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Comme les blocs erratiques poussés par les glaciers, ce blog se laisse porter par le courant de la vie: en abordant l'actualité, l'humour, le cinéma, la BD, la photo, la littérature, la musique,...etc...sans ce prendre le choux.

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天安門廣場... Tian'anmen... la porte de la paix celeste!



天安門廣場




Fichier:Tiananmen Square-180Degree.jpg
Vue panoramique de la place



Il est à constater que les libertés sont mises au rencard, autant par les politiques de droite et d'extrême droite, que par celles de gauche et d'extrême gauche... ( voir le billet sur le Chili...) dès lors qu'elles gênent le pouvoir en place.

Sur le cercle vicieux de la politique de répression, les deux extrêmes se rencontrent au même point, celui de la privation des libertés, quelle qu'elles soient.

Et c'est toujours le faible qui prend les coups de crosses, jusqu'au jour où... on lui donne un fusil!

Quelqu'un a dit:" la violence est le dernier refuge de l'incompétence...". Mais parfois il vaut mieux être pris pour un incompétent que pour un esclave.


Raf



Fichier:Tiananmen Square.jpg

Génération Tian'anmen : avoir vingt ans en Chine
VOIR LE FILM


http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/ill/2009/05/20/h_9_ill_1195177_protraitzachmann.jpg


Patrick Zachmann a rejoint Magnum en 1985.

Il se consacre à des reportages au long cours, qui mettent au jour la complexité des communautés dont il questionne l'identité et la culture.

A l'issue d'un projet personnel sur l'identité juive, il publie en 1987 Enquête d'identité. En 1989 l'ensemble de son travail est récompensé par le prestigieux Prix Niépce.

Patrick Zachmann poursuit une étude de la diaspora chinoise à travers le monde, qui engendre en 1995 la publication du livre W. ou l'œil d'un long-nez. Entre 1996 et 1998, il réalise le court-métrage La Mémoire de mon père, puis le long-métrage sur la disparition des traces de la mémoire, notamment au Chili, Allers-retour.

En 2006, il a entamé un nouveau projet en Chine, qu'il appelle Confusions chinoises. Il réalise de 2006 à 2008 à Marseille, Bar Centre des autocars, un film sur ce que sont devenus dix jeunes en difficulté qu'il avait connu et photographié il y a vingt ans. L'ensemble de son travail sur la banlieue et l'immigration sur une période de 25 ans est exposé à la Cité nationale d'histoire de l'immigration , à Paris (mai à octobre 2009).

Patrick Zachmann vit à Paris.

 




http://www.bjdyw.com/Article/UploadFiles/200611/20061122135537916.jpg

Une belle place mais, dans les mémoires, elle restera tâchée de sang pour l'éternité






International




Quand le mouvement de grève de la faim se déclenche le 13 mai et que l'occupation de la place Tiananmen devient effective, la population pékinoise s'est largement rangée aux côtés des étudiants.
Quand le mouvement de grève de la faim se déclenche le 13 mai et que l'occupation de la place Tiananmen devient effective, la population pékinoise s'est largement rangée aux côtés des étudiants. Crédits photo : AP



Dans la nuit du 3 au 4 juin 1989, l'Armée populaire de libération ouvre le feu sur les jeunes contestataires qui manifestent depuis plusieurs semaines dans la capitale. C'est la fin du «printemps de Pékin».

Il y aura vingt ans exactement cette nuit, le sang coulait au cœur de la capitale d'un pays que, durant une décennie pourtant, le monde avait regardé s'adonner avec frénésie aux réformes. La Chine venait de connaître six semaines où le cours de l'histoire avait débordé, dépassant tout le monde, le pouvoir comme le camp prodémocratique.

Tout a commencé le 15 avril 1989, avec l'annonce de la mort du réformateur Hu Yaobang, dont la popularité n'a cessé de grandir depuis qu'il avait été limogé deux ans auparavant. Des étudiants se rendent alors en grappes pour lui rendre hommage devant le monument aux héros place Tiananmen. Ils ne veulent pas renverser le régime, juste obtenir une réaffirmation de la réforme politique. Le 20 avril, ils sont des milliers à se rendre devant l'entrée de Zhongnanhai, la «nouvelle cité interdite» des barons communistes, pour demander la «réévaluation du rôle de Hu Yaobang», plus de liberté d'expression et moins de corruption. Devant l'absence de réponse, hormis quelques coups de matraque, le mouvement va se structurer. Dans les universités, les étudiants créent des associations autonomes pour remplacer les unions officielles liées au Parti.


[...]

L'ordre est donné le 3 juin de nettoyer la place à tout prix. Mais les consignes stipulent que le sang ne coule pas sur Tiananmen. De fait, la plupart des morts seront à déplorer dans les avenues adjacentes ou dans différents quartiers de la capitale. Lynchages de soldats, tirs contre des barrages humains de civils, la violence court avec la nuit qui avance. «Avec mon mari, nous avons cherché notre fils Wu Xiangdong toute la nuit, raconte Xu Jue, une adorable femme de 70 ans, qui était géographe chercheur à l'époque. On a vu une foule se déchaîner contre un soldat. Je n'ai pas compris. Et puis j'ai vu ces mêmes soldats abattre un rang entier de manifestants qui barraient la rue. Je ne comprenais plus rien. C'était terrible.» Après avoir couru tous les hôpitaux, le couple ne retrouvera son fils qu'au petit matin. Mort, son cadavre aligné auprès d'autres dans le garage à vélos de l'hôpital. Il avait 21 ans.

Aujourd'hui, avec bien d'autres «mères de Tiananmen», Xu Jue a écrit son histoire, archivée sur un site américain «pour que la mémoire ne meure pas». Elle montre la chemise que portait son fils à Tiananmen, bardée des signatures de ses amis. Son testament, aussi, écrit le 20 mai, quand la loi martiale a été instaurée. «Mes chers parents, pardonnez-moi si je ne suis pas très obéissant, a écrit le jeune homme, mais ce que je fais est digne de mon nom chinois». Officiellement, la «tempête politique» de mai 1989 a fait 241 morts. Xu Jue ne demande aujourd'hui que trois choses : que la vérité sur les faits et le bilan des victimes soient rétablis, que l'on dise officiellement qui a donné l'ordre de tirer et qu'une indemnité soit donnée aux familles, «pas pour l'argent, mais pour le principe». Et que l'État de droit et la liberté d'expression ne soient pas aussi en retard sur le développement économique. «L'année dernière, j'ai voulu aller me recueillir sur la tombe de Zhao Ziyang, dit-elle, six policiers m'ont arrêtée et emmenée dans une voiture. Un grand pays peut-il traiter comme cela une femme âgée, dont le seul crime est d'avoir perdu son fils il y a vingt ans ?»

 

 

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Logo Courrier International

 


Des centaines de milliers de Chinois réunis sur la place Tian'anmen, 2 juin 1989

 


On fit donner une armée de petits soldats, arrivés de nuit à marche forcée, sans armes, suant à grosses gouttes sous leur barda.Quelques milliers de Pékinois tombés de leurs lits s’élançaient encore une fois pour leur barrer la route. Dix hommes en maillot de corps unissaient leurs muscles pour arracher les barrières des trottoirs et les disposer en obstacle en travers de l’avenue Chang’an. "Allez-vous en, on ne veut pas de vous ici !". A quelques centaines de mètres de la place Tian’anmen, les citadins scindaient la colonne en deux, par leur simple pression. Ils agrippaient les soldats un à un, les extirpaient énergiquement des rangs, et les entouraient. "Pourquoi viens-tu nous réprimer, toi qui fais partie de l’armée du peuple ?" On lui fauchait sa gourde ou son sac, on l’éloignait de ses camarades pour lui faire la leçon.


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Marianne2
Un étudiant chinois devant les chars de Tian’anmen
Un étudiant chinois devant les chars de Tian’anmen

Exclusif : «J’étais à Tian’anmen» par Cai Chongguo

Tian’anmen et son massacre… déjà vingt ans ! Les téléspectateurs de plus de trente ans se souviennent encore des images exceptionnelles qui nous sont parvenues de Pékin durant le printemps 1989. Il y eut d’abord des rassemblements « bon enfant » sur la place Tian’anmen, des gerbes de fleurs offertes à l’ancien Secrétaire du parti Hu Yaobang, mort le 15 avril, dont tous avaient admiré les initiatives réformistes et son désir d’atténuer les souffrances des plus démunis.

Puis la température a monté, les torses se sont dénudés, des milliers, des dizaines de milliers de jeunes (et moins jeunes) Chinois se sont rassemblés quotidiennement sur cette place immense. Le mois de mai a connu ses heures d’exaltation, de joies et de craintes. Le passage de Michael Gorbachev à Pékin, venu pour la première fois rencontrer ses homologues chinois, dont Deng Xiaoping, l’homme fort du pays, marqua les esprits, et suscita des revendications inspirées de la politique soviétique de l’époque, placée sous le signe de l’ouverture et de la transparence. Personne n’imaginait encore que le mur de Berlin allait s’effondrer six mois plus tard, que l’Union soviétique était sur le point d’imploser, que l’Europe de l’Est allait bientôt revenir sous l’influence de la grande Europe, libre et démocratique… 


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PÉKIN CORRESPONDANT

Il est généralement convenu de penser que les jeunes étudiants chinois ont oublié le massacre de Tiananmen - vingt ans après l'événement du 4 juin 1989 - perpétré contre leurs camarades de l'époque.

Dans cette Chine dont le régime a su tirer de la pauvreté une partie de la population et qui est devenue un acteur essentiel de la scène internationale, l'enthousiasme pour les idéaux démocratiques des étudiants de 1989 semble-t-il incongru aux jeunes Chinois d'aujourd'hui ?

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Renforcement policier, le 1er juin 2009, sur la place Tiananmen, à Pékin, à l'approche du 20e anniversaire de la répression sanglante contre les étudiants chinois.
Renforcement policier, le 1er juin 2009, sur la place Tiananmen, à Pékin, à l'approche du 20e anniversaire de la répression sanglante contre les étudiants chinois./David Gray / Reuters

CHINE - Le pouvoir craint des manifestations, alors qu'approche le 20e anniversaire de la répression sanglante contre les étudiants...

Les mesures de sécurité ont été nettement renforcées place Tiananmen, à Pékin, où les visiteurs étaient questionnés lundi par la police, et les journalistes refoulés. L'appareil sécuritaire a été mobilisé de crainte que certains ne commémorent la répression sanglante des manifestations étudaintes.

Il y a 20 ans, l'écrasement de la «rébellion contre-révolutionnaire» menée par les étudiants, dans la nuit du 3 au 4 juin 1989, avait fait de 241 morts à plusieurs milliers. La place Tiananmen, coeur du pouvoir en Chine communiste que les étudiants avaient occupée pendant sept semaines, est l'une des places les plus surveillées au monde. Cette nuit sanglante est un véritable tabou en Chine.


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Tian’anmen sous la poussière de l’Histoire

Philippe Paquet

Mis en ligne le 03/06/2009

La répression de juin 1989 reste un tabou inviolable dans la Chine des réformes. La population elle-même préfère se concentrer sur la hausse de son niveau de vie.

Tian’anmen, pour ceux qui avaient l’âge de vivre ou de suivre cet événement, fut un épisode capital dans l’histoire de la Chine contemporaine, un moment d’espoir ou d’illusion, un point de rupture. Pour la jeune génération, pour les Chinois qui ont vingt ans aujourd’hui, qui fréquentent l’université et se préparent à exercer un métier intéressant et lucratif dans la Chine "des réformes et de l’ouverture au monde", Tian’anmen ne parle pas beaucoup plus que la Révolution culturelle ou la guerre civile. Le printemps 1989, la terrible répression dans la nuit du 3 au 4 juin, c’est du passé lointain, si pas de la science-fiction.


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Tiananmen, place forte

Un gigantesque coup de théâtre, une révolution avortée, une tragédie sanglante. Tout commence lorsqu’une nuée d’étudiants se mettent à camper au cœur de Pékin sur la «place de la Paix-Céleste», sous le portrait de Mao Zedong, des semaines durant. Nourris de marxisme, ils chantent à tue-tête l’Internationale communiste et déclament le célèbre «donnez-moi la liberté ou la mort» de la révolution américaine. Une jeunesse mobilisée par l’injustice, la corruption des apparatchiks et surtout le désir patriotique de faire, enfin, de la Chine, un pays riche et moderne. «C’est pourquoi il nous faut la démocratie», disent-ils… La population les soutient et certains, au sein du pouvoir, sympathisent avec cet idéal.

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Tiananmen dans le texte

Un homme observe l'une des images historiques de la répression des manifestations de la place Tiananmen, dans d'une exposition retraçant les événements de l'époque, à Hong Kong.

REUTERS/Bobby Yip

Un homme observe l'une des images historiques de la répression des manifestations de la place Tiananmen, dans d'une exposition retraçant les événements de l'époque, à Hong Kong.

 


Il y a vingt ans, les manifestations de la place Tiananmen étaient réprimées dans le sang. Retour en images sur 3 mois qui ont fait l'histoire, avec les archives de l'INA.

 


Les débuts du mouvement

Le 15 avril, l'ancien Secrétaire général du parti communiste chinois, Hu Yaobang, meurt d'une crise cardiaque. Rapidement, les étudiants font de l'ex-dirigeant réformiste -limogé par Deng Xiaoping en 1986- le symbole de leur contestation.


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Place Tian'anmen , un homme, des chars, vue de l'intérieur... - unknown

La vidéo prise lors des manifestations de la place Tian'anmen à Pekin. Enfin presque....







Un étudiant chinois devant les chars de Tian’anmen:

Sur France inter, le photographe, en fait un des photographes, car il y a plusieurs versions de cette photo, disait que l'on ne connaissait pas cet homme, ni ce qu'il a dit, ni a qui il s'est adressé...

Il monte sur le char, discutte avec les militaires...

Il a deux sacs en mains lorsqu'il monte, il n'en a plus qu'un lorsqu'il redescent...

On ne le voit que de dos, on ne connait pas le type du char...

Et bien ce film dévoile un peu du mystère qui entoure cette scène.

Elle se déroule en fait quelques jours après le massacre de la place
Tian’anmen...

http://www.rue89.com/files/20070206tiananmeninside2.jpg




 FRANCE INTER





L’histoire d’une image.

A Pékin le 5 juin 1989 au lendemain des massacres de la place Tienanmen, un homme, chemise blanche, deux sacs plastiques à la main, immobilise un char.

Quatre photographes immortalisent cet instant, devenu un symbole mondial de l’opposition pacifique.

Adrien GOMBEAUD, journaliste et critique de cinéma.

IL raconte l’histoire de cette image dans ce livre « L’homme de la place Tiennamen » publié dans la collection Médiathèque au édition du Seuil.




































LIENS


divers articles sur wikio.fr

dont celui-ci
NOUVELOBS.COM | 03.06.2009 | 14:56

Une résolution votée par la Chambre des représentants appelle à libérer tous les prisonniers politiques toujours détenus par Pékin, 20 ans après la répression.

 

 

 

Le Congrès américain a appelé mardi 2 juin la Chine à lancer une enquête sous l'égide des Nations unies sur la répression de Tiananmen il y a 20 ans et à libérer tous les prisonniers politiques encore détenus en lien avec ces manifestations. [...]

Et l'enquête concernant les répressions de la CIA au Chili, c'est pour quand?





 



"Lorsqu'on entant des bruits de bottes,
Danger! Les militaires sont dedant...
Mieux vaut se retirer dans sa grotte
Et dans la peur, laisser passer le vent..."

Proverbe chinois



http://www.sxjzwb.com/gn/UploadFiles_3290/200810/20081002105028338.jpg


http://www.anshun.gov.cn/upfiles/gov_PIC/2008/10/2008100112361973499.jpg




L'horreur, âmes sensibles s'abstenir.

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