
La visite d'un chantier de bâtisseurs.
au Moyen Âge
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969 : Fondation de la ville du Caire en Égypte par les Fatimides
qui en font leur capitale.
La ville d'al-Qâhira fut fondée en 969 par le général Jawhar al-Siqilli (le Sicilien) pour le compte du calife fatimide Al-Muizz li-Dîn
Allah, resté dans sa capitale, Mahdia, en Ifriqiyya (Tunisie). Al-Qâhira fut érigée au nord de la ville de Fustat, précédente capitale de l'Égypte arabe depuis 642. Al-Qâhira était la résidence
princière des Fatimides, califes shiites ismailiens tandis que Fustat restait la capitale économique et administrative de l'Égypte. En 1168, pour empêcher qu'elle soit prise par les croisés, elle
fut incendiée pendant quasiment deux mois mais les activités économiques reprirent par la suite.
Après Memphis, Héliopolis, Gizeh et la forteresse byzantine de Babylone, Fustat était une nouvelle cité bâtie comme garnison militaire pour les troupes arabes et sa
location était centrale, accessible depuis le Nil. Fustat devient un centre régional de l'Islam durant la période omeyyade et c'est là que le dernier calife omeyyade, Marwan II, mena son ultime
combat contre les Abbassides. Plus tard, pendant l'époque Fatimide, Al-Qâhira (Le Caire) fut officiellement établie capitale impériale en 969, au nord de Fustat. Le Caire grandit au fil du temps
en absorbant d'autres villes comme Fustat, mais l'année 969 est considérée comme l'année de fondation de la ville moderne.
En 1250, les Mamelouks, soldats esclaves, prirent l'Égypte et la dirigèrent depuis leur capitale jusqu'en 1517, date à laquelle ils furent battus par les Ottomans.
L'armée française du général Bonaparte occupa brièvement l'Égypte entre 1798 et 1801. Méhémet Ali, officier Ottoman, fit du Caire la capitale d'un empire indépendant de 1805 à 1882. La ville
passa alors sous contrôle Britannique jusqu'à l'indépendance de l'Égypte en 1922.
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1189 : Mort du premier souverain Plantagenêt
d'Angleterre.
Après dix ans de conflit de pouvoir avec ses fils Jean et Richard, Henri II d’Angleterre s’éteint à Chinon. Il a alors cédé le pouvoir à celui qui va devenir
Richard Cœur de Lion lors d’un traité signé à Azay-le-Rideau. En constante lutte avec le roi de France Philippe Auguste lors de la fin de son règne, Henri II donna une place centrale à la
Normandie et fut à l’origine de nombreuses réformes qui ont modernisé le royaume anglo-normand. Il est également connu pour l’assassinat de Thomas Becket.

L’assassinat de Thomas Becket.
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1253 : Couronnement de Mindaugas comme roi en Lituanie.
Mindaugas, grand-duc (~1235-1251, 1261-1263), roi de Lituanie (1251-1261)
La Lituanie est alors un vaste territoire dans lequel une couche lituanienne païenne domine une population slave de culture russe byzantine. Mindaugas, chef suprême de Lituanie, après avoir
vaincu les chevaliers teutoniques en Courlande, redoutant une nouvelle croisade, accepte le baptême. Au château de Varuta, près de Navahroudak, il reçoit les envoyés du grand maître de l’ordre et
l’évêque de Kulm, qui lui apportent une couronne de grand-duc.
L'année suivante, il se fait couronner roi de Lituanie par le pape Innocent IV. Il est le premier à porter ce titre.
Il se joint à une révolte des Semigalles contre les chevaliers teutoniques, mais est assassiné en 1263 par les grands restés fidèles au paganisme. Des luttes confuses s’ensuivent pendant un
demi-siècle en Lituanie. Deux camps s’opposent, l’un orienté vers les Teutoniques et l’Eglise allemande, l’autre vers les princes russes et l’orthodoxie byzantine.
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1274 : Lors du IIe concile de Lyon, le Pape Grégoire X et l'empereur byzantin
Michel VIII Paléologue, tentent de réunifier les deux Églises romaines et byzantines.
Le deuxième concile de Lyon est un concile catholique qui s'est tenu à Lyon en 1274. Il a été présidé par le pape Grégoire X,
réunissant environ cinq cents évêques, soixante abbés et plus de mille prélats. La première session s'est ouverte 7 mai 1274, avec cinq sessions additionnelles les 18 mai, 7 juin, 6 juillet, 16
juillet et 17 juillet. Jacques Ier d'Aragon, l'ambassadeur de l'empereur Michel Paléologue et des membres du clergé grec et les ambassadeurs du Khan du Tatar étaient présents.
Les principaux sujets étaient :
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* la conquête de la terre sainte,
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* l'union des églises d'Orient et d'Occident,
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* l'élection pontificale.
Thomas d'Aquin avait été convoqué au concile, mais mourut en route à Fossanova. Bonaventure de Bagnorea était présent aux quatre premières sessions, mais
mourut à Lyon le 15 juillet.
Souhaitant en finir avec le schisme entre Rome et Constantinople, Grégoire X avait envoyé une ambassade à Michel Paléologue et avait
demandé aux chefs latins dans l'est de limiter leurs ambitions. Le patriarche de Constantinople Georges Akropolitès et d'autres dignitaires orientaux arrivèrent à Lyon le 24 juin, présentant une
lettre de l'empereur. Le 29 juin, Grégoire X célébra la messe dans l'église Saint-Jean, où les deux partis prirent place. Les Grecs lurent le symbole de Nicée, avec l'addition occidentale
controversée du Filioque, chanté trois fois. Le concile était apparemment un succès, mais n'a pas fourni une solution durable au schisme.
Charles Ier Robert, ou Charobert d'Anjou-Sicile (Károly Róbert en Hongrois) né en 1288, mort à Visegrad le 16 juillet 1342, roi de Hongrie de
1308 à 1342, fils de Charles Martel de Hongrie et de Clémence de Habsbourg. Son père porta le titre de roi de Hongrie sans chercher à faire valoir ses droits sur ce trône.
Il était le fils du fils aîné de Charles II d'Anjou, roi de Naples, mais à la mort de son grand-père, son oncle Robert l'évinça et s'empara du trône. Il se
rendit alors en Hongrie pour faire valoir ses droits, mais l'appui du pape le desservit, le pape y étant alors impopulaire. La mort de son rival, Venceslas III (1306), et l'habileté du légat qui
l'accompagnait convainquirent les États de Hongrie à l'élire roi en 1308.
Ses campagnes militaires portèrent sur l'agrandissement de son royaume et, à la fin de son règne, il contrôlait la plupart des états frontaliers : la Dalmatie,
la Croatie, la Serbie, ... En 1314, il vainquit Matthieu, comte palatin, qui s'était révolté contre lui; mais il fut battu en 1330 par le voïvode de Valachie, et se vit obligé d'aller chercher un
refuge à Naples. Il revint pourtant dans ses Etats, défit ses ennemis, et éleva même la Hongrie à un haut degré de splendeur. Il mourut en 1342, laissant la couronne à son fils Louis.
Il avait épousé en premières noces Marie de Halicz, fille de Lev II, prince de Halicz, et ce mariage resta sans postérité.
En secondes noces, il épousa en 1306 Marie de Silésie († 1315), fille du duc Casimir de Bytom. Il n'eut pas non plus d'enfant de ce mariage.
En troisième noces, il épousa le 24 juin 1318 Béatrice de Luxembourg (1305 † 1319), fille de l'empereur germanique Henri VII de Luxembourg et de Marguerite de
Brabant. Ils eurent un enfant, né et mort en 1319. Béatrice mourut probablement en couches
Enfin, il épousa le 6 juillet 1320 Elisabeth Piast (1305 † 1380), fille de Ladislas Ier le Bref et d'Hedwige Piast. Ils eurent :
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Charles (1321 † 1321)
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Ladislas (1324 † 1329)
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Louis Ier le Grand (1326 † 1382), roi de Hongrie et de Pologne
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André Ier de Naples (1327 † 1345), duc de Calabre, marié à Jeanne Ire de Naples
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Catherine ( † 1355), mariée en 1338 à Henri II, duc de Schweidnitz († 1345)
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Etienne (1332 † 1354), duc de Transylvanie, Slavonie, Croatie et Dalmatie. Il épousa en 1351 Marguerite de Bavière (1325 † 1374) et eut :
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Elisabeth de Slavonie (1352 † 1380), mariée en 1370 à Philippe II de Tarente (1329 † 1374)
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Jean de Slavonie (1354 † 1363)
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1439 : Les Églises de Rome et de Byzance sont temporairement réunies lors du
concile de Florence par le Pape Eugène IV et l'empereur byzantin Jean VIII Paléologue.
Le pape Eugène IV, devant la dérive du noyau dur de Bâle vers un conciliarisme effréné de plus en plus en contradiction avec la
Tradition de l'Église, transfère le concile de Bâle à Ferrare en 1438, et condamne les conciliaristes demeurés en rébellion à Bâle (ce noyau se désagrégera en 1449).
L'une des raisons du transfert à Ferrare est une requête des orientaux : en 1438, l'Église d'Orient, qui cherche du soutien pour faire face à la menace turque,
donne son accord pour participer à un concile œcuménique - ils n'avaient pas participé aux sessions du concile de Bâle -, sous réserve qu'il se situe sur les bords de la mer Adriatique, afin
qu'en cas d'attaque turque les orientaux puissent retourner rapidement dans leur pays.
Au cours de la 16e session, le 10 janvier 1439, le pape proposa aux Grecs de transférer le concile à Florence, la peste s'étant déclarée à Ferrare. L'empereur et le
patriarche y ayant consenti, le concile fut repris à Florence.
Aucun décret n'ayant été publié à Ferrare, soit sur la discipline, soit sur la foi, on ne peut considérer les actes de ce concile que comme les préliminaires de
celui de Florence. Au fond, ces deux conciles n'en font qu'un ; dans les listes, ils ont tous deux rang de 17e œcuménique.
Le déroulement du concile fut perturbé lorsque le patriarche Marc d'Éphèse contesta le rapprochement catholique-orthodoxe.