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Comme les blocs erratiques poussés par les glaciers, ce blog se laisse porter par le courant de la vie: en abordant l'actualité, l'humour, le cinéma, la BD, la photo, la littérature, la musique,...etc...sans ce prendre le choux.

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Littérature: Yasunari Kawabata (川端 康成)

 

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KAWABATA Yasunari

(Osaka, 14/06/1899 - 16/04/1972)





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Jeunesse


1899 (ère Meiji) - Le 14 juin Kawabata Yasunari, deuxième enfant d'une famille prospère et cultivée, vient au monde à Ōsaka. Né prématuré à sept mois, il restera de santé fragile toute son existence. Sa sœur Yoshiko est de quatre ans son aînée.

Son père, Eikichi, médecin à Ōsaka fit ses études de médecine à Tokyo. Fin lettré, amateur de poésie chinoise et de peinture, il meurt de tuberculose en janvier 1901.

Sa mère, Gen, née Kuroda, précédemment mariée au frère de son époux, est issue d'une famille fortunée. Après le décès de son mari, elle retourne dans sa maison natale du village de Toyosato en périphérie d'Ôsaka avec ses deux enfants, mais décède de la même maladie en janvier 1902. À trois ans, Yasunari est orphelin.

Séparé de sa sœur qui est recueillie par sa tante, il est élevé par ses grands-parents paternels qui vivaient dans le village de Toyokawa, autre district de la région d'Ōsaka. Ceux-ci tentèrent de pallier le vide affectif traumatisant causé par la disparition de ses parents. Son grand-père Kawabata Sanpachirô, notable local féru de science divinatoire et un temps fabricant de médecine chinoise, avait vendu ses terres pour investir dans des placements qui causèrent sa ruine. 1906 - Yasunari entre à l'école primaire de Toyokawa où il fera une brillante scolarité malgré sa santé précaire.



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1909 – Décès de Yoshiko. Il n'assistera pas à l'enterrement de cette sœur dont il n'a gardé « au fond du cœur aucune image » sa famille voulant éviter de lui infliger une fois encore l'épreuve d'une cérémonie funèbre mais cela l'empêchera de faire le deuil réel de la jeune fille. Sa grand-mère meurt en septembre.

1912 (ère Taishô) - En avril, il entre au collège d'Ibaraki distant de cinq kilomètres qu'il parcourt à pied. Il décide cette année là de devenir écrivain et consacre désormais son temps libre à la lecture et à ses premières tentatives de création littéraire.

Resté seul avec son grand-père, des liens très étroits se tissent entre le petit fils et le vieil homme pendant leurs huit années de vie commune.

1914 - Affaibli et devenu aveugle, celui-ci décède en mai dans sa soixante quinzième année. Yasunari est alors recueilli pendant six mois par un oncle de sa famille maternelle au village de Toyosato.

Il écrit cette année là son premier opus littéraire: « Jûrokusai no nikki » (Journal de ma seizième année) qui ne sera publié que onze ans plus tard (1925) puis édité dans « Shônen » (L'adolescent) en 1948.

Depuis son plus jeune âge, Yasunari fut donc durement confronté à la disparition précoce de sa cellule familiale et cette expérience douloureuse qui se retrouvera ultérieurement dans ses écrits semble être une des clés de son rapport obsessionnel à la solitude et à la mort (Ramasser des ossements, 1916; L'abonné des funérailles, 1923; Les sentiments d'un orphelin, 1924; Le visage de la morte, 1925; Voiture funéraire, 1926 etc.).

1915 - Yasunari entre comme pensionnaire au lycée de Ibaragi en janvier (il y restera jusqu'à la fin de ses études en 1917). Grand lecteur de littérature contemporaine et classique japonaise ainsi que de littérature occidentale, il envoie de courts essais à différents quotidiens et revues. Certains textes seront publiés.

1916 - Il est nommé responsable de chambre ce qui place sous son autorité Kiyono, jeune compagnon à la féminité prononcée. Complexé et obnubilé par un physique qu'il jugeait ingrat, convaincu de sa laideur, Yasunari nourrit une véritable passion sans exutoire charnel envers le séduisant Kiyono qu'il nommera lui-même « mon amour homosexuel » (in « L'adolescent »).

1917 - En septembre Yasunari monte à la capitale et réussit à entrer au Premier Lycée de Tôkyô (section littérature anglaise) passage obligé pour intégrer l'Université Impériale. Cette séparation générera une correspondance épistolaire entre les deux amis jusqu'en 1921.

1918 - À l'occasion d'un voyage dans la péninsule d'Izu, Yasunari rencontre une troupe de théâtre ambulant où évolue une superbe danseuse. L'émotion esthétique de cette rencontre et la féerie du lieu font naître dans la psychologie amoureuse du jeune homme de 19 ans un nouveau désir érotique qui se juxtapose à celui éprouvé pour Kiyono. Cette expérience marquante sera la source de son premier roman « Izu no odoriko » (La danseuse d'Izu, publiée en 1926).

Depuis lors, pendant dix ans, il retournera à Yugashima, l'une des principales stations thermales d'Izu. Cet épisode montre que les écrits de Yasunari sont inspirés de faits réels parfois autobiographiques et, dans le cas ci-dessus, d'autres récits se référeront plus ou moins explicitement à cet épisode : « Souvenirs de Yugashima » 1922, « Le grondement de la montagne » 1949-1954, « Le lac » 1954, « Les belles endormies » 1960-1961.

1919 - Yasunari et ses amis forment un cercle libre de littérature moderne. Il.publie la nouvelle « Chiyo » (Chiyo) dans la revue de la société amicale du Premier Lycée de Tôkyô. À cette époque il se lie d'amitié avec le futur écrivain Kon Tôkô (1898-1977) dont le père l'initie au spiritisme.

1920 - En juillet il obtient son diplôme du Premier Lycée de Tôkyô ce qui lui permet de s'inscrire à l'Université Impériale de Tôkyô, faculté de Littérature, section Littérature anglaise. Il optera l'année suivante pour la section Littérature japonaise. Désireux avec d'autres camarades de lancer la sixième série de la revue du cercle de l'université, Shinshichô (Pensée nouvelle), il rencontre à ce sujet l'écrivain Kikuchi Kan qui deviendra son protecteur.




http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/41/Nobel_prize_winners_1968.jpgKawabata en compagnie des autres récipiendaires du Prix Nobel de 1968





1921 - En février, lancement de la sixième série de Shichinchô où il fera paraître successivement plusieurs nouvelles importantes dont « Shôkonsai ikkei » (Tableau de fête en hommage aux soldats morts) et « Abura » (Huile). Par l'entremise de Kikuchi Kan il fait la connaissance de Yokomitsu Riichi (1898-1947) qui restera un ami fidèle et son principal compagnon sur la route du modernisme. Il rencontre également Akutagawa Ryûnosuke (1883-1927), Kume Masao et quelques autres futurs écrivains de sa génération.

À l'occasion d'une réunion d'étudiants dans un café proche du lycée supérieur d'Ichikô à Hongô, Yasunari fait la connaissance de Itô Hatsuyo, jeune serveuse de 14 ans qui le laisse d'abord indifférent. Peu après cette rencontre le café cesse son activité et Hatsuyo part vivre chez ses parents adoptifs dans un temple de Gifu situé dans une région montagneuse au centre de l'île. Entraîné par un de ses amis, Miaki, il continue à voir la jeune fille et, contre toute attente, décide de l'épouser. Très étonnés ses amis suivent la préparation du mariage. Yasunari fait part de ses intentions au père d'Hatsuyo et soumet son projet à son protecteur Kikuchi Kan qui lui offre de bon cœur plus de 200 yens. Cette somme importante sert à louer un logement pour recevoir la future épouse. Environ un mois après cette décision Hatsuyo envoie une lettre incompréhensible pour rompre les fiançailles (in « L'extraordinaire » ou « Le feu du sud »).

Aux yeux de Yasunari, Hatsuyo représente la femme idéale et, malgré la fin tragique de leur courte relation, l'ombre de la jeune fiancée hantera longtemps l'esprit de l'écrivain. Son empreinte est décelable dans de nombreux personnages féminins qui parsèment son œuvre.

 





Yasunari Kawabata

 

 

 

 

Kawabata Yasunari est né à Ôsaka (1899-1972). Son père était médecin, homme cultivé aimant la poésie et la peinture. Il mourut de tuberculose en 1900. Yasunari vécut donc avec sa mère qui déménagea dans la banlieue d’Osaka jusqu'à ce qu'elle meure à son tour de la même maladie. Yasunari fut accueilli par ses grands parents paternels. Son grand-père était un petit notable local qui avait vendu ses terres pour investir dans des secteurs moins traditionnels. Mais ce fut la ruine. Entre l'âge de deux ans et celui de sept ans, Yasunari vécut cependant une période relativement heureuse jusqu'aux décès de sa grand-mère en 1906 puis de sa soeur en 1909.

Assuré de l’amour de ses grands-parents, il n'en ressentit pas moins l'absence de son père et de sa mère dont il ne pouvait se souvenir. Trente à quarante photos de son père lui était restées, qu'il perdit toutes au fil de ses fréquents déménagements. Commencèrent donc à se dessiner en lui les peurs et les rêves qui parcourent son oeuvre.

Pendant les huit années qui suivirent la mort de sa grand mère, le jeune Yasunari resta seul avec son grand-père, un vieillard aveugle. Des liens très étroits se créèrent entre eux. Malade, le grand père de Yasunari s'éteignit en mai 1914, dans sa soixante quinzième année.

En cette même année, Yasunari écrivit son journal intitulé Journal de ma seizième année qui fut publié onze ans plus tard, soit en 1925 (à lire dans L'Adolescent (1948)). Ce journal est considéré comme sa première oeuvre littéraire.

Yasunari passa les six mois qui suivirent chez son oncle puis entra à la pension du lycée de Ibaragi en janvier 1915. Devenu responsable de chambre dès 1916, il eut sous sa responsabilité, Kiyono, un jeune homme à la féminité prononcée.

Obnubilé par son physique qu'il trouvait ingrat et convaincu de sa laideur, Yasunari trouva l'amour auprès de Kiyono, son camarade de chambrée, dans ce qu'il appela lui même « mon amour homosexuel ». Après le départ de Yasunari pour Tôkyô en septembre 1917, une longue correspondance épistolaire s'établit entre les deux jeunes hommes, qui ne se terminera qu'en 1921. Cette relation apparaîtra dans L'Adolescent (1948). Il est également intéressant de constater les points communs qui peuvent exister entre cette période de sa vie dont l'érotisme, l'aspiration à la beauté et la communication affective se retrouvent dans Les Belles Endormies (1960-61), Le Lac (1954) ou Le Grondement de la montagne (1949-54).

Mais ces romans proches de ses propres expériences restent cependant moins liés à sa vie que La Danseuse D'Izu (1926). Cette étape de la vie de Kawabata correspond au voyage pour Yugashima qu'il fit en 1918. Alors âgé de dix neuf ans, il y rencontra une magnifique danseuse dans des décors enneigés (ce qui n'est pas sans rappeler Pays de neige (1935-47)).

En 1919, âgé de 20 ans, il appartient à un cercle littéraire très libre et amical. Les membres se rencontrent dans un café considéré à la mode en cette sortie de Première Guerre mondiale. Il y fera la connaissance de Hatsuyo que l’auteur appellera Michiko dans ses récits, jeune serveuse âgée de quatorze ans à qui il ne porta que très peu d'intérêt. Le café ferma cependant ses portes peu après, et elle partit vivre avec ses parents adoptifs dans un temple de Gifu situé dans les montagnes du centre du Japon. Malgré ce départ, Yasunari continua à la fréquenter et décida de l'épouser. Ses amis, étonnés, assistèrent à la préparation du mariage. Un mois après la décision de se marier, elle lui fit parvenir une lettre incompréhensible pour rompre les fiançailles. C'est à lire absolument dans L'Extraordinaire ou Le Feu du Sud tant elle pourrait prêter à rire si le contexte n'était pas aussi tragique.

La véritable carrière d'écrivain de Kawabata débuta deux ans plus tard. Cette Hatsuyo qu'il savait ne plus jamais revoir laissa son empreinte dans ses écrits. Représentant pour lui la femme idéale, son ombre va se poser sur les nombreux personnages féminins qui habitent ses oeuvres. Il se maria quand même cinq ans plus tard. Mais malgré ce mariage, la présence d'Hatsuyo le hante. Douze ans plus tard, bien que cet événement soit considéré par certains comme fictif même s'il est présent dans Lettres à mes parents, il la revit, mais il en fut déçu.

Son imagination positive basée sur la perfection d'Hatsuyo va laisser place à une phase de désillusion pendant laquelle il va se remettre en question. Quant à l'image qu'il garde de la femme dans ses récits, ce ne sera plus celle d'Hatsuyo, brisée par la réalité, mais une représentation analogue bâtie sur ses propres fantasmes. C'est donc au début des années 30 qu’il atteint son interprétation définitive de l'existence : à la fois contemplative et irréelle, un monde imaginaire où une beauté fictive se mêle à ses propres craintes.

Son oeuvre fut récompensée en 1968 par le prix Nobel de littérature. Il fut le premier écrivain japonais à avoir reçu cette distinction. Yasunari Kawabata se donna la mort le 16 avril 1972 à Zushi, près de Yokosuka.

 

 

 


Bibliographie

Kyôto. Éd. originale Albin Michel, 1971/Livre de poche, 1987.
La Danseuse d’Izu. Éd. originale Albin Michel, 1973/Livre de poche, 1984.
Le Lac. Éd. originale Albin Michel, 1978/Livre de poche, 1985.
Pays de neige. Éd. originale Livre de poche, 1982/Albin Michel, 1996.
• Les belles endormies. Éd. originale Livre de poche, 1982/ Éd. Albin Michel, 1983.
Le Grondement de la montagne. Éd. originale Livre de poche, 1986/ Albin Michel,1988.
Le Maître ou le tournoi de go. Éd. originale Livre de poche, 1988/Albin Michel, 1992.
Chronique d’Azakuza. Éd. originale Albin Michel, 1989/Livre de poche, 1992.
L’Adolescent. Éd. Albin Michel, 1992.
Les Servantes d’auberge. Éd. originale Livre de poche, 1993/ Albin Michel, 2000.
Tristesse et beauté. Éd. originale Livre de poche, 1996/Albinh Michel, 2000.
Récits de la paume de la main. Éd. originale Albin Michel, 1999/Livre de poche, 2001.
Nuée d’oiseaux blancs. Éd. Livre de poche, 2001
Correspondance avec Mishima. Éd. Livre de poche, 2002.
Romans et nouvelles sous étui. Éd. Livre de poche, 2002.
La Beauté tôt vouée à se défaire, suivi de Le Bras. Éd. Albin Michel, 2003.








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Éditions Livre de poche, traduit du japonais par R. Sieffert.

 

Eguchi est un homme de soixante-cinq ans. Conseillé par un ami, il se rend dans une mystérieuse auberge fréquentée par des vieillards en mal de plaisir où l'on peut dormir avec de jeunes filles sous narcotique que rien ne peut réveiller. Ce sont les « belles endormies ». Egushi peut les toucher, les caresser, les sentir, mais la stricte loi de la maison lui interdit d'aller plus loin. Il n'a pas le temps d'aimer ces filles qu'il ne revoit plus après son réveil. Il se maintient donc à cette frontière érotique. Il se demande s'il aime ces filles, et s'il peut leur faire l'amour. Mais il ne fait ni l'un ni l'autre. Ces nuits sont érotiques, mélanges de désir, de retenue et de frustration. Cette maison des Belles Endormies sera l'occasion pour Eguchi de revenir sur son passé. Car le mal d'Eguchi est la vieillesse. Sa « maladie » qui le fait glisser vers la mort et lui fait éprouver le sentiment, très dur au demeurant, de ne plus pouvoir être digne de la seule raison de vivre de l'homme, soit la femme. Et il refuse de se comparer à ces vieillards qui fréquentent cette maison, car la beauté leur est devenue inaccessible avec l'âge. Ce mal, Eguchi le refuse en se remémorant ses aventures de jeunesse avant de se retrouver inévitablement face à la triste vérité, face à une jeune fille endormie à ses côtés. Et il est assailli par ses désirs. Le désir de rompre le silence, le désir de donner la mort, le désir de voir une réaction volontaire pour lui montrer qu'il n'est pas arrivé au point où sa passion pour l'amour s'est éteinte. Une femme nue que rien ne peut sortir de son sommeil, donnée en pâture aux fantasmes d'un homme, ne satisfait pas Eguchi qui voit en cet état de fait sa propre mort.

Je considère ce livre comme le meilleur de Kawabata. L'érotisme se situe à mi-chemin entre l'amour et le sexe, dans un fragile équilibre entre les sentiments et les sens. La difficulté et la beauté de l'érotisme consistent à rester sur cette frontière, sans glisser ni dans l'amour ni dans le sexe . Les Belles Endormies est une méditation sur des thèmes chers à l'auteur, tels que la mort, la solitude, l'amour et l'érotisme.

 

 

 



 

Kawabata Yasunari
川端康成

(1899-1972)

Informations biographiques

Kawabata Yasunari est, sans conteste, l'un des écrivains majeurs de la littérature moderne japonaise. Né en !899 à Ôsaka et orphelin dès son plus jeune âge, Kawabata connait une enfance très solitaire. Il poursuit pourtant de brillantes études et, après avoir créé avec ses amis la sixième série de la revue Shinshichō (Nouvelle pensée), il sort diplômé de l'université de Tôkyô en 1924.

Il participe également à la rédaction du tout jeune mensuel Bungei Shunjū (Les Annales littéraires) et, en 1924, fonde en compagnie de Yokomitsu Riichi la revue Bungei Jidai (L'Epoque littéraire) dans laquelle il publie, deux ans plus tard, Izu no odoriko (La Danseuse d'Izu) ; Kawabata est d'ores et déjà considéré comme l'un des représentants les plus doués de l'école néosensualiste. Après s'être attaché dans plusieurs romans à décrire la vie de bohème dans le quartier populaire d'Asakusa, il entreprend en 1935 la rédaction de ce qui reste sans doute son chef-d'œuvre absolu : Yukiguni (Pays de neige), qu'il n'achèvera qu'en 1947.

Elu président du Pen Club japonais en 1948, Kawabata publie par la suite certains de ses plus grands romans, parmi lesquels on peut citer Sembazuru (Nuée d'oiseaux blancs, 1949-1951), Yama no oto (Le Grondement de la montagne, 1949-1954) ou Nemureru bijo (Les Belles Endormies, 1960-1961).

En 1968, il reçoit le prix Nobel de littérature, ce qui contribue à faire largement connaître son œuvre en Occident. Pourtant, deux ans après le suicide de son ami Mishima Yukio, il met lui-même fin à ses jours en 1972.



Pour en savoir plus sur l'œuvre du prix Nobel de Littérature 1968 :




Cette étude est centrée sur la notion de l'ambiguïté qui selon Cécile Sakaï domine l'œuvre de Kawabata et caractérise son univers, au modèle de sa vie dont la biographie recèle de nombreuses obscurités.

Liens Internet

Bibliographie des œuvres de Kawabata Yasunari traduites en français

 

 

http://www.shunkin.net/images/titre3.png

http://www.shunkin.net/Auteurs/?author=62

 

 





In English


http://www.dynamictic.info/wp-content/uploads/2007/12/anglais.gif

Biography



Born in Osaka, Yasunari was orphaned when he was four, after which he lived with his grandparents. He had an older sister who was taken in by an aunt, and whom he met only once thereafter, at the age of ten (July 1909). Kawabata's grandmother died when he was seven (September 1906), and his grandfather when he was fifteen (May 1914).

Having lost all close relatives, he moved in with his mother's family (the Kurodas). However, in January 1916, he moved into a boarding house near the junior high school (comparable to a modern high school) to which he had formerly commuted by train. After graduating from junior high school in March 1917, just before his 18th birthday, he moved to Tokyo, hoping to pass the exams of Dai-ichi Koto-gakko (First Upper School), which was under the direction of Tokyo Imperial University. He succeeded in the exam the same year and entered the humanities faculty as an English major (July 1920).












Kawabata Yasunari Museum Kawabata graduated in 1924, by which time he had already caught the attention of Kikuchi Kan and other noted writers and editors through his submissions to Kikuchi's literary magazine, the Bungei Shunju.

In addition to fiction writing, Kawabata also worked as a reporter, most notably for the Mainichi Shimbun. Although he refused to participate in the militaristic fervor that accompanied World War II, he also demonstrated little interest in postwar political reforms. Along with the death of all his family while he was young, Kawabata suggested that the War was one of the greatest influences on his work, stating he would be able to write only elegies in postwar Japan. Still, many commentators detect little thematic change between Kawabata's prewar and postwar writings.

Kawabata apparently committed suicide in 1972 by gassing himself, but a number of close associates, including his widow, consider his death to have been accidental. Many theories have been advanced as to his reasons, among them poor health (the discovery that he had Parkinson's disease), a possible illicit love affair, or the shock caused by the suicide of his friend Yukio Mishima in 1970. Unlike Mishima, Kawabata left no note, and since (again unlike Mishima) he had not discussed significantly in his writings the topic of taking his own life, his motives remain unclear. However, his Japanese biographer, Takeo Okuno, has related how he had nightmares about Mishima for two or three hundred nights in a row, and was incessantly haunted by the specter of Mishima. In a persistently depressed state of mind, he would tell friends during his last years that sometimes, when on a journey, he hoped his plane would crash.








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川端康成



 

川端康成

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川端康成(1899年6月14日-1972年4月16日),世界知名的日本新感觉派作家。他在1968年获得诺贝尔文学奖,是获得该奖项的首位日本作家。

川端康成生于京都附近的大阪府,祖辈为地方有名的富贵,家道中落后迁于东京,其父亲习医。川端康成两、三岁时父母病故,祖父将他带回大阪府扶养,他唯一的姐姐则寄养在另一亲戚处。由于身体孱弱,川端康成的幼年生活是封闭式的,几乎没有与外界的接触,而这种过分的保护并没有改善他的健康,反而造就了他忧郁、扭曲的性格。上学后这种生活有所变化,但不幸又接踵而来,川端康成的祖母、姐姐,祖父相续过世,这种对于死亡的体验给他留下的恐惧的影响是一生的。孤独的川端康成一边拒绝现实中的热量,一边在文字的世界里绘制着想象中热量,那个时候他开始阅读《源氏物语》,在他的一生中,这本书是另一个重大的影响,评价他的作品就不可避免的要提到《源氏物语》。中学时,川端康成对于《源》还仅仅一知半解,但就他所能体会到的感觉,他开始尝试自己写作。

1970年三島由紀夫切腹自殺,不少作家趕到現場,只有川端康成獲准進入。川端很受刺激,對學生表示:「被砍下腦袋的應該是我」。三島自殺之後17個月,他也選擇含煤气管自杀,未留下隻字遺書。兩人相繼自殺留給了後人無數的疑問。














Dans ma bibliothèque:

http://www.images.hachette-livre.fr/media/imgArticle/LgfLivreDePoche/2008/9782253132691-G.jpg

résumé

- Ossements / Histoire du visage de la morte
- La Mer / La Danseuse d’Izu / Une page folle
- Le Pourvoyeur de cadavres / Les Servantes d’auberge
- Chronique d’Asakusa / Illusions de cristal
- Elégie / Bestiaire / Pays de neige
- Le Maître ou le Tournoi de go / Retrouvailles
- Nuée d’oiseaux blancs
- Le Grondement de la montagne / La Lune dans l’eau
- Le Lac / Les Belles Endormies / Kyôto
- Tristesse et Beauté

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