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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 02:30



D'allumette. Fabricant d'allumettes en bois.. L'histoire brčve des d'allumettes.




Les origines 

Il a été retrouvé, à Saintes, des "allumettes" datées du IIe siècle. Ce sont de petits bâtonnets de bois carbonisés à une extrémité. On ne sait pas si ces "allumettes" servaient simplement à transporter une flamme, à éclairer, ou participaient à la production du feu.

On a connaissance, dès le VIe siècle, en Chine, de bâtonnets de pin imprégnés de soufre, qui auraient eu le même usage.

Contrairement aux allumettes actuelles, ces allumettes au soufre ne peuvent s'enflammer que secondairement, au contact d'une braise préalablement obtenue par les moyens classiques (briquet d'acier, par exemple, déjà connu des Romains).

L'utilisation de ces allumettes au soufre est très bien décrite dans un poème de Saint-Amand (1594-1661):

 


« Souvent tout en sueur je m'esveille en parlant,

Je saute hors du lit, l'estomach pantelant,

Vay prendre mon fuzil, et d'une main tremblante

Heurtant contre le fer la pierre estincelante,

Après m'estre donné maint coup dessus les dois,

Après qu'entre les dents j'ay juré mille fois,

Une pointe de feu tombe et court dans la meiche,

R'avivant aussi-tost cette matiere seiche,

J'y porte l'allumette, et n'osant respirer

De crainte de l'odeur qui m'en fait retirer,

Au travers de ce feu puant, bleuastre et sombre,

J'entrevoy cheminer la figure d'une ombre... »

 


À la lecture de ce passage, on imagine bien le problème d'arriver dans le noir complet au sortir d'un cauchemar, à battre le briquet (nommé fusil avant le XVIIIe siècle), allumer l'amadou, allumer l'allumette au soufre (qui brûle avec une flamme bleue) pour pouvoir enfin allumer une bougie.

Ce n'est qu'au début du XIXe siècle que l'on verra pour la première fois une allumette produire une flamme en un seul temps, par réaction chimique ou par frottement.

 

 

Les progrès au XIXe siècle

L'allumette moderne a été inventée en 1805 par K. Chancel, assistant du professeur L.J. Thénard à Paris. Le mélange inflammable contenait du chlorate de potassium, du soufre, du sucre et du caoutchouc. Il s'enflammait lorsqu'il était plongé dans un petit flacon d'amiante rempli d'acide sulfurique. Cette sorte d'allumette, aussi onéreuse que dangereuse, ne rencontra pas un grand succès.

La première allumette inflammable par friction est l'invention du chimiste anglais John Walker en 1827. Il reprit des travaux infructueux menés par Robert Boyle, en 1680, sur l'utilisation du phosphore et du soufre. Walker mit au point un mélange de sulfure d'antimoine , de chlorate de potassium, gomme et d'amidon, qui pouvait s'enflammer en frottant sur une surface rugueuse. Les premières allumettes, brevetées par Samuel Jones, furent commercialisées sous le nom de lucifers. Elles présentaient d'importants défauts, la flamme étant instable et la réaction trop violente. De plus, l'odeur qu'elles produisaient était désagréable. Malgré ces difficultés d'utilisation, on considère que ces premières allumettes contribuèrent à l'augmentation du nombre de fumeurs.

En 1831, le français Charles Sauria ajouta du phosphore blanc afin d'atténuer l'odeur. Ces nouvelles allumettes, qui devaient être conservées dans une boîte hermétique, gagnèrent en popularité. L'allemand Jakob Friedrich Kammerer1832. Malheureusement, ceux qui travaillaient à leur fabrication furent atteints par des maladies osseuses, en particulier au niveau des mâchoires, liées à l'exposition au phosphore blanc. Après une campagne dénonçant ces pratiques, qui menaient à des infirmités graves, défigurantes et parfois mortelles, des actions législatives contraignirent l'industrie à changer de méthode et à protéger les ouvriers. 

 

 

L'allumette de sûreté 

L'allumette de sûreté, encore appelée « allumette suédoise » en raison de la nationalité suédoise de son inventeur Gustaf Erik Pasch, date de 1844. La « sûreté » provient du fait qu'elle nécessite un grattoir spécial, dont les éléments chimiques interagissent avec ceux de l'extrémité de l'allumette pour s'enflammer. Le grattoir est composé de poudre de verre et de phosphore rouge, tandis que l'extrémité de l'allumette est enduite de sulfure d’antimoine, de dioxyde de manganèse et de chlorate de potassium. La chaleur engendrée par le frottement transforme le phosphore rouge en phosphore blanc, qui à son tour contribue à l'inflammation de l'allumette. Une société américaine développa un procédé similaire et le breveta en 1910.

 


Un monopole d'État en France pendant 120 ans

En France, les allumettes ont relevé d'un monopole de l'État entre 1872 et 1992, suite au trop faible rendement de la taxe prévue sur les allumettes par une loi de 1871, devant améliorer les finances publiques nationales éprouvées par la guerre franco-allemande de 1870. D'un tissu artisanal, le secteur est donc rapidement passé à une organisation industrielle unitaire, le monopole étant affermé à la Société Générale des Allumettes Chimiques. En 1935, il est pris en charge par le Service d'exploitation industrielle des tabacs et des allumettes, qui devient en 1980 une société anonyme, la SEITA, privatisée en 1995, aujourd'hui fusionnée dans Altadis. Le monopole fut levé entre 1990 et 1992, après plusieurs recommandations de la Commission européenne entre 1974 et 1987.

 

 










Complément

Un peu d'histoire
Il faut attendre le début du XIXe siècle pour qu’on découvre enfin le principe véritable des allumettes. Le Français Chancel invente les allumettes oxygénées. En 1816, s’inspirant de sa découverte, le français Desrone invente l’allumette au phosphore.
C’est à un anglais, Walker, que nous devons l’allumette à friction, dont la tête s’enflamme par simple frottement sur du papier de verre. Mais ses allumettes restent dangereuses et c’est le français Sauria qui peut être considéré comme l’un des inventeurs des allumettes à friction véritablement utilisables.
Des "viennoises" aux "suédoises"...

Dès 1832, on vend à Paris des allumettes dites « pyrogènes ». Très vite, après 1833, les allumettes au phosphore d’Outre-Rhin acquièrent la réputation d’être les meilleures. La vogue des « allumettes viennoises » va grandissant, malgré le danger qu’elles représentent car elles s’enflamment trop facilement. En 1845, le chimiste autrichien Schrötter transforme le phosphore blanc en phosphore rouge, ce qui le rend inoffensif. Les suédois, au même moment, imaginent de préparer deux pâtes, l’une pour l’allumette, l’autre pour le phosphore.
Les « allumettes de sûreté » ou « allumettes suédoises » sont nées.






Le bois qu'on emploie de préférence pour faire les allumettes est celui du hêtre, du tremble ou du sapin. 0n prend des bûches bien droites, et, autant que possible, exemptes de noeuds; on enlève l'écorce, et on fait sécher dans une étuve chauffée à 210 ou 220° par un four de boulanger où l'on brûle des rognures de bois sec La dessiccation, pour être complète, exige un chauffage prolongé pendant environ l5 heures, mais qu'il faut ralentir après les trois premières heures, pour éviter que les bûches ne prennent feu.

On scie ensuite [es bûches en cylindres ayant chacun de 6, 8 à 10 centimètres de hauteur, qu'on équarrit, puis qu'on divise, à l'aide d'un couteau articulé, sur un billot (comme ceux dont les boulangers se servent pour couper le pain), en planchettes parallèles taillées dans le sens des fibres du bois. Ces planchettes elles-mêmes sont hachées avec le même instrument en petits prismes très allongés.

On peut avec autant de facilité préparer les allumettes cylindriques ; pour cela, on se sert d'un rabot dont le fer est armé de cinq lames circulaires horizontales ; on le fait jouer sur des bûches sèches et équarries, dans le sens des fibres, et à chaque coup on enlève cinq petites baguettes cylindriques, qui, réunies en bottes, sont ensuite partagées par un couteau mécanique qui de chacune en fait quatorze à vingt et une, suivant la longueur qu'elles avaient d'abord et celle qu'on veut donner aux allumettes.

Dans beaucoup de pays, et notamment dans plusieurs de nos départements, au lieu de hacher du bois pour en faire des allumettes, on prend pour cela des tiges de chanvre séchées qui donnent de belles allumettes cylindriques et creuses, brûlant très bien Dans tous les cas, et quelle que soit, du reste, la matière première employée, les allumettes qu'on destine à être seulement soufrées sont réunies en bottes de deux à trois mille, serrées ensemble à l'aide d'une ficelle, et trempées de 1/2 à 1 centimètre dans un bain de soufre fondu à 125 ou 130 degrés, et maintenu toujours à cette température. On a soin, en les retirant aussitôt, de les secouer pour faire retomber dans la chaudière l'excédent de soufre. Celui qui reste adhérent est bientôt solidifié, et les allumettes peuvent alors être livrées aux consommateurs.






ALLUMETTES CHIMIQUES.

- On ne sait rien de bien précis sur l'origine et l'invention des allumettes chimiques; voici cependant ce que M. Ménigault nous apprend à ce sujet dans un article publié par le Nouveau Journal des connaissances utiles ( janvier 1854) .

(Cependant il résulte dés recherches de Leuchs, consignées dans un article de Nicklés (Annales du génie civil), que cet inventeur s'appelait Jacques-Frèdèric Kammer, né à Emmingen, dans le Wurtemberg, eu 1796, et mort, en 1857, dans un asile d'aliénés de Ludwigsburg. Les premières allumettes chimiques allemandes ne contenaient pas de phosphore. La partie inflammable était formée d'une partie de chlorate de potasse et de 2 parties de sulfure d'antimoine formant une pâte avec de l'eau gommée.)

« Ces allumettes, dit M. Ménigault, qui ont laissé si loin derrière elles les briquets oxygénés et phosphoriques, sont, quoique inventées à Berlin, comme d'origine française : le commerce s'en fait principalement à Paris. C'est là que se fabriquent les matières élémentaires qui entrent dans leur composition, C'est là aussi qu'ont été confectionnées les premières allumettes. Voici comment et à quelle occasion.

« Un voyageur arrivait de Berlin à Paris, il y a une vingtaine d'années, avec quelques paquets d'allumettes. Comme ces allumettes étaient une nouveauté même pour la capitale de la France, notre homme conçut immédiatement tout le parti qu'on pouvait tirer de ce nouveau moyen de faire du feu ; en conséquence il s'adressa à un pharmacien pour en connaître la composition. Celui-ci le renseigna moyennant une somme de 400 francs comptants. Possesseur de la composition ignifére, notre homme se dirigea immédiatement sur Londres pour exploiter le secret que venait de lui révéler le pharmacien de Paris. Mais de son côté le pharmacien ne resta pas inactif, et bientôt les allumettes de Londres et de Paris se croisèrent sur les principaux marchés. Comme tous les avantages sont généralement dans l'actualité, il s'agissait de trouver un moyen pour empêcher le concurrent de réussir. A ce sujet, voilà ce qu'imagina l'un des deux antagonistes : le chlorate de potasse, base de cette composition, après avoir beaucoup haussé de prix, manqua presque. Le Parisien mit à profit cette circonstance. Sous un nom d'emprunt, il expédia à Londres et fit vendre à bas prix quelques barils de chlorate convenablement falsifié. L'Anglais acheta et continua à fabriquer; mais alors ses produits ne purent plus soutenir la concurrence, et tout l'avantage resta du côté de la France." L'avantage peut- être, ajoutons-nous, mais non l'honneur ; car si les choses se passèrent réellement ainsi, il se peut difficilement imaginer rien de plus déloyal que la manière d'agir du pharmacien de Paris, qui, non content d'avoir abusé de la confiance de l'ètranger, eut encore recours à la fraude pour triompher de son rival : - nous pourrions dire de sa victime... Mais laissons là le côté moral de cette affaire, et revenons au côté industriel et pratique, qui doit seul nous occuper, ici.

Le bois employé pour faire les allumettes chimiques est presque toujours le sapin du Nord ' On emploie également le sapin ordinaire, le pin, le tremble, le pin d'Écosse, le hêtre, le tilleul, le bouleau, le saule, le peuplier et le cèdre.. Dans l'opération de la taille, au lieu de hacher entièrement les petits blocs de bois de façon à isoler les baguettes les unes des autres, on laisse celles-ci adhérentes entre elles par la base, en arrêtant le couteau à 1 centimètre environ au-dessus du support. Quant aux allumettes cylindriques, qu'on ne peut faire autrement que de séparer tout à fait de la bûche, on les place verticalement dans des cases qui peuvent encontenir trente-deux rangées de quarante chacune, séparées les unes des autres par de petites lames en bois ou en carton doublées de drap. Toutes les allumettes sont ainsi disposées parallèlement, leurs extrémités sont toutes sur deux plans également parallèles, et les interstices ménagés à l'aide de règles en bois ou en carton permettent tant au soufre qu'à la composition dans laquelle on les immerge ensuite de pénétrer partout à une égale hauteur. Mais avant de garnir les allumettes on les porte, soit réunies en paquets, soit fixées et serrées dans les cadres, sur une plaque en fonte chaulée à 250°, pour achever de les dessécher. On les plonge ensuite jusqu'à une profondeur de 6 à 8 millimètres dans le bain de soufre, puis on les pose un instant seulement sur une table de marbre, où la préparation chimique est étendue sur une couche de 2 millimètres d'épaisseur.

Cette préparation a beaucoup varié depuis l'origine, On y faisait d'abord entrer du chlorate de potasse, ce qui donnait une pâte qui ne s'enflammait qu'avec une explosion souvent assez forte pour qu'il fût prudent, au moment où l'on frottait l'allumette, de fermer les yeux et de détourner la tête, de crainte d'accident. On a ensuite remplacé le chlorate de potasse par le salpêtre; qui donne des allumettes sans explosion. Enfin on est parvenu à fabriquer des allumettes sans explosion et sans bruit.[...]

 


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Site et monument historiques

L’ancienne manufacture d'allumettes d'Aubervilliers

L’ancienne manufacture d'allumettes d'Aubervilliers
La loi de 1810, relative aux manufactures et ateliers insalubres, incommodes ou dangereux, s’applique aux fabriques d’allumettes en raison des dangers d’incendie et d’explosion. Leur installation n’est autorisée, après un enquête publique dite commodo et incommodo, que dans des endroits éloignés de toute habitation particulière.

Les fabriques d’allumettes s’installent à Pantin et à Aubervilliers

Suite à cette loi, les fabricants d’allumettes parisiens cherchent des terrains isolés et peu chers dans les communes limitrophes de Paris. C’est ainsi que s’installent trois fabriques d’allumettes à Pantin dans les années 1850, dont celle des sieurs Lancastets et Rimailho, située sur la route d’Aubervilliers (l’actuelle avenue Edouard-Vaillant), et une à Aubervilliers, la fabrique Delabarre, au lieu-dit La Motte, rue du Vivier (actuelle rue Henri-Barbusse). La manufacture d’allumettes de Pantin présentait un premier bâtiment donnant sur la rue et qui servait à loger une trentaine de membres du personnel, contremaîtres et ouvriers de la section des machines. Sur l’arrière se trouvaient les ateliers. L’ensemble a été démoli au début des années soixante. Sur son site a été construit le groupe scolaire Jean-Lolive.

Celle d’Aubervilliers, entièrement reconstruite à partir de 1902, était située sur une parcelle « en lanières », comme ses voisines vouées à la culture maraîchère et aux arbres fruitiers. Sur un terrain clos de mur, d’une surface de 5000 mètres carrés, se trouvaient une maison d’habitation, une douzaine d’ateliers et des hangars. En 1872, cette fabrique d’allumettes emploie 80 personnes : 20 hommes, 20 femmes et ... 40 enfants ! La loi du 2 août 1872 institue la fabrication et la vente des allumettes chimiques en monopole d’Etat. Toutes les fabriques françaises sont expropriées. L’Etat choisit de confier l’exploitation de son monopole à une compagnie privée, moyennant une redevance sur la base d’une vente annuelle de 40 milliards d’allumettes. La Compagnie générale des Allumettes chimiques conserve une douzaine de sites de production parmi le millier existant sur l’ensemble du territoire français parmi lesquels le site des frères Rimailho à Pantin et celui de Madame Delabarre, à Aubervilliers, réunis en une seule direction. Pour compléter l’ensemble, la Compagnie achète une ancienne distillerie, à Pantin, entre la rue Sainte-Marguerite et la route de Flandre (actuelle avenue Jean-Jaurès) qu’elle transforme en siège pour l’ensemble des trois établissements. C’est le site le plus important de France puisqu’il s’y fabrique 13 milliards d’allumettes sur les 27 milliards de l’année 1887.



sources: www.tourisme93.com



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Ivar Kreuger

Fichier:Ingeborg&Ivar 1914.jpg

Ivar Kreuger, né le 2 mars 1880 à Kalmar dans le Comté de Kalmar et mort le 12 mars 1932 à Paris, était un homme d'affaires suédois. Il fut l'un des industriels européens les plus influents de l'entre-deux-guerres, grâce à ses activités de production d'allumettes. Il fut connu comme le « roi des allumettes », ayant réussi à obtenir un monopole sur ce produit.



sources: fr.wikipedia.org/wiki/Ivar_Kreuger







LIENS

 

JEUX d'esprit

La chimie de la flamme : c'est ici!

divers...

Oeuvre d'art crée à partir d'allumettes:  c'est ici!



  La collection de boîtes d'allumettes s'appelle la philuménie

Je vous invite vivement à visiter le site "la boîte d'allumette" en cliquant sur la photo

http://boite.allumette.free.fr/images/Cire_500.JPG





 

 

Cette allumette va flotter comme par magie au dessus de la carte!











http://www.open-blogue.fr/wp-content/uploads/2009/04/allumette1.jpg

la célèbre citée de Minas Tirith du Seigneur
des anneaux réaliser entièrement en allumette






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commentaires

Stephane 22/08/2010 17:54


Bonjour,
Merci pour ces éléments d'histoire.
Voici le site présentant une partie de ma collection de boites d'allumettes françaises de la période 1850 - 1950.
Les questions sont les bienvenues.
Stephane


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