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Comme les blocs erratiques poussés par les glaciers, ce blog se laisse porter par le courant de la vie: en abordant l'actualité, l'humour, le cinéma, la BD, la photo, la littérature, la musique,...etc...sans ce prendre le choux.

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Les écrivains arabes [4]: Mahmoud Messaâdi


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Mahmoud Messaâdi
محمود المسعدي

Ecrivain et penseur tunisien



Biographie de Mahmoud Messaâdi



Mahmoud Messaadi (محمود المسعدي), né le 28 janvier 1911 à Tazerka et mort le 16 décembre 2004, est un homme politique tunisien et l'un des grands auteurs de la littérature arabe contemporaine.



Auteur de chefs-d' oeuvre de la littérature arabe, traduits dans plusieurs langues, et figure emblématique du monde des lettres, Mahmoud Messaâdi fut un homme politique engagé, notamment pour avoir introduit la généralisation de l'enseignement moderne au lendemain de l'indépendance de la Tunisie en 1956. Il fonda surtout la première université tunisienne en 1960. Mahmoud Messaâdi assuma divers postes politiques et dirigea le ministère de l'Education entre 1958 et 1968, durant le règne du président Habib Bourguiba.

Diplômé de littérature arabe à la Sorbonne, l'écrivain publia un ouvrage philosophique, 'Essoud' (le barrage) et 'Hadatha Abou Houreira kal' (Ainsi parlait Abou Houraira), traduit en français, en anglais, en allemand, en chinois et en russe. Entre 1974 et 1980, il devient membre du conseil exécutif de l'UNESCO.

En 1994, lui est décerné le prix de la culture maghrébine par le président Zine El Abidine Ben Ali qui fait publier ses oeuvres complètes en quatre volumes. Aux yeux du ministère de la Culture et du Patrimoine, dans un vibrant hommage à l'écrivain, 'ses créations littéraires et intellectuelles ont contribué à l'enrichissement de la culture arabe et universelle'.

Mahmoud Messaâdi demeure l'un des plus éminents penseurs tunisiens du XXème siècle.





 



LE BARRAGE
De : Mahmoud Messadi
ARCANTERES, MEMOIRES ET IDENTITES, BIOGRAPHIE, 01/01/1999



AINSI PARLAIT ABOU HOURAYRA
De : Mahmoud Messadi
Actes Sud, SINDBAD, ROMAN CONTEMPORAIN, 01/05/1996




COMPLEMENT BIOGRAPHIQUE:

Pour les générations actuelles Messaâdi est surtout connu par son œuvre littéraire et philosophique d’une profondeur et d’une originalité rares. Le génie créateur de l’auteur du “Barrage” (Essod) et de “Haddatha Abou Houraïra” est déjà ancré dans les esprits des jeunes élèves et étudiants et fait parti intégrante du patrimoine littéraire et de pensée qui fait la fierté des Tunisiens. Mais l’œuvre de Messaâdi est indissociable de sa vie de grand militant, si bien que l’on peut considérer que c’est dans la longue lutte de Messaâdi et du peuple tunisien contre le colonialisme et le sous-développement que s’est forgée cette œuvre. Les personnages de Maïmouna et Ghaïlen dans “Le Barrage” incarnaient tantôt les espoirs et les rêves tantôt la déception de celui qui a consacré sa vie au service de la cause tunisienne. L’enfant prodige de Tazarka, cette localité militante dont le soulèvement donna bien du fil à retordre à l’occupation coloniale en 1952, a à son actif un passé glorieux de militant syndicaliste et destourien ayant côtoyé de près feu Farhat Hached. Après l’indépendance, il fut le père fondateur du nouveau système éducatif tunisien auquel il consacra toute son énergie lorsqu’il a occupé le poste de ministre de l’Education nationale. Son empreinte de grand homme de culture et de penseur de dimension universelle a marqué les acquis de la Tunisie en matière d’enseignement, d’éducation et de culture au fil des générations.

Abdelmajid HAOUACHI

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Messaâdi, l’écrivain, le syndicaliste et l’intellectuel

      L’éminent écrivain et penseur Mahmoud Messaâdi, décédé hier à l’aube, à l’âge de 93 ans, est une figure de proue de la culture, de la littérature et de l’engagement politique en Tunisie. Cet illustre écrivain est décédé après une longue vie de militantisme, sous le protectorat, puis à l’ère de l’indépendance, menée sur divers fronts politiques, syndical, éducatif et culturel.

      Dans le communiqué du ministère de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine annonçant la mort de Mahmoud Messaâdi, l’accent a été mis sur le patriotisme du disparu, son authenticité et son souci de hisser la pensée tunisienne au plus haut rang de la créativité, contribuant ainsi à l’enrichissement de la culture arabe et universelle.

       Ses créations littéraires et intellectuelles étaient, de ce fait, au diapason de son humanisme et des idéaux qu’il n’a cessé de diffuser et de traduire dans toutes ses activités. Au cours de l’Ere nouvelle, Mahmoud Messaâdi a bénéficié d’un intérêt présidentiel constant, eu égard aux éminents services qu’il a rendus au pays dans le domaine de la pensée, de l’éducation et de la culture. Le Président Zine El Abidine Ben Ali lui a décerné le prix de la culture Maghrébine en 1994 et a chargé le ministère de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine de publier ses œuvres complètes dans une belle édition, dans la collection “Oummahet El Koutob” (ouvrages de référence) en 2003, en 4 volumes. Mahmoud Messaâdi est né le 23 janvier 1911 à Tazarka (gouvernorat de Nabeul). Il a poursuivi ses études à Tunis de 1926 à 1933 et ses études supérieures à la Sorbonne-Paris de 1933 à 1936 puis en 1947, couronnées par l’obtention du diplôme de l’agrégation dans la langue, la littérature et la civilisation arabes. Il a milité dans les rangs du parti destourien depuis 1934 et au sein de l’Union Générale des Travailleurs Tunisiens (UGTT) depuis 1948. Il a occupé plusieurs postes politiques: ministre de l’Education nationale de mai 1958 à juin1968, initiant les premières réformes qui ont abouti à la mise en place d’un système éducatif tunisien marqué par la généralisation de l’enseignement à la faveur d’un plan décennal 1958-1968. Il a également contribué à la création de l’enseignement supérieur en Tunisie avec le lancement de l’Université tunisienne en 1960. D’autre part, il a été élu membre à la Chambre des députés depuis novembre 1959 et réélu dans toutes les sessions parlementaires, puis élu président de la Chambre des députés en novembre 1981 et a occupé ce poste jusqu’à octobre 1987.

       Mahmoud Messaâdi a fondé en 1975 la revue “La vie culturelle” quand il était ministre des Affaires culturelles. Cette revue continue de paraître jusqu’à nos jours. Parmi les œuvres littéraires et philosophiques en langue arabe de Messaâdi, l’on peut citer “Essod” (le Barrage) en 1955, “Haddatha Abou Houreïra Kal” (ainsi parlait Abou Houraïra) en 1973, “Maouled Ennisyen” en 1974, “Thoumma ala Infirad” en 1972, “Taasillan lil kyen” en 1979. Il a également à son actif un ouvrage en langue française sur l’esthétique et la syntaxe dans la langue arabe (thèse de doctorat publiée en 1981).

        Par ailleurs, Mahmoud Messaâdi a été élu de 1974 à 1978 en tant que membre du Conseil exécutif de l’Unesco et réélu en novembre 1980 pour une période de 5 ans. Il était également membre de l’académie de la langue arabe.



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        [...] Sous l’égide du ministère de la Culture, les Editions du Sud (Tunis) lui ont consacré une édition élégante en quatre volumes dans la collection « Les ouvrages de référence » présentée et commentée par le professeur Mahmoud Tarchouna. Dans le premier volume, on retrouve les romans de Messaâdi (478 pages). Le deuxième volume (446 pages) est un florilège des conférences données par Messaâdi sur la littérature, la philosophie et la politique. Le troisième comporte une somme d’articles publiés par l’écrivain dans les revues El Mabêheth et El Fekr entre autres. En français, le quatrième réunit articles, conférences, débats et textes purement littéraires.

La compagne de sa vie, Chérifa, était la première femme arabe et africaine à faire partie du bureau exécutif d’une Centrale syndicale ouvrière en 1952.












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