Abū ‘Alī al-Husayn ibn ‘Abd Allāh ibn Sīnā (en persan
: ابو علی الحسين بن عبد الله بن سينا
980-1037), plus connu en
occident sous le nom d' Avicenne ,
Le médecin philosophe
Abū ‘Alī al-Husayn ibn ‘Abd Allāh
ibn Sīnā (en persan : ابو علی الحسين بن عبد الله بن سينا), connu sous le nom de Ibn Sīnā ou Avicenne (forme latinisée), était un philosophe, un écrivain, un médecin et un scientifique musulman
chiite d'origine persane. Il s'intéressa à de nombreuses sciences, notamment l'astronomie, l'alchimie, la chimie et la psychologie. Il naquit le 7 août 980 (soit le premier du mois de Safar de
l'an 370 de l'Hégire) à Afshéna, près de Boukhara faisant partie de la province de Khorasan en Perse, actuellement en Ouzbékistan, et mourut à Hamadan, en Iran, en août 1037 (le premier
vendredi du mois de Ramadan 428 de l'Hégire).
Ses disciples l'appelaient Cheikh el-Raïs, prince des savants, le plus grand des médecins, le Maître par excellence, le troisième Maître (après Aristote et
Al-Farabi).
- 980 : Ibn Sînâ (Avicenne pour les Occidentaux) naît près de Boukhara (aujourd’hui en Ouzbékistan) d’un père fonctionnaire de
l’administration samanide. Sa langue maternelle est le persan.
- À 14 ans, il étudie seul les sciences naturelles et la médecine. Il rencontre des difficultés avec la Métaphysique d'Aristote, mais parvient à la comprendre grâce à un traité d’al-Farabi (mort en 950, surnommé « le Second Maître »,
après Aristote).
- À 16 ans, il a déjà sous sa direction des médecins célèbres.
- Ayant guéri un prince samanide d’une grave maladie, il est autorisé à fréquenter la très riche bibliothèque du palais.
- À 18 ans, il possède toutes les sciences connues.
- À 21 ans, il écrit son premier livre de philosophie.
- À 22 ans, il entre dans l’administration, contraint par la mort de son père de gagner sa vie.
- Il travaille la nuit à ses grands ouvrages, le jour aux affaires de l’État, où il acquiert une solide réputation. Plusieurs fois ministre, il jouit d’une telle
influence qu’il devient l’objet de pressions, sollicitations, jalousies, tantôt poursuivi par ses ennemis, tantôt convoité par des princes adversaires de ceux auxquels il veut rester
fidèle.
- Il est obligé de se cacher à maintes reprises, vivant alors de ses seules consultations médicales. Il mène une vie itinérante et mouvementée, parsemée de
fuites, d’emprisonnements et d’évasions.
- 1023 : il se réfugie auprès de l’émir d’Ispahan et trouve là une certaine paix durant quatorze ans.
- 1037 : il meurt brutalement d’une affection intestinale, alors qu’il accompagne son prince dans une expédition contre Hamadan.
Ses Activités
- Médecin réputé, fonction qui lui vaut tout d’abord sa célébrité, puis l’aide à vivre.
- Homme politique proche des princes (persécuté par les uns, protégé par les autres), plusieurs fois ministre, il s’occupe des affaires juridiques de
l’État.
- Philosophe, il commente l’oeuvre d’Aristote.
- Esprit scientifique, il s’intéresse aux sciences de la nature et aux mathématiques.
- Poète par souci pédagogique lorsqu’il met en vers des abrégés de logique et de médecine, il sait être un poète véritable lorsqu’il revêt d’images sa doctrine
philosophique.
Ses idées
- Avicenne est un grand médecin et un homme affronte constamment des difficultés. La Logique d’Aristote lui paraît insuffisante
parce qu’elle n’entre pas assez dans une application proche de la vie. C’est un scientifique qui s’efforce d’amener les théories grecques au niveau de ce que son étude du concret lui a
apporté.
- Pour lui, la logique est la science instrumentale des philosophes.
- Il croit en Dieu créateur, selon l’Islam. Pour les musulmans, comme pour les juifs et les chrétiens, la source du savoir est la Révélation faite par Dieu aux
hommes par l’intermédiaire des prophètes. Avicenne tente de réintégrer le dogme dans son élaboration philosophique. Pour lui, la métaphysique doit apporter la preuve de l’existence du
dieu créateur.
Postérité
- L’influence philosophique d’Avicenne en Occident a été dépassée par celle d’ Averroès , qui a remis en cause ses commentaires d’ Aristote, mais elle est constante dans le monde iranien. Son oeuvre est contemporaine de la constitution du corpus
ismaélien (branche du schisme qui représente l’ésotérisme de l’islam).
- Sa pensée sur la distinction de l’«essence» de l’être et de l’existence sera exploitée par Thomas d'Aquin; elle est une des bases de la philosophie scolastique
néo-aristétotélicienne du Moyen Âge chrétien.
- Du XIIe au XVIIe siècle, l’enseignement et la pratique de la médecine musulmane et occidentale sont fondés sur son monumental Canon de la
médecine, entièrement traduit par Gérard de Crémone entre 1150 et 1187. Ainsi, au moment où les chrétiens d’Europe traversent la Méditerranée pour partir en croisade contre les
Infidèles et brûlent les hérétiques sur la place publique, en Europe les médecins chrétiens tirent quotidiennement parti, pour soigner les maux du corps, de la sagesse des médecins musulmans.
Une première contestation du Canon apparaît à la Renaissance : Léonard de Vinci rejette l’anatomie selon Avicenne et Paracelse brûle le
Canon à Bâle. Mais c’est surtout à partir de la découverte de la circulation sanguine (Harvey, 1628) que le Canon apparaîtra dépassé.
Influence d'Avicenne
Son Canon rencontra un grand succès, qui éclipsa les travaux antérieurs d'Rhazès (850 - 926), d'Haly-Abbas (930 - 994) et d'Abu Al-Qasim (936 - 1013) et même
ceux d'Ibn-Al-Nafis (1210 - 1288) qui lui sont postérieurs. Les croisés du XIIe au XVIIe siècle ramenèrent en Europe Le Canon de la Médecine, qui influença la pratique et l'enseignement de la
médecine occidentale.
L'ouvrage fut traduit en latin par Gérard de Crémone entre 1150 et 1187, et imprimé en hébreu à Milan en 1473, puis à Venise en 1527 et à Rome en 1593. Son
influence dure jusqu'à sa contestation à la Renaissance : Léonard de Vinci en rejette l'anatomie et Paracelse le brûle. C'est le développement de la science européenne qui provoquera son
obsolescence, par exemple la description de la circulation sanguine par William Harvey en 1628. Néanmoins cet ouvrage marqua longuement l'étude de la medecine, et même en 1909, un cours de la
médecine d'Avicenne fut donné à Bruxelles.
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Considéré comme le plus grand philosophe arabe du xie siècle, Avicenne est aussi un grand
médecin. Son ouvrage encyclopédique le Canon de la médecine est une compilation de toutes les connaissances médicales de l'Antiquité. Traduit en latin par Gérard de Crémone au xiie siècle, cet ouvrage devient un manuel de référence dans les principales universités européennes et exerce une influence considérable
sur la culture occidentale. Dans le domaine de la philosophie, la renommée d'Avicenne repose sur le Livre de la guérison, dans lequel il développe la distinction entre essence et existence,
inspirée des spéculations du philosophe arabe Al-Farabi.
Avicenne se démarque dans les domaines de l'ophtalmologie, de la gynéco-obstétrique et de la psychologie. Il s'attache beaucoup à la description des symptômes, décrivant toutes les maladies
répertoriées à l'époque, y compris celles relevant de la psychiatrie.
* Il est le premier à distinguer la pleurésie, la médiastinite et l'abcès sous-phrénique.
* Il décrit les deux formes de paralysies faciales (centrale et périphérique)
* Il donne la symptomatologie du diabète.
* Il sait faire le diagnostic différentiel entre la sténose du pylore et l'ulcère de l'estomac.
* Il décrit différentes variétés d'ictères.
* Il donne une description de la cataracte, de la méningite, etc.
* Il pressent le rôle des rats dans la propagation de la peste.
* Il indique que certaines infections sont transmises par voie placentaire.
* Il est le premier à préconiser des traitements par vessies de glaces et lavements rectaux.
* Il découvre que le sang part du cœur pour aller aux poumons, puis en revenir, et expose avec précision le système de ventricules et de valves du cœur.
* Il est le premier à décrire correctement l'anatomie de l'œil humain.
* Il émet aussi l'hypothèse selon laquelle l'eau et l'atmosphère contiendraient de minuscules organismes vecteurs de certaines maladies infectieuses.
Mais avant tout, Avicenne s'intéresse aux moyens de conserver la santé. Il recommande la pratique régulière du sport ou l'hydrothérapie en médecine préventive et curative. Il insiste sur
l'importance des relations humaines dans la conservation d'une bonne santé mentale et somatique.
La médecine d'Avicenne pourrait être résumée par la phrase d'introduction de Urdjuza Fi-Tib' (Poème de Médecine) : « la médecine est l'art de conserver la santé et éventuellement, de guérir la
maladie survenue dans le corps ».
Page de garde d'une édition
du Kitab Al Qanûn fi Al-Tibb
du début du XVe siècle.
L’ oeuvre d’Avicenne parvenue jusqu’à nous est incomplète. Il écrivait sans relâche partout, à cheval, en prison, et toutes ses connaissances n’étaient
accessibles que de mémoire. Il citait Aristotesans avoir besoin de le relire.
Il nous manque plusieurs ouvrages fondamentaux de son oeuvre philosophique, (son Traité de philosophie illuminative fut détruit de son vivant).
- Le Livre de la guérison [de l’âme] est une oeuvre philosophique dans laquelle on trouve des écrits sur les sciences naturelles, les
mathématiques ou encore la métaphysique.
- Le Canon de la médecine est une somme claire et ordonnée de tout le savoir médical de son temps, enrichi de ses propres observations.
- Écrits sur la géologie, les minéraux, les fossiles et les métaux.
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Le temps fait oublier les douleurs, éteint les vengeances, apaise la colère et étouffe la haine ; alors le passé est comme
s’il n’eût jamais existé.
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Se tourner vers ce dont on n’a pas à s’occuper et compter sur la partie obéissante de l’âme est une faiblesse. Se réjouir de la
parure de sa propre essence en tant qu’elle appartient à celle-ci, bien que cette parure soit réelle, est une orgueilleuse erreur. Mais se diriger par l’universalité vers le vrai, c’est le
salut.
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Quand je grandis, cité ne fut à ma mesure ; quand mon prix s’éleva, je manquai d’acheteurs.
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Les réalités qui existent, ou bien possèdent l’être indépendamment de nous et de notre action, ou bien le reçoivent de nous et de
notre activité. La connaissance des réalités du premier genre, on l’appelle « philosophie spéculative ». La connaissance des choses du second genre, « philosophie
pratique ». La fin de la connaissance spéculative, c’est l’acquisition d’un contenu de pensée qui n’est pas référé à l’action, tandis que la fin de la connaissance pratique, c’est
d’acquérir uncontenu de pensée relative à l’agir. Aussi, eu égard à la notion de science, le savoir spéculatif est le plus digne.
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Avicenne explique comment il s’y est pris pour rédiger son Livre de la guérison, à partir de traductions de textes anciens et en
ajoutant ses propres observations ou commentaires :
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« Quand j’ai entrepris ce livre, j’ai commencé par la Logique, et j’ai tenu à me conformer à l’ordre des livres des
logiciens : j’y ai exposé des mystères et des subtilités qui ne se trouvent pas dans les livres dont nous disposons. J’ai poursuivi par la Physique [...] ; j’ai poursuivi ensuite par la
Géométrie ; j’ai alors résumé, de manière subtile, le livre des Éléments d’Euclide [...]. J’ai fait suivre cela d’un résumé du livre de l’Almageste, en astronomie, et, outre le résumé, d’un
éclaircissement et d’une explication. J’y ai joint, après avoir terminé cela, quelques compléments que l’élève doit connaître pour atteindre l’achèvement de l’art et pour faire coïncider
les règles de l’observation et les lois naturelles [...]. »
Sources et liens
Douze héros de l'an mil : Avicenne, le savant épicurien
A dix ans, il récitait le Coran par coeur. Philosophe et « poète » de la médecine, infatigable quêteur de savoir qui
préférait les idées au pouvoir, Avicenne fut le plus grand génie de son temps. Un génie chaud lapin qui aima les femmes jusque dans la vieillesse et raffolait de bon vin
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Chroniques homéopathiques: quelques principes et digressions

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Le texte suivant est tiré de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée
(Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation), vol. XXIII, n° 1-2, 1993,
p. 51-68.
©UNESCO : Bureau international d’éducation, 2000
Ce document peut être reproduit librement, à condition d’en mentionner la source.
AVICENNE (IBN SINA)
(370 h ?/980 ? – 428 h/1037)
Abdel Rahman Abdel Rahman Al-Naqib
Le présent essai entend exposer les conceptions éducatives d’un penseur arabe dans lequel les
anciens comme les modernes s’accordent à voir le plus illustre des philosophes musulmans. Ainsi,
Al-Dhahbi le considère "le chef de file de la philosophie islamique". Le Père Anawati4 a recensé ses
écrits et la maison d’édition égyptienne Dar al-kutub al-misriyya a publié en 1950, à l’occasion du
millénaire de sa naissance, une liste des titres de ses ouvrages et des commentaires s’y rapportant
qui ont été conservés. Il suffit de parcourir cette liste, qui contient plus de cent cinquante imprimés
et manuscrits couvrant toutes les branches du savoir de son époque, y compris la poésie, pour avoir
une idée de l’étendue de la culture qu’Avicenne avait acquise et qu’il nous a léguée.
Dans ma bibliothèque:

Avicenne ou la route d’Ispahan
« Moi, Abou Obeïd el-Jozjani, je te livre ces mots. Ils m’ont été confiés par celui qui fut mon maître, mon ami, mon regard, vingt-cinq années durant : Abou Ali
ibn Sina, Avicenne pour les gens d’Occident, prince des médecins, dont la sagesse et le savoir ont ébloui tous les hommes, qu’ils fussent califes, vizirs, princes, mendiants, chefs de guerre ou
poètes. De Samarkand à Chiraz, des portes de la Ville-Ronde à celles des soixante-douze nations, de la magnificence des palais aux humbles bourgs du Tabaristan, résonne encore la grandeur de
son nom ».
Ainsi commence le récit consacré à l’une des plus hautes figures de la pensée universelle, Avicenne, né voilà mille ans à Boukhara. À dix-huit ans, il est déjà le
médecin le plus renommé de son temps. Pris dans les remous et les guerres qui agitent, au début du XIe siècle, les confins de la Turquie et de la Perse, il connaît des fortunes diverses :
médecin choyé, vizir écouté, proscrit, errant, nomade, prisonnier ; allant de ville en ville, franchissant déserts et montagnes. Sa dernière étape le mène à Ispahan, la cité sublime, terme de
sa course. Ibn Sina, le cheikh el-raïs, meurt à cinquante-sept ans après avoir bu à grands traits, jusqu’à l’ivresse, à la coupe du savoir et de l’amour.
Le mot de l'auteur : "Ce livre est né d’un rendez-vous manqué. J’avais commencé l’écriture d’une biographie romancée de Omar Khayam, lorsque je suis tombé sur
un roman de Amin Maalouf qui venait de paraître : Samarkand. Coïncidence, l’ouvrage relatait la vie de… Omar Khayam. J’ai donc abandonné mon projet, jeté au feu la quarantaine de pages écrites
et je me suis replié sur Avicenne découvert au fil de mes lectures sur la Perse de l’an mille. Un grand merci donc à Amin Maalouf."
Editeur(s) : DENOEL & FOLIO
Genre : ROMAN CONTEMPORAIN
Date de Parution : 02/11/2005
Présentation : Broché - 400 pages - 15 cm x 23 cm
ISBN : 222615678X - EAN : 9782226156785
Le site de Gilbert Sinoué
Documentation
- Alverny, Marie-Thérèse d'. Avicenne en Occident. Librairie
philosophique J. Vrin, 1993.
- Corbin, Henry. Avicenne et le récit visionnaire .
1952. Réédition Verdier, 1999.
- Gagnon, Claude. « Avicenne et Averroès », L'Agora, vol. 9, no 1,
janvier-février 2002.
- Gilson, Étienne. Avicenne en Occident au Moyen-âge. [éd. par la] Fondazione Alessandro Volta. Roma, Accademia
nazionale dei Lincei, 1971. «Atti dei convegni / Fondazione Alessandro Volta, Accademia nazionale dei Lincei» # 13. Tiré à part de la séance inaugurale du congrès international tenu du 9 au 15
avril 1969 à Rome et qui avait pour thème «Oriente e occidente nel medioevo : filosofia e scienze».
- Lelli, Giovanna. Avicennisme et averroïsme dans la poétique et la rhétorique islamiques médiévales: La tradition persane (1998).
- Lory, Pierre. «Philosophes et Savants», dans le tome II d' États, sociétés et cultures du monde musulman médiéval (Xe-XVe siècle), sous la direction de Jean-Claude Garcin. Paris, Presses Universitaires de France, Nouvelle Clio, 2000.
- Sebti, Meriem. Avicenne et l'âme humaine. Paris, Presses Universitaires de France, 2000.
«Philosophies».
- Sinoué, Gilbert. Avicenne ou la route d’Ispahan. Paris, Gallimard, 1999. «Folio».
- The Life of Ibn Sina . Traduction et notes de William E. Gohlman. State
University of New York Press, 1974.
Documents associés
Éducation
La conception avicennienne de l'éducation
Abdel Rahman Al-Naqib
Enseignement, pédagogie
Article paru sous le titre "Avicenne (Ibn Sina)", dans Perspectives: revue trimestrielle d'éducation comparée (Paris, UNESCO: Bureau international d'éducation),
vol. XXIII, n° 1-2, 1993, p. 51-68. ©UNESCO : Bureau international d'éducation, 2000. Ce document peut être reproduit librement, à condition d'en mentionner la source.