On ne peut pas parler de Victor Jara, des réfugiés politiques chiliens, ni du président Salvator Allende sans parler du coup d'état de Pinochet... aidé de la maison blanche (Nixon) et de la CIA.
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“
Celui qui pense qu’au Chili, un coup d’État militaire se fait comme dans d’autres pays d’Amérique, avec un simple changement de garde à la Monnaie, se trompe drôlement. Ici, si l’armée sort de la
légalité, il y aura un bain de sang.
”
Mais c'est bien son vaste programme de renationalisation qui va créer le plus de remous. Les Américains apprécient peu de voir leurs compagnies de cuivre expropriées sans autre forme de procès. Les
grands trusts chiliens comme le ITT financent l'opposition de droite soutenue par la CIA.
lire la suite ici http://societe.fluctuat.net/Salvador-Allende.html
En fait les étatsuniens n'aiment pas qu'on touche à leur porte monnaie rempli de dollards, alors ils se permettent tout, parce qu'ils sont les plus
forts et les plus riches. Mais ils sont parfois aussi les plus cons... ternants.
L'histoire a prouvée mainte fois que la supprématie d'un peuple sur les autres a toujours une fin...
Les étatsuniens n'ont pas de leçons de démocratie à donner à qui que ce soit, surtout après:
- le massacre des tributs indiennes...
- l'esclavage des noirs...
- l'intervention de la baie des cochons,
- l'intervention désastreuse au Vietnâm,
- le coup d'état au chili
- le démantellement de l'Irak
et j'en passe...
Et s'ils ont débarqués en juin 40 sur les côtes françaises, c'est par intérêt, afin de bloquer l'avancée des troupes soviétiques le plus loin possible, à
l'est...
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Aliende fut élu par suffrage universel.
Pinochet destitua le président élu démocratiquement avec l'aide des Etats Unis lors du coup d'état du 11 septembre 1973.
Où étiez-vous ce jour là?
Qui a dit qu'on était tous chiliens ce jour là? Personne
Le 11 septembre 2001, retour de manivelle brutal! C'est la guerre sur le térritoire étatsunien...
Où étiez-vous ce jour là?
Qui a dit qu'on était tous américains ce jour là? Pas moi
11 septembre... 1973 et 2001... deux dates qui se télescopent
On ne peut pas effrontément se moquer des droits de l'homme et du citoyen, se vouloir les champions de la démocratie, et permettre à un dictateur de prendre le
pouvoir dans un pays pour les simples raisons:
- que le président élu est socialiste!
- Qu'il nationalise les entreprises tenues par les capitaux étrangers (surtout Etatsuniens).
- Et que de toute façon dans leur pré carré, les EU peuvent faire ce qu'ils veulent...
C'est simple pour un étatsunien de base, le capitalisme c'est "tout pour moi rien pour les autres", le socialisme c'est le partage (théorique ) des richesses...
Mais c'est très dur pour un rapace de laisser un petit os au faible. A la seule pensée que celà puisse se produire, ça le dérange...
D'ailleurs l'emblème des EU c'est bien un rapace...
On ne peut pas éfrontément bafouer les lois de la démocratie ...
Si les terroristes ont choisi cette date du 11 septembre, ce n'est peut-être pas un hasard... Le message est tout simplement clair: cessez de vous prendre pour
les caïd du monde dit civilisé...
" Nous sommes tous Américains..."
Et bien non désolé, j'aurais plutôt tendance à être du côté des faibles qui luttent pour leurs libertés.
Parceque ça fait un bien infini de botter le cul à un caïd ... Ha!
Pygargue sur le cadavre d'une baleine
comme les EU sur celui de la république chilienne!
Pinochet ou l'arrogance mussolinienne...
à MDR si ce n'était pas si tragique!
18 décembre 2006
L’establishment américain, pleurant Pinochet,
affiche son attrait pour le fascisme
Bill VAN AUKEN
[Ce mythe du « miracle chilien » et le supposé crédit qui revient à Pinochet pour avoir établi la base - construite avec le sang et
les os de ses dizaines de milliers de victimes - d’une renaissance du libre marché sont répétés ad nauseam par pratiquement toutes les sections des mass médias.]
WSWS, 14 décembre 2006.
Si les événements politiques des six dernières années ont prouvé quelque chose, c’est bien qu’il n’y a pas au sein de l’establishment dirigeant
américain de véritable engagement pour les droits démocratiques et les formes démocratiques de pouvoir. Dans la période relativement courte depuis 2000, l’élite dirigeante américaine a supervisé
le vol d’une élection nationale, le déclenchement d’une guerre illégale, l’abrogation des droits constitutionnels les plus fondamentaux et la légalisation de la torture.
La mort cette semaine de l’ancien dictateur chilien soutenu par les Etats-Unis Augusto Pinochet a offert l’occasion de vérifier encore une fois
cette tendance politique générale.
Alors qu’au Chili lui-même, la mort d’un individu qui a imposé un régime de terreur pendant 17 années a engendré des manifestations spontanées
de célébration, avec des accents de profond regret qu’il lui fut permis de mourir dans un hôpital militaire plutôt que la cellule de prison qu’il méritait entièrement, au sein des couches de
l’élite du monde des affaires et de la finance américains qui ont le plus d’influence, sa mort fut l’occasion de le pleurer et de lui rendre hommage.
Le comité éditorial du Wall Street Journal, par exemple, a publié un éditorial mardi intitulé « Le paradoxe
Pinochet ». Le comité éditorial du journal, qui reflète généralement les vues de droite de la Maison-Blanche de Bush elle-même, a averti ces lecteurs que « la véritable histoire [de
Pinochet] est plus compliquée » que celle d’un dictateur militaire qui a aboli les libertés.
L’éditorial est truffé de distorsions grossières et de mensonges évidents. Il affirme, par exemple, que « La notion populaire que les
Etats-Unis ont approuvé le coup ou soutenu la torture de Pinochet n’a pas résisté à l’analyse historique ». Au contraire, les documents publiés par l’administration Clinton (même si les
preuves les plus incriminantes des dossiers de la CIA et du Pentagone sont toujours classées secrètes) montrent clairement que le gouvernement américain était entièrement informé des plans pour
le coup du 11 septembre 1973, comme des assassinats et des tortures qui suivraient, et les ont entièrement soutenus. De plus, ils ont confirmé le rôle des administrations de Nixon et Ford qui ont
cherché à désamorcer les critiques internationales du régime barbare établi par Pinochet.
Le Wall Street Journal continue en avançant l’argument que le coup était justifié peu importe ses conséquences.
« Contrairement aux mythes, [le président chilien du Parti socialiste, Salvador] Allende n’a jamais été populaire au Chili. »
Dès 1972, affirme le Wall Street Journal, le gouvernement Allende était lui-même devenu un gouvernement répressif menaçant
« d’emprisonner les journalistes », une fausse accusation qui origine de la CIA et faisait partie de sa campagne de déstabilisation. En fait, la presse de droite, que la CIA a aidée en
la finançant et lui procurant des articles, a pu mener ses provocations jusqu’au coup d’Etat.
L’éditorial condamne aussi Allende pour « les pénuries et l’inflation galopante » sous son gouvernement, des conditions qui étaient
dues en grande partie a l’intention déclarée de l’administration Nixon de grandement perturber l’économie pour faciliter le départ d’Allende. Le crédit et les exportations ont été coupés, alors
que l’argent coulait à flot pour aide les entreprises à organiser des grèves des affaires qui touchaient durement des secteurs importants de l’économie.
« Le nombre officiel de morts sous le régime Pinochet est de 3197, affirme le Wall Street Journal. Il est estimé que
2796 de ceux-là sont morts dans les deux premières semaines de la lutte entre l’armée et les milices armées par Allende. »
Vraiment ? Combien de soldats sont morts dans cette « lutte » ? Selon les estimées les plus crédibles, un total de 33
personnes sont mortes le jour du coup lui-même, moins de la moitié de celles-ci étant des membres de l’armée ou de la police et certains d’entre eux furent tués pour avoir refusé de soutenir
l’action militaire. Les mille et les mille qui sont morts après le coup, et les estimations les plus crédibles sont de trois à dix fois le nombre officiel, ont été enlevés, torturés et assassinés
dans des camps de concentration et des prisons secrètes sans jamais avoir été accusés, ne parlons pas d’avoir été jugés.
Il n’y a pas eu de « lutte » hormis quelques actes isolés de résistance inégale précisément parce qu’Allende a rejeté les demandes par
les sections les plus militantes des travailleurs chiliens pour des armes.
En déformant volontairement ces faits, les rédacteurs du Wall Street Journal justifient et approuvent le massacre et la
torture. Évidemment, les rédacteurs reconnaissent que « Des libertés civiles ont été abrogées et des opposants torturés. » Toutefois, le Wall Street Journal
poursuit : « avec le temps, et le retour de la propriété privée, la loi et une économie plus libre, les institutions démocratiques sont aussi revenues ».
LIENS:
- sur evene.fr biographie de Allende
- le monde diplomatique le rêve brisé...
-
Salvador Allende
- film...
- sur latina.com vidéo sur la mort de Pinochet: débat itélé