordre ironique de chanter. Victor Jara aurait défié les sbires de Pinochet en se tournant vers les militants détenus avec lui et en entonnant d'une voix brisée l'hymne de l'Unité Populaire. Les militaires furieux l'auraient alors exécuté par balles, ainsi que la majorité des militants qui avaient repris son chant en choeur (voir à ce propos l'article du journal "L'Humanité" datant du 13 janvier 2000;

Lire l'article de l'humanité













Confirman procesamiento de ex conscripto por muerte de Víctor Jara
La Novena Sala de la Corte de Apelaciones además mantuvo la detención de José Paredes Márquez como autor material del crimen del cantautor.

Hoy se confirmó el procesamiento dictado por el ministro Juan Eduardo Fuentes contra el ex conscripto José Paredes Márquez, de 54 años, por el homicidio calificado de Víctor Jara, ocurrido el 15 de septiembre de 1973.

Además, la Novena Sala decidió mantener la detención de Paredes Márquez, quien se encuentra recluido en la Cárcel de Alta Seguridad (CAS).

Anteriormente, el ex conscripto reconoció su participación directa en el crimen del artista y entregó al ministro los nombres de los oficiales que fueron sus superiores en la época, por lo que se ordenó la realización de una serie de diligencias.


Lire...leer...




Zamba del Che





Te recuerdo Amanda


























































Toulouse. pause musicale : chansons en quintet


La Pause Musicale, formule de concerts gratuits lancée en début de saison, retrouve avec les beaux jours la Maison de l'Occitanie, belle hôtel de briques édifiée au XVe siècle. C'est dans la cour de cette demeure, située 11, rue Malcousinat, que la série a vu le jour. Abritée cet hiver dans la salle du Sénéchal, La Pause Musicale a rencontré là, chaque jeudi à 12 h 30, un public fidèle.

Le premier concert de printemps en plein air est l'occasion d'écouter le groupe « Cuerda y Voz » et ses polyphonies latino-américaines. Serge Lopez, Vidal Rojas, Jacso, Dany Dorff et François Knab retracent l'histoire des cultures hispano-américaines à travers un répertoire riche et poétique. Le quintet chante Victor Jara, Pablo Milanes, Violeta Parra, Virgilio Rojas, Los Andariegos, grands noms de la chanson sud-américaine, au même titre que Jacques Brel ou Léo Ferré en France. Les chansons, arrangées ou composées par le groupe, soutenues par deux guitares contrastées, disent la réalité de cette Amérique du Sud d'hier et d'aujourd'hui. « Cuerda y Voz » chante la liberté, celle d'exister, de porter ses idées.


http://www.cancioneros.com/bio/ep/ep000518_1.jpg




















Le Dictateur
Qu'il brûle en enfer, si l'enfer existe, ce dont je doute fort...mais qu'il brûle quand même

http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L220xH331/pinochet_chili-e76bc.jpg
Pinochet le suppo du diable ( la CIA)


" Au Chili, pas une feuille ne bouge si moi je ne la bouge pas ", aimait répéter Augusto Pinochet, du temps où il exerçait le pouvoir. Les Chiliens se souviennent de tels préceptes :vingt ans après le coup d’État, dans le cimetière de la capitale, sur un mur de 30 mètres de large sont gravés plus de 3 500 noms. Ce sont ceux des disparus et des victimes de la dictature entre 1973 et 1990.




Le général, traitre et assassin, est mort le Jour International des Droits de l’Homme.

En janvier 1978, un tribunal italien condamna le policier Eugenio D’Alberto parce qu’il avait proféré une « offense impardonnable » à l’adresse de ses supérieurs ; il les avait appelés « Pinochet ». Le juge statua que ce terme était une « qualification injurieuse » puisque ce faisant, il les accusait d’exercer leur autorité selon des « méthodes de nature autoritaire et répressive » (Pablo Azócar : Pinochet, épitaphe pour un tyran. Cuarto Propio, Santiago de Chile, 1998). Lorsqu’il meurt, 33 ans après le coup d’Etat qui l’installa de façon illégitime et brutale au pouvoir, Pinochet est rejeté ; il symbolise universellement la lâcheté et la trahison et, même au Chili, il a perdu un grand nombre de ses partisans depuis qu’a été rendu public le fait que non seulement il est coupable de cruelles et massives atteintes aux droits de l’homme, mais qu’en plus, il a détourné, à son profit, des millions et des millions de fonds publics. Lire la suite...











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