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La Piété envers les Parents, Ibn Al Jawzi - Iqra
Devoirs et droits entre enfants et Parents en Islam
« Bien des jeunes de notre époque ne prêtent pas attention à la piété filiale et ne considèrent pas qu'elle est obligatoire comme la Foi. Ils élèvent leur voix devant leurs père et mère comme
s'ils ne croyaient pas que leur obéissance relève des devoirs religieux... Ils se sont détournés complètement de faire le bien (envers leurs parents) comme s'il nétait pas considéré comme tel
par la loi religieuse et par la raison...
J'ai estimé utile de composer un livre autour de ce thème et ses exigences pour éveiller celui qui est dans l'insouciance et rappeler celui qui est averti».
Si Ibn al-Jawzî qui a vécu au XIIe siècle (VI s. de l'Hégire) parle ainsi des comportements des gens de son époque, c'est dire si, en ce début du XXIe siècle, nous sommes encore plus
concernés par son rappel vu la dégradation du tissu familial et donc social.
Ibn Al-]awzî, Abû l-Faraj
Abd ar-Rahman ibn Ali Ibn Al-Jawsi né en II26 à Bagdad et mort en 1200 dans la même ville. Juriste, théologien et historien, il est connu pour être l'une des figures les plus importantes de
l'Islam traditionnel. Il nous laisse un héritage d'une vingtaine de livres sur des thèmes variés.
Edition: Iqra
Auteur: Ibn Al Jawzi
Langue: Français
Année: 2007
Nombre de pages: 107
Format: De poche 18*12 cm

Synthèse d’ouvrage
Par Albert Hourani (Points Histoire H175, Seuil)
21 février 2005
Introduction à la synthèse de l’ouvrage
Jamais les yeux n’ont autant été fixés sur le monde arabo-musulman. Jamais cette région du monde n’a été autant au centre des stratégies des puissances. Jamais un monde n’a autant fait l’objet de commentaires exagérés, erronés et même scabreux.
Le propos de cette synthèse est précisément de remonter le fil délicat de l’histoire des peuples arabes pour en comprendre les évolutions profondes et saisir avec objectivité les traditions qui fondent les clivages d’une culture aussi riche qu’inconnue en Occident.
Introduction à la synthèse de la Partie I
Tout commencement est un moment très délicat, à différents égards. Les arabes entrent dans l’histoire universelle comme des conquérants dont l’épopée dépasse en ampleur celle d’Alexandre le Grand, comme messagers d’une religion à laquelle se convertira progressivement un cinquième de l’humanité mais surtout comme porteurs d’une tradition qui fait explicitement référence à un homme, Mahomet, dont la vertu sert d’exemple comme jamais la vie d’un homme ne l’a fait.
Trois siècles après la mort du Prophète, des hauts plateaux d’Iran jusqu’aux plaines d’Espagne, les peuples se sont converti à l’Islam. Un monde est né autour des élites arabes et de l’Islam.
Partie I : La création d’un monde (7ème-10ème siècles)
1. Un pouvoir nouveau dans un monde ancien
· Le monde où entrèrent les Arabes était, au 7ème siècle, sous l’emprise de deux grands empires
Il est intéressant de remarquer qu’à partir du 13ème siècle, époque de l’invasion Mongole de l’Iran et de l’Irak, le monde arabe a été sans cesse envahi, livré au pillage, découpé par les grandes puissances coloniales et mis sous tutelle par l’URSS et les Etats-Unis. Toutefois, au temps des premiers califes, le monde arabe a pu rapidement se faire une place entre deux grandes puissances. Il s’agit de la seule époque de l’histoire où les arabes étaient des conquérants d’envergure mondiale. Aujourd’hui, on peut, peut-être, penser que derrière les discours terroristes qui prônent la libération des pays arabes, se cache un désir de conquêtes.
Le premier de ces deux empires, Byzance, contrôlait la partie orientale du bassin méditerranéen, de l’Italie du Sud jusqu’à l’Egypte. L’empire romain d’Orient avait embrassé la culture hellénistique si bien qu’Alexandrie et Antioche étaient des centres de culture grecque. Progressivement, l’empire est devenu chrétien : la conversion se fit à différents niveaux et donna un cadre unificateur aux cultures et communautés qui composaient l’espace impérial. Alors que le pouvoir central a réduit l’autonomie des provinces, les évêques pouvaient prétendre représenter un pouvoir local. A coté de l’Eglise orthodoxe, se développèrent d’autres courants, nés de querelles à propos de la nature du Christ.
L’empire Sassanide rassemblait les nombreux peuples qui vivaient au-delà de l’Euphrate, dans la région de l’Irak actuel et des hauts plateaux d’Iran. La dynastie régnante avait tenté de fonder une société stable en ressuscitant le zoroastrisme, antique religion qui considère que notre monde est le théâtre d’un affrontement où les esprits du Bien luttent contre ceux du Mal. Ces différents peuples parlaient pahlavi et araméen ; Ctésiphon, la capitale, était en Irak, dans la vallée du Tigre et de l’Euphrate. Ouvert aux influences occidentales depuis l’épopée d’Alexandre le Grand, ce monde était, au 7ème siècle, partiellement christianisé. La force des traditions écrites, des pensées spéculatives et la mémoire de temps anciens pleins de gloire donnaient toute sa spécificité à l’Iran, qui reste à part dans le monde arabe.
- Voir ici la synthèse complète du livre.
à suivre...