Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Comme les blocs erratiques poussés par les glaciers, ce blog se laisse porter par le courant de la vie: en abordant l'actualité, l'humour, le cinéma, la BD, la photo, la littérature, la musique,...etc...sans ce prendre le choux.

Publicité

Histoire de Sparte



Fichier:Menelaion.jpg
Les ruines du Ménélaion, près de Sparte












Fichier:Helmed Hoplite Sparta.JPG
Hoplite casqué dit « Léonidas »,
 Ve siècle av. J.-C.,
Musée archéologique de Sparte





Guerres médiques


Dès le VIe siècle , Sparte s'est intéressée à l'Asie Mineure, par exemple concluant une alliance avec Crésus. Au début du règne de Cléomène Ier, cependant, elle se montre plus isolationniste, refusant ainsi en 499 d'appuyer la révolte des cités d'Ionie contre les Perses, pour consolider son empire péloponnésien. En 491, quand Cléomène parvient à se débarrasser de Démarate, les choses changent. Les Spartiates jettent dans un puits les envoyés de Darius Ier venus demander la terre et l'eau, acte symbolique d'acceptation de l'hégémonie universelle des Achéménides, et dépêchent des renforts aux Athéniens — renforts qui, du fait de la fête des Karneia, arrivent trop tard pour Marathon.

En 481, quand Xerxès réclame de nouveau la terre et l'eau à toutes les cités grecques, Athènes et Sparte exceptées, c'est à Sparte qu'est naturellement confiée la tête de la ligue panhellénique, y compris pour la flotte, et ce malgré l'hégémonie maritime d'Athènes. Après avoir renoncé à défendre la Thessalie, les Spartiates menés par Léonidas défendent courageusement le défilé des Thermopyles, retardant considérablement l'avancée des Perses et permettant à la flotte de se replier à Salamine. En revanche, la victoire de Salamine est due aux Athéniens, qui doivent presque recourir au chantage pour convaincre de se battre dans le détroit, alors que le navarque Eurybiadès, chef de la flotte, souhaite se replier sur l'isthme de Corinthe.

En 479, les victoires de Platées et de Mycale sont sous commandement spartiate. Le roi Léotychidas II est envoyé détruire le pont de bateaux établi par les Perses sur le Bosphore, pour empêcher un retour perse, mais une tempête accomplit cette tâche pour lui. Avec le retour de la paix, Sparte propose d'abandonner les cités ioniennes, trop lointaines, mais se heurte à l'opposition d'Athènes, de même que pour leur suggestion de chasser de l'Amphictyonie de Delphes les cités coupables de médisme, d'alliance avec les Perses — nommément, la Thessalie.




Guerre du Péloponnèse

Sitôt les guerres médiques terminées, Sparte s'inquiète de la puissance croissante d'Athènes, auréolée de ses victoires contre les Perses. Poussée par Égine et Corinthe, elle interdit à la cité de rebâtir ses murailles, détruites par les Perses. Cela n'empêche pas Athènes de quitter la ligue panhellénique pour aller fonder la ligue de Délos. Sparte est à deux doigts de commencer une guerre, mais renonce finalement. Quelques tensions ont lieu, mais les relations entre les deux cités restent bonnes jusqu'en 462, quand Sparte renvoie un contingent athénien dirigé par Cimon et venu l'assister en pleine révolte des Hilotes. C'est alors la rupture, scellée par l'ostracisme du laconophile Cimon.

Les hostilités à proprement parler commencent en 457, à l'appel de Corinthe. S'ensuivent une série de victoires et de défaites pour les deux cités, qui aboutit en 451 à une paix de 5 ans, mais les relations restent tendues. En 446, la révolte de Mégare et de l'Eubée relance le conflit : Sparte, à la tête de cités coalisées, ravage l'Attique. Le roi Pleistoanax est même accusé de corruption, n'ayant pas poursuivi son offensive, et on l'oblige à s'exiler. En 433, enfin, l'affaire de Corcyre amorce la guerre du Péloponnèse.

Malgré la crainte de voir Athènes sortir de son statut de brillante second de Sparte, tous les Spartiates ne sont pas enthousiastes à l'idée d'une guerre qui s'annonce longue, même si personne à l'époque n'imaginait qu'elle durerait 27 ans. L'éphore Sthénélaïdas est partisan de la guerre immédiate, mais le roi Archidamos s'oppose à lui. Le vote de l'Assemblée est incertain : on doit recourir à la procédure exceptionnelle du vote par déplacement (voir ci-dessous). Il est certain qu'il aurait mieux valu, pour Sparte, faire la guerre en 440, avant la défection de Samos, qui la prive d'une puissante marine. Les dernières négociations entre les deux cités auraient probablement pu sauver la paix, malgré ce qu'en dit Thucydide.

De fait, la guerre est longue, Périclès ayant eu l'idée d'abandonner l'Attique aux pillages réguliers de Sparte, pour accueillir sa population dans Athènes même, protégée par les Longs Murs. En 425, c'est même la défaite humiliante de Sphactérie : 120 Pairs, appartenant pour la plupart aux grandes familles spartiates, sont faits prisonniers sur un îlot. Sparte doit rendre sa flotte pour récupérer ses hoplites. C'est un grand traumatisme : pour la première fois, on voit des Égaux se rendre, sans se battre jusqu'au bout. En 421, la paix de Nicias est la bienvenue.

Malgré tout, les tensions restent présentes. Sparte et Athènes s'affrontent même, en 418, à Mantinée, en dehors du territoire des deux cités. Athènes en conclut que Sparte a rompu les traités, et la guerre reprend dès 415. Athènes lance l'expédition de Sicile, qui se solde par un désastre. La révolte des cités ioniennes de la ligue de Délos permettent à Sparte de s'imposer : en 404, Athènes assiégée capitule.

Sparte la contraint à raser les Longs Murs, sur dix stades de chaque côté et à entrer dans la ligue du Péloponnèse. Les Spartiates hésitent pourtant quant à la forme de gouvernement à lui donner. Tout le monde s'accorde sur la nécessité de mettre fin à la démocratie, mais faut-il une oligarchie radicale sous tutelle spartiate, ou une oligarchie plus modérée, sans garnison spartiate ? Le roi Lysandre, grand artisan de la victoire sur Athènes, impose la tyrannie des Trente, mais l'autre roi, Pausanias Ier, laisse ensuite les Trente tomber et fuir avec leurs partisans, pour soutenir les oligarques modérés restés à Athènes. Pourtant, à son retour à Sparte, il est soumis à jugement, et huit ans après son acquittement, est condamné quand Athènes reprend les armes contre Sparte.



http://www.lesbelleslettres.com/Resources/titles/22510100018910/Images/22510100018910L.gif
Étranger, va dire à Sparte que nous gisons ici par obéissance à ses lois.

480 avant Jésus-Christ, les Perses, menés par Xerxès, fabriquent deux ponts de bateaux sur l’Hellespont pour envahir la Grèce. D’après Hérodote, c’est une armée de 2 millions d’hommes qui déferle du nord et une puissante flotte de 1 207 trières (plus de 500 000 hommes) qui s’approche des côtes hellènes. C’est le début de la deuxième guerre médique. Août 480, 300 guerriers originaires de Sparte menés par leur roi Léonidas décident de retarder l’ennemi qui se dirige vers Athènes pour l’incendier. Seul passage entre la Thessalie et la plaine de l’Attique, un étroit défilé coincé entre la montagne et la mer, les Thermopyles. Durant 3 jours, les Spartiates tiendront tête héroïquement aux assaillants en surnombre avant de succomber jusqu’au dernier autour du cadavre de leur roi. Quelles sources ont perpétué cet exploit insensé, ce sacrifice courageux, cet acte patriotique, ce symbole d’abnégation ? Quels textes anciens nous permettent d’imaginer le caractère trempé de ces guerriers jusqu’au-boutistes ? Quels auteurs antiques nous parlent de l’organisation de cette société spartiate qui fut plus tard, à différentes époques, le support de nombreuses idéologies totalitaires ? Qui nous décrit ces Barbares, ce peuple d’Asie aux coutumes si différentes des Grecs ? Qui étaient leurs chefs, Xerxès et Léonidas ? Hérodote, Eschyle Lysias, Xénophon et Plutarque nous racontent…

Toutes ces traductions sont extraites des collections des Universités de France, Classiques en poche et La Roue à Livres, publiées aux Éditions Les Belles Lettres.



Ciné Live
1 mai 2007
  "Ce livre recense les principaux textes dédiés à cet affrontement mythique, commentés par Jean Malye, spécialiste et talentueux vulgarisateur de l'histoire antique."








L'éducation des jeunes spartiates

 

 


Joël Borduas (Histoire et civilisation)

 


Il ne fait aucun doute que Sparte, cité-État du Péloponnèse, a joué un rôle prépondérant dans l’histoire de la Grèce antique. Reconnue pour le courage, la résistance et l’efficacité de son infanterie au combat, cette cité belliqueuse présentait également une société extrêmement unie et fonctionnelle, hautement hiérarchisée, où la raison d’État primait toujours sur l’individu. Totalement soumise à la volonté des aînés, l’éducation rude et exigeante imposée aux jeunes Spartiates avait-elle un impact suffisant pour que ceux-ci constituent la base d’une société docile et guerrière ? Pour répondre à cette question, nous analyserons les liens entre les différents aspects de l’éducation des jeunes à Sparte ainsi que leurs effets sur la personnalité et le caractère des individus.


L’éducation donnée aux jeunes Lacédémoniens (Spartiates) était probablement la plus physiquement éprouvante qui ait existé. Si les faibles n’avaient aucune place dans cette société, ce n’était pas par cruauté mais par nécessité. En effet, la société spartiate était composée à environ 97% d’hilotes, esclaves sans liberté travaillant pour les Égaux, (homoioi), citoyens aristocrates, seuls à posséder des droits civiques et dont les enfants étaient également les seuls à recevoir l’instruction militaire dont il est question ici. Pour garder la domination sur cette impressionnante population asservie, les Égaux se devaient d’être forts, puissants et infaillibles physiquement. Ainsi, chaque enfant nouveau-né était présenté par son père à un conseil des Anciens qui décidait si l’enfant était digne de devenir citoyen spartiate ou non. « S’il est jugé faible ou contrefait, il est jeté sans merci aux Apothètes, gouffre voisin du Taygète. » Parfois, un enfant rejeté avait plus de chance. Il était simplement abandonné dans la ville et peut-être était-il recueilli par une âme charitable, probablement un hilote !!!


Une fois l’enfant officiellement approuvé par les Anciens, il était laissé aux soins de sa mère jusqu’à l’âge de sept ans. À ce tournant de sa jeune vie, il était arraché à sa famille pour apprendre la dure vie du Spartiate modèle, entouré de jeunes de son âge. La famille ne constituait pas un noyau social très important dans la société spartiate; il arrivait même que des maris demandent à de jeunes hommes robustes de féconder leurs femmes, elles-mêmes vertueuses et de solide constitution, afin de donner naissance à des enfants génétiquement bien prédisposés. Même si le mari adoptait ensuite cet enfant, ce croisement n’avait souvent pour but que de perpétuer une race forte pour l’État spartiate. Ainsi, dès le début, les enfants étaient perçus davantage comme un apport pour le bon fonctionnement de la cité que comme un motif de fierté familiale.


Dès l’âge de sept ans, on rassemblait les enfants en plusieurs groupes, sous la surveillance d’un instructeur nommé paidonome et de quelques jeunes auxiliaires. Les jeunes étaient contraints de s’organiser eux-mêmes en une sorte de micro-société (la bande) dont ils choisissaient un chef et où ils devaient coopérer en vue du bon fonctionnement général. Ils vivaient toujours ensemble, partageant les jeux, les travaux et obéissant à une discipline stricte. Par ce mode de vie, on voulait leur inculquer le respect de la hiérarchie auquel ils seront soumis plus tard.


À l’âge de douze ans, le jeune qu'on appelait pais, passait à un autre niveau d’éducation. On lui fournissait un seul manteau grossier qu’il portait en tout temps et on le soumettait à l’autorité de chefs plus âgés qui avaient pour mandat de resserrer la discipline. Par exemple, les maigres rations ne lui permettant pas de se nourrir à sa faim, on encourageait le jeune pais à voler de la nourriture en ville. Par contre, s’il était surpris dans l’acte, on le rouait de coups et on le fouettait, non pas parce qu’il avait  commis un larcin, mais bien parce qu’il s’était fait prendre. Ainsi les jeunes Spartiates continuaient de s’endurcir physiquement, tout en pratiquant la ruse; ils apprenaient par la même occasion à devenir des individus autonomes. Les pais dormaient ensemble dans un dortoir, sur des paillasses de roseaux. C’est là que commençait une tradition purement dorienne - celle des relations amoureuses, sinon sensuelles, entre enfants et adultes - qui était nécessairement liée à la vie commune et séparée que menaient les jeunes mâles.  «Entre l’amant et l’enfant qu’il avait distingué s’établissait une étroite solidarité; l’amant servait à la fois de tuteur et de modèle, et ces liens d’une nature si particulière, que l’on retrouve chez d’autres peuples doriens, créaient une émulation qui servait à développer encore la valeur guerrière. »


À seize ans, au tournant de l’adolescence, les pais devenaient des ilènes. À cette époque de leur instruction, les jeunes ilènes passaient par une longue et éprouvante succession d’initiations et d’épreuves diverses, ponctuée de danses et de fêtes. La dernière de ces épreuves, celle qui consacrait le passage de l’ilène à un « homme fait », était dénommée la cryptie. Elle consistait en un exil du jeune éphèbe (ilène de dix-huit à vingt ans) en dehors des limites de la ville, où celui-ci devait subsister en volant sa nourriture tout en évitant le moindre contact avec des Égaux spartiates. De nombreuses interprétations existent sur cette épreuve ultime, certaines racontant que les ilènes la subissant se voyaient octroyer le droit de surprendre et de tuer tout hilote qu’ils trouveraient attardé sur son champ, après la tombée de la nuit.


Après environ treize années d’entraînement physique intense, de discipline étouffante, de tests et compétitions où il devait prouver sa valeur, le jeune Spartiate était enfin considéré comme un homme fait, un homme libre ayant sa place parmi les Égaux.  Pourtant, avant l’âge de trente ans, le jeune homme devenu hoplite (fantassin) devait encore dormir et habiter avec ses camarades et cela, même s’il était marié. De plus, il n’avait que très peu de droits politiques et devait poursuivre le service militaire jusqu’à l’âge de soixante ans, moment où il pourra enfin faire partie de la Gérousia, le conseil des Anciens. Habitué à la rigueur de la discipline militaire qui régnait dans sa cité, le guerrier spartiate ne se plaignait pas de son statut et faisait preuve de patience silencieuse. Son instruction avait fait de lui un membre productif et obéissant de la société et un combattant hors pair, ce qui, sans conteste, faisait de l’armée de terre spartiate la plus efficace et disciplinée de toute la Grèce antique. Par ailleurs, les Spartiates semblent avoir eu un réel talent pour la musique, grâce à leur grande maîtrise du rythme et, bien qu’étant lettrés uniquement par nécessité, leurs pensées se formulaient avec précision et concision, véhiculant des concepts bien définis d’honneur et de vertu qui affirmaient avec force la suprématie lacédémonienne.

 


Bien qu’étant une oligarchie fort restrictive au niveau des droits, la société spartiate, contrairement à la démocratie établie à Athènes, permettait une participation relativement importante des femmes au sein de la société. Premièrement, les femmes spartiates, contrairement aux Athéniennes, n’étaient pas confinées au gynécée; elles pratiquaient entre elles, au même titre que les garçons, des activités physiques diverses. De plus, elles portaient des tuniques légères et, comme les hommes, participaient nues à certaines cérémonies. Bien que n’ayant aucune possibilité de siéger à un poste dans l’organisation politique spartiate, les femmes prenaient pleinement la place qui leur revenait et avaient souvent beaucoup d’influence auprès de leurs maris. Leur éducation, similaire à celle des hommes, leur permettait également de constituer des éléments productifs essentiels au fonctionnement et au maintien de la société spartiate, ne serait-ce que pour la perpétuation de ces guerriers solides, fiers et belliqueux.

 


Ainsi, on peut affirmer sans crainte de se tromper que l’éducation des jeunes a eu un lien direct et évident sur le type de société observé à Sparte. En effet, leur éducation était une opération complète les préparant aux épreuves et aux situations, aussi bien civiles que militaires, qu’ils auraient à affronter plus tard. Les jeunes Spartiates, devenus Égaux, étaient donc parfaitement préparés au maintien d’une société répondant en tous points aux valeurs qui leur avaient été inculquées.

SOURCE








Hoplite, détail du
cratère de Vix
d'inspiration laconienne,
 vers 510 av. J.-C.



     L’armée occupe une place particulière à Sparte, cité où tous les citoyens en âge de porter les armes sont censés être des hoplites (fantassins lourds) à temps plein et, en conséquence, subissent depuis leur enfance une éducationPéloponnèse et plus largement, dans toute la Grèce. qui doit les préparer au combat. Elle est également le vecteur de la puissance spartiate dans le

     Seule capable de mener à bien des manœuvres complexes sur le terrain, elle apparaît aux Grecs comme un modèle d'efficacité et de discipline : Plutarque écrit que la seule réputation des hoplites spartiates « frappait d'effroi leurs adversaires qui, même avec des forces égales, ne se croyaient pas capables de lutter sur un pied d'égalité contre des Spartiates. »



Organisation

     Comme les autres cités grecques, Sparte accorde une prépondérance marquée au fantassin lourd, l' hoplite , au détriment des archers et des autres troupes légères, ainsi que de la cavalerie. Elle se distingue cependant en ce que tous les citoyens en âge de porter les armes (20-60 ans) doivent servir comme hoplites, et non la fraction la plus riche, comme c'est le cas ailleurs.

     Les Périèques (habitants du pourtour de Sparte) combattent également comme hoplites, et même des Hilotes : les 700 Hilotes commandés par Brasidas en Chalcidique, pendant la guerre du Péloponnèse, en sont récompensés par un affranchissement. Par la suite, Sparte crée des unités de Néodamodes , des Hilotes portant l'armure lourde, employés en renfort et en garnison.




Organisation tactique

     Sur le champ de bataille, les hoplites sont groupés par sections, les énomoties, qui comptent normalement un représentant de chaque classe mobilisée — 35 avant la bataille de Leuctres, 40 après. Elles se déploient par ordre d'âge croissant, les jeunes, fraîchement issus du parcours éducatif spartiate, se trouvant au premier rang. ThucydideVe siècle av. J.-C.) décrit de manière détaillée la composition de l'armée qui combat à la première bataille de Mantinée :



     « Il y avait au combat (…) sept bataillons, ou loches ; chaque bataillon comptait quatre compagnies, ou pentécostyes, et la compagnie quatre groupes, ou énomoties. Pour chaque groupe, quatre hommes combattaient au premier rang. En ce qui concerne la profondeur, ils n'étaient pas tous rangés de la même manière : cela dépendait de chaque chef de bataillon ; mais, en règle générale, ils se mirent sur huit rangs. »



     Selon Xénophon qui, tout comme Thucydide, était un officier combattant et représente donc une autorité tout aussi valable, il n'y a que deux énomoties pour la pentécostye, deux pentécostyes pour un loche et quatre loches pour un more, ou régiment, commandé par un polémarque. Six mores forment une armée.



<

Statue d'un hoplite
casqué, peut-être
Léonidas,
 Ve siècle av. J.-C.,
musée archéologique de Sparte
Équipement

 


    Les hoplites spartiates portent l'équipement hoplitique classique : bouclier rond, casque, cuirasse et cnémides. Ils se distinguent des autres hoplites grecs par le port des cheveux longs et d'un manteau court de couleur pourpre.

    À partir du Ve siècle av. J.-C., probablement, le bouclier porte un emblème distinctif de chaque cité, en l'occurrence un Λ (lambda) pour « Laconie » ou « Lacédémone ». Dans une des comédies d'Eupolis, la seule vue des lambdas sur les boucliers ennemis suffit à faire trembler de peur le Cléon de théâtre. Inversement, en 392 av. J.-C., l'harmoste spartiate Pasimachos emprunte des boucliers sicyoniens marqués d'un Σ (sigma) pour tromper des Argiens, qui s'avancent au combat sans méfiance. Certains préfèrent arborer un emblème personnel sur leur bouclier, par exemple une mouche grandeur nature.



Idéologie


    La discipline spartiate se nourrit de l'importance particulière accordée à la « belle mort », c'est-à-dire la mort au combat, avec des blessures par-devant. Le citoyen mort à la guerre a droit à une stèle inscrite à son nom, alors que les autres doivent se contenter de tombes anonymes. Inversement, ceux qui survivent sont suspects ; la mise au ban du corps social attend les lâches, les tresantes . Cette idéologie héroïque n'est pas sans motivations pratiques : l'efficacité de la phalange repose sur sa cohésion. Rester ferme à son poste est donc un devoir civique, mais aussi un gage de survie

    Sparte apparaît aux autres cités grecques comme une spécialiste du combat : décrivant la cérémonie des ordres donnés le matin par le roi à ses troupes, Xénophon note : « si vous assistiez à cette scène, vous penseriez que tous les autres peuples ne sont, en fait de guerre, que des improvisateurs, et que les Lacédémoniens seuls sont vraiment des artistes en art militaire. » Ses critiques lui reprochent même de n'être que cela : pour Platon, l'organisation politique de Sparte est « celle d'une armée en campagne plutôt que de gens vivant dans des villes ». Les historiens préfèrent aujourd'hui relativiser l'image d'une Sparte militariste. En effet, comme dans toutes les cités grecques, l'armée spartiate n'est pas un élément distinct du corps social ; la discipline de la phalange est d'inspiration civique, et non l'inverse.




LIENS

HISTOIRE DE SPARTE CHEZ:

WIKIPEDIA

GRECE BLEUE.NET

le blog de l'internaute








le film

http://www.dvdrama.com/imagescrit2/3/0/0/300_haut2.jpg




















Adaptation

300 est l'adaptation du roman graphique homonyme de Frank Miller évoquant la bataille des Thermopyles en 480 avant Jesus Christ. D'abord dévoilé sous forme de série par Dark horse Comics, le roman a été publié en entier pour la première fois en 1999.



Deuxième film de Zack Snyder

300 n'est que le deuxième long métrage de l'Américain Zack Snyder. Après avoir fait ses preuves dans la publicité, il s'était fait remarquer avec son premier film, L'Armée des morts, remake de Zombie de George A. Romero. Sorti sur les écrans français en 2004, après avoir été présenté à Cannes en séance de minuit, le film avait alors largement séduit la presse et les spectateurs .



Entre rêve et réalité

Comme pour le comics de Frank Miller, les faits relatés dans 300 sont inspirés d'une véritable bataille mais ils n'hésitent toutefois pas à prendre certaines libertés volontaires avec l'histoire, comme l'explique Zack Snyder : " Je ne voulais pas d'un film figé, je voulais faire pénétrer dans l'univers imaginé par Frank. 300 n'est pas un drame historique, ni un récit linéaire. Ce n'est pas davantage une reconstitution, c'est une expérience inédite." Et Gerard Butler d'ajouter : "C'est un peu comme si quelqu'un avait assisté à cette bataille, puis l'avait revêcue en rêve de A à Z. Le film se veut une représentation concrète, mais il se réclame aussi de l'imaginaire et de l'hyperréalisme, comme il convient à une histoire pleine de passion, de brutalité, d'intrigues politiques et d'émotions."




La bataille des Thermopyles

Entre 481 et 480 avant Jésus Christ, les cités grecques, menacées par l'armée perse de Xerxès, doivent surmonter leur querelle et s'unifier pour éviter l'invasion. Un contingent regroupant entre 7 000 et 10 000 hommes est ainsi chargé de ralentir l'avancée de Xerxès au défilé des Thermopyles (les "portes chaudes", nommées ainsi à cause des sources chaudes qui y sont situées). Après avoir perdu de nombreux hommes en mer à cause d'une violente tempête, Xerxès affronte finalement les troupes grecques menées par Léonidas 1er. Celui-ci, profitant du terrain, inflige de lourdes pertes au roi perse (près de 20 000 hommes dont beaucoup d'Immortels, les troupes d'Elites de Xerxès). Un traître grec du nom d'Ephialtès indique alors à Xerxès un passage qui lui permettrait de contourner le défilé et de prendre l'armée de Léonidas à revers. Quand le roi de Sparte se rend compte de la manoeuvre, il renvoie une partie de son armée, et reste sur place avec 1000 guerriers dont 300 hoplites spartiates avec lesquels il se battra jusqu'à la mort. Depuis, un monument a été bâti sur place pour rendre hommage au sacrifice de Léonidas qui est depuis devenu un véritable symbole de la résistance grecque.



Fonds bleus

A l'instar de Capitaine Sky et le monde de demain et de Sin City (déjà inspiré d'un roman graphique de Frank Miller), 300 a entièrement été tourné sur fonds bleus et verts.



Un plan = un effet

La réalisation de l'atmosphère visuelle était essentielle pour Zack Snyder : "Les gens vont au cinéma pour vivre une expérience originale, explique-t-il. C'est ce que nous avons tenté de leur apporter. Qu'il s'agisse des paysages, des batailles, de l'action, de l'architecture, chaque image du film constitue un effet visuel." " Pour cela il s'est appuyé sur une technique baptisée "crush" consistant à "écraser" les couleurs sombres pour valoriser et renforcer leur éclat. Au final, près de 1300 effets visuels ont été réalisés.





Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article